Les réseaux sociaux peuvent être toxiques pour de nombreuses personnes. Et parmi les victimes principales, les maires de nos communes.

© Kipgodi / Shutterstock
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Si internet a apporté de nombreux avantages, dont celui de pouvoir mettre à portée de clic un savoir presque infini, il a aussi fait mal à nos relations humaines. C'est notamment le cas avec les réseaux sociaux, où les insultes et la volonté de nuire à d'autres personnes sont dorénavant monnaie courante. Et s'il y a une catégorie de personnes qui peut clairement se plaindre de ce phénomène, ce sont bien nos édiles !

28% des maires insultés ou harcelés en ligne en 2025

L'étude de l'Association des maires de France (AMF) et du Cevipof portant sur la « cybermalveillance contre les maires » et qui vient d'être publiée fait mal. En tout cas, par les chiffres qu'elle nous permet de découvrir. On apprend ainsi que les maires français sont 28% en 2025 à avoir été l'objet d'insultes ou de harcèlement sur les réseaux sociaux.

Un chiffre à d'autant plus prendre en compte qu'ils étaient 20% à faire ce constat en 2020. Ce problème est le troisième plus important qu'ils rencontrent, derrière des incivilités vécues (65%) et des injures ou des insultes (36%), mais devant le harcèlement moral (17%) et les agressions physiques (8%).

© Mamun_Sheikh / Shutterstock
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Les communes se sont emparées de l'outil des réseaux sociaux

Face à ce problème, le directeur de recherche CNRS au Cevipof Olivier Costa propose que les poursuites soient systématiques dans ces situations. « De la même manière qu'on n'a pas le droit d'insulter les gens sur une nationale, on n'a pas le droit d'insulter les gens sur les réseaux sociaux. Que toutes les règles que les gens connaissent s'appliquent sur les réseaux sociaux. Parfois les gens en sont tout surpris » appuie-t-il.

Et ce, surtout que les communes sont dorénavant bien présentes sur les réseaux sociaux. 100% des villes de plus de 100 000 habitants ont ainsi un compte Facebook, 98% sont sur X, 95% sur YouTube, 88% sur Instagram et 81% sur LinkedIn. Et pour ce qui est des villes de taille moyenne (entre 20 000 et 100 000 habitants), « entre un et deux tiers d'entre elles disposent de comptes actifs, selon les plateformes. » 

Source : AMF