Test SteelSeries Aerox 3 Wireless : une souris "ultra légère" qui envoie du lourd

Matthieu Legouge
Spécialiste Hardware
24 décembre 2021 à 13h00
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Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_9 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Les souris « ultra légères » ont le vent en poupe maintenant depuis des mois. Avec sa gamme Rival, SteelSeries n’avait pas encore de souris gaming wireless pouvant être qualifiées comme tel. C’est désormais chose faite avec l’Aerox 3 et sa coque perforée, on en parle plus en détail dans ce test.

SteelSeries Aerox 3 Wireless
  • Maniabilité et prise en main
  • Connexion RF / Bluetooth
  • Autonomie très correcte
  • Conception solide
  • Performances appréciables
  • Molette trop peu marquée (à notre goût)
  • Design symétrique mais pas pour les gauchers
  • Ne conviendra pas aux plus grandes mains

La dernière « mode » qui a su s’imposer dans l’univers des périphériques gaming est aux souris super ou ultra lightweight, perforées ou non, affichant moins de 70 grammes sur la balance. En partie popularisé par Glorious et ses Model O, le concept a depuis été repris par les poids lourds du secteur. On pense à Logitech et sa PRO X Superlight , à la Kone Pure Ultra de Roccat, ou encore à la compacte et endurante Razer Orochi V2 . C’est maintenant au tour de SteelSeries de passer à l’action, en reprenant purement et simplement l’un de ses modèles phares, la Rival 3, pour lui faire subir une petite cure de minceur.

SteelSeries Aerox 3 Wireless : sa fiche technique

La souris SteelSeries Aerox 3 Wireless, c'est :

  • Prise en main : droitier, avec design symétrique
  • Capteur : optique, SteelSeries TrueMove Air
  • Contacteurs : TTC Golden Micro Dustproof (80 millions de clics)
  • Sensibilité : 100 – 18 000 ppp, par incrément de 100 ppp
  • Fréquence d’interrogation : 125, 250, 500 ou 1 000 Hz
  • Nombre de boutons : 6 dont la molette
  • Mémoire embarquée : oui, capable de stocker 1 profil
  • RVB : oui, sur 3 zones
  • Dimensions : 120,5 x 57,9 x 21,5 millimètres
  • Poids : 68 grammes
  • Type de connexion : RF 2,4 GHz ou Bluetooth 5.0
  • Autonomie : jusqu’à 80 heures en RF 2,4 GHz et jusqu’à 200 h en Bluetooth
  • Logiciel : oui, SteelSeries Engine
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à partir de 109,99 euros (noire ou blanche)
SteelSeries Aerox 3 Wireless © SteelSeries
© SteelSeries

Structure symétrique et perforée

Avec une coque qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de la Rival 3, elle-même inspirée de la Rival 100 qui guide la gamme depuis 2015, l’Aerox 3 n’a pour seule différence extérieure (ou presque) que sa structure perforée.

Comme l’indique un article de blog du fabricant danois, pas moins de 200 « alvéoles » ont été découpées sur la face supérieure comme inférieure. Ce boîtier troué a ainsi permis de réduire le poids de 18 grammes, tout en laissant la possibilité d’intégrer un éclairage RGB qui brille au travers de la coque.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_6 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Pour continuer au sujet du poids, SteelSeries invoque aussi des économies au niveau du circuit imprimé, de la molette de défilement, ou encore de la batterie censée être « plus légère, compacte et économe en énergie ».

Il est vrai que les 68 grammes de cette souris rendent la glisse et le maniement très agréable, notamment pour ceux qui sont amenés à faire beaucoup de mouvements rapides, ou qui ont recours à une sensibilité assez basse. La prise en main est également idéale ; la souris est suffisamment compacte, mais pas trop, pour fournir un confort et une préhension correcte en palm comme en claw et fingertip grip.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Le design symétrique de la souris n’est malheureusement pas tout à fait ambidextre, à moins que les gauchers décident de se passer des deux boutons de pouce. C’est dommage, car la souris est bien « parfaitement » symétrique. Sur ce point, on attend toujours un modèle capable d’apporter autant de polyvalence que la Roccat Kova AIMO , une souris qui a dû remporter un franc succès auprès des gauchers.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_8 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Outre l’esthétique RGB de cette Aerox 3 (les goûts et les couleurs…), SteelSeries avance d’autres arguments en matière de conception et d’assemblage pour se distinguer de ses concurrents.

Le premier d’entre eux, c’est la durabilité. Il est clair que l’on peut mettre en question certaines souris ultra légères que nous avons testées et qui semblent parfois fragiles. Sur ce point, SteelSeries évoque l’augmentation de l’épaisseur du boîtier sur certaines zones afin de pallier la présence de perforations. Qui dit souris perforées dit aussi sensibilité à la poussière ou à l’humidité. Le point fort de l’Aerox 3 Wireless est clairement d’être la première souris de ce genre à être certifiée IP54 grâce à plusieurs éléments de conception et d’assemblage.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_5 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Au quotidien, l’Aerox 3 fait bonne impression sur ces questions de durabilité. Les craquements dans la structure sont rares, même en y exerçant une certaine pression, et les plastiques semblent suffisamment denses pour encaisser une chute de temps à autre.

Fonctionnalités, autonomie et logiciel compagnon

Malgré sa légèreté, l’Aerox 3 Wireless n’est pas de ces souris trop minimalistes sur le papier. Certes, avec seulement deux boutons de tranches, un commutateur de DPI et une molette, il s’agit d’une souris plus orientée vers les joueurs de FPS , mais l'on peut compter sur sa double connectivité sans-fil dont la technologie Quantum 2.0 de SteelSeries, son capteur TrueMove Air, ou encore son logiciel compagnon SteelSeries Engine.

Ce logiciel veut aller droit au but, avec une interface qui se contente d’une unique page où tous les options et paramètres sont rassemblés. On y retrouve des fonctions classiques comme l’attribution des différentes touches, la personnalisation de l’éclairage RGB, l’ajustement des niveaux de sensibilité et ainsi de suite.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_GG © Matthieu Legouge
SteelSeries Engine demande l'installation de SteelSeries GG... dont on se passerait bien s'il s'agit uniquement de paramétrer la souris.

On profite également d’options pertinentes dans le but d’économiser de la batterie, avec le « mode d’illumination intelligent », le « mode haute efficacité » ou encore des minuteries de mise en veille de la souris et de l’éclairage.

Soulignons que le mode haute efficacité réduira les performances du mulot s’il est activé, ce qui permettra de prolonger l’autonomie. Vous pouvez par exemple le désactiver lorsque vous ne jouez pas, mais il faudra penser à aller le réactiver, les allers-retours avec le logiciel peuvent être redondants. Au final, l'idéal reste de switcher entre Bluetooth et RF 2,4 GHz selon les usages, si l'objectif est d'économiser de l'énergie.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_3 © Matthieu Legouge
La recharge s'effectue via USB-C © Matthieu Legouge pour Clubic

Les valeurs annoncées par SteelSeries concernant l’autonomie sont difficilement vérifiables dans le cadre d’un test comme celui-ci. Avec 200 heures au compteur en Bluetooth et 80 heures en liaison RF, l’Aerox 3 affiche une autonomie dans la bonne moyenne, plus élevée que certains de ses concurrents, mais bien moins alléchante que celle de l’Orochi V2 qui fonctionne grâce à une simple pile AA ou AAA. Enfin, la charge rapide de la souris porte ses fruits et nous permet de regagner rapidement 20 % de batterie, en moins de 15 minutes.

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_1 © Matthieu Legouge
La SteelSeries Aerox 3 est livrée avec un câble USB, un dongle (USB-C) et son adaptateur © Matthieu Legouge pour Clubic
Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_2 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Glisse et performances

Comme avec la plupart des souris gaming du haut du panier, l’Aerox 3 se montre parfaitement taillée pour la compétition, grâce à un capteur performant et une transmission wireless sans faille.

Difficile de prendre en défaut la technologie Quantum 2.0 Wireless, à vrai dire la sensation est exactement la même que si celle procurée par une souris filaire ! Quant au capteur optique TrueMove Air, avec un suivi 1:1, une accélération de 40 G, une vitesse de suivi maximale de 400 IPS, nous ne trouvons pas grand-chose à critiquer. Pour pinailler, peut-être, disons que j’aimerais pouvoir ajuster la sensibilité par incrément de 1 ppp, ce qui n’est pas possible ici. Idem, vu le tarif de la souris, nous aurions aimé voir un système de double capteur comme celui de la SteelSeries Prime+ .

Test SteelSeries Aerox 3 Wireless_3 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Les switches tiennent également leurs promesses, en plus d’être résistants à l’eau à la poussière. Le clic est réactif, satisfaisant, bien que bruyant, et la garantie de 80 millions de clics ajoute un atout à cette souris en ce qui concerne sa durabilité. Les boutons de pouce sont facilement accessibles, sans effort ni gêne. En revanche on apprécie un peu moins la molette, un peu basse et avec des crans trop rapprochés et pas suffisamment marqués à notre goût.

Les patins restent toutefois classiques, fabriqués en PTFE. La glisse est fluide sur un tapis en tissu comme sur un tapis rigide, pas de problème à ce niveau. Pour terminer, le câble n’est pas trop gênant lorsqu’on l’utilise pendant la recharge de la souris, ce qui n’est pas toujours le cas avec certaines souris sans-fil dont le câble intégré est un peu trop court ou rigide. SteelSeries fournit un câble avec connecteur USB-C vers USB-A relativement souple pour se faire oublier. On aimerait voir plus souvent ce type de câble sur certaines souris filaires.

SteelSeries Aerox 3 Wireless : l’avis de Clubic

SteelSeries arrive après la bataille, non sans motif pour convaincre les joueurs. Avec un peu plus de recul sans doute, le fabricant danois a su concevoir une souris ultra légère, mais solide, sans-fil, mais endurante, classique tout en étant au goût du jour.

Il faut dire qu’en reprenant la structure connue et appréciée de sa Rival 3, SteelSeries ne prend pas de grands risques. Relativement compacte, confortable, avec une prise en main facile (sauf peut-être pour les plus grandes paluches), l’Aerox 3 a tout pour plaire aux férus de compétition e-sportive. Un premier pas encourageant pour SteelSeries dans l’univers des souris ultra légères et sans-fil, même si nous aurions aimé voir des options que l’on trouve sur la Prime+, elle aussi poids plume, mais filaire.

Le prix élevé de l’Aerox 3 (109 euros au lancement) paraît tout de suite plus raisonnable lorsque l’on regarde ce que fait la concurrence avec des souris dont le tarif pique les yeux et le porte-monnaie. Celle qui est capable de vraiment lui faire de l’ombre n’est autre l’Orochi V2 de Razer, si tant est que vous recherchiez une souris compacte.

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L’Aerox 3 Wireless est une souris sans-fil et sans trop de faiblesses, si ce n’est que sa compacité ne la rend pas idéale pour les plus grandes mains. Confortable et parfaitement maniable, elle se distingue par sa conception robuste, ses bonnes performances, son autonomie correcte et bien sûr sa légèreté.

Les plus

  • Maniabilité et prise en main
  • Connexion RF / Bluetooth
  • Autonomie très correcte
  • Conception solide
  • Performances appréciables

Les moins

  • Molette trop peu marquée (à notre goût)
  • Design symétrique mais pas pour les gauchers
  • Ne conviendra pas aux plus grandes mains

Design 8

Ergonomie 8

Fonctionnalités 8

Performances 8

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dredd
Dire qu’il y a quelques années, le nec plus ultra étaient les souris gamer lestées et avec des poids ajustables.
Sabrewolf
Merci pour ce test. Je voudrais savoir si il est possible de partager la souris sur deux ordinateurs, l’un en RF et l’autre en Bluetooth? Est-ce que le switch n’est qu’au niveau logiciel, il y a t’il posssibilité d’assigner une touche pour switcher entre les modes ?
Sabrewolf
Bon je réponds à mon post et je le laisse afin de donner l’information. Oui il y a un switch mécanique en dessous de la souris pour passer entre les deux modes RF et Bluetooth. Je suppose donc la possibilité de partager la souris sur deux machines sans en avoir fait le test.
Matthieu_Legouge
Bonjour,<br /> On peut très bien la connecter en Bluetooth à un autre ordinateur, par contre il n’y a aucune option pour switcher dans le logiciel Engine.
Peggy10Huitres
Dire qu’il y a quelques années, le nec plus ultra étaient les souris gamer lestées et avec des poids ajustables.<br />
fawaz
Je suis repassé sur ce genre de souris (une burst pro) et finalement je préfère la légèreté et la réactivité que n’offrent pas une souris gaming à mon sens. C’est bien le surplus de boutons et de fonctions mais quand c’est trop gros et trop lourde, c’est fatigant à la longue.
DirtyShady
Il y a toujours les 2 et c’est pas pour le même usage, et c’est selon les préférences<br /> On va quand même pas se plaindre d’avoir le choix aujourd’hui. Les souris ultra légère en nid d’abeille on les gros inconvénient de s’encrasser plus rapidement.
dredd
Tu veux dire que deux souris «&nbsp;gamer&nbsp;» sont vendues à des public différents ?<br /> J’y crois pas une seule seconde. Le fait est que les constructeurs créent des envies et les markettent suffisamment pour que ça devienne le nouveau graal du joueur qui pourtant courait après l’exacte inverse deux ans avant quand on lui a garanti que c’était ça le nec plus ultra. La preuve ? Les cibles et les arguments de vente des campagnes promotionnelles sont quasi identiques pour les deux types de produits. A aucun moment on différencie les types de jeux.<br /> Sinon, le choix on peut aussi l’avoir en créant une souris ultra légère qui puisse être alourdie avec des poids suivant son usage et on appellerait ça «&nbsp;une souris gamer polyvalente&nbsp;» mais on pourrait plus marketter un truc et son contraire en espérant vendre les deux.<br /> Je critique pas ceux qui achètent hein, surtout s’ils ont la sensation d’y trouver leur compte mais faut pas non plus me demander de mettre mon cerveau sur off pour ménager les susceptibilités, surtout avec ce genre de produits. Maintenant oui, dans l’absolu, le choix c’est très bien, qu’ils soient pertinents ou non.
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