Test SteelSeries Prime+ : une souris qui a le frag facile

SteelSeries Prime+_2 © SteelSeries
© SteelSeries

Que le choix est vaste dans le rayon des souris dédiées aux joueurs ! Des plus simples aux plus alambiquées en passant par des tarifs qui s’étalent sur une très large fourchette, les souris gaming suivent toutefois une tendance ces derniers temps : celle de la légèreté. C’est au tour de SteelSeries de présenter sa série de mulots « poids plume » avec trois références qui viennent s’ajouter au catalogue.

SteelSeries Prime+
  • Design confortable
  • Légère mais solide
  • D'excellents contacteurs
  • Capteur irréprochable
  • Second capteur dédié au soulèvement
  • SteelSeries GG obligatoire pour profiter de "Engine"
  • Pour droitiers uniquement
  • Réglage DPI sous la souris
  • Molette unidirectionnelle

Dévoilée il y a peu, la gamme Prime regroupe le casque Arctis Prime, et trois souris : Prime, Prime+ et Prime Wireless. À l’exception du fonctionnement sans fil de la Prime Wireless, la souris Prime+ que nous testons aujourd’hui partage avec elle la plupart de ses caractéristiques. La référence en entrée de gamme tire quant à elle une croix sur le capteur secondaire de détection de la distance de soulèvement. Résultat : les tarifs varient du simple au double entre la Prime et la Prime Wireless, comptez 69,99 € pour la première, et 139,99 € pour le modèle sans-fil.

SteelSeries Prime
© SteelSeries

La souris Prime+ n’est, elle aussi, pas vraiment abordable pour une souris filaire puisqu’il faut débourser 89,99 € pour se l’octroyer. Elle embarque cependant bien le capteur TrueMove Pro+ et le capteur lift-off supplémentaire, et se paie le luxe d’être équipée d’un petit écran OLED personnalisable, chose que l’on ne retrouve pas sur les deux autres références.

SteelSeries Prime+ : sa fiche technique

La SteelSeries Prime+, c'est :

  • Prise en main : droitier, design asymétrique
  • Capteur : optique, SteelSeries TrueMove Pro+
  • Contacteurs : switches mécaniques optiques Prestige OM (100 millions de clics)
  • Sensibilité : 50 – 18 000 ppp
  • Fréquence d’interrogation : 125, 250, 500 ou 1 000 Hz
  • Nombre de boutons : 6, tous programmables, 1 molette
  • RVB : oui, sur 1 zone
  • Poids : 71 grammes (sans le câble)
  • Connexion : filaire USB (câble maillé de 2 mètres)
  • Logiciel : oui, SteelSeries Engine
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à 89,99 €

Design et ergonomie

À quelques détails et fonctionnalités près, les trois mulots qui composent la série Prime sont similaires. Boutons, molette, formes, structure et revêtement ne bougent pas d’une souris à l’autre. C’est plutôt une bonne nouvelle, car cela indique que le modèle le moins coûteux bénéficie de la même qualité de fabrication et des finitions identiques aux deux autres.

Ces souris sont toutefois des modèles relativement simples comparés à d’autres, et classiques de par leur configuration destinée uniquement aux droitiers et leur nombre de boutons limités aux deux contacteurs principaux auxquels s’ajoutent deux clics latéraux et celui de la molette de défilement.

Test SteelSeries Prime+_1 © Matthieu Legouge
Le câble maillé en microfibre est très souple et parvient à se faire oublier © Matthieu Legouge pour Clubic

Vous l’aurez sans doute compris, ces souris ciblent un marché assez récent dont le principal argument n’est pas d’apporter moult fonctionnalités, mais de produire les souris les plus légères possibles, d’où la nécessité de développer des produits simples afin de ne pas alourdir le mulot !

Savoir si, à titre personnel, j’obtiens de meilleurs résultats en ayant recours à une telle souris n’est pas vraiment une question pertinente. En réalité tout dépend des préférences de chacun et j’estime qu’au-delà des performances même du capteur et de ses contacteurs, ce sont nos habitudes et notre mémoire sensorielle qui sont en jeu lorsqu’il s’agit d’être réactif, d’ajuster la cible et de faire mouche. Cela signifie au final qu’il faut réussir à dompter sa souris, chose qui demande plus ou moins de temps selon le feeling avec la prise en main.

Test SteelSeries Prime+_4 © Matthieu Legouge
Test SteelSeries Prime+_6 © Matthieu Legouge

La coque en plastique ABS semble bien solide, ce qui n'est pas toujours le cas des souris "poids plume" © Matthieu Legouge pour Clubic

SteelSeries appuie justement sur le travail de conception qui a été réalisé pour accoucher de ce design. Aidée par « les meilleurs pros de l’e-sport », la marque danoise affirme que la Prime+ réduit la fatigue liée à l’utilisation de la souris et offre une excellente maniabilité. Difficile de valider les propos de SteelSeries concernant la fatigue, mais la maniabilité est en effet au rendez-vous grâce à une prise en main bien confortable. En réalité la forme bombée est déportée vers la gauche de la coque, si bien que la main vient se poser naturellement sur la souris sans qu’il soit nécessaire d’exercer de pression pour effectuer de larges mouvements, ou soulever et replacer la souris.

La différence est assez nette par rapport à une Razer Viper ou à la Roccat Kone Pro que nous testerons prochainement, pour ne citer qu’elles. En revanche, si ce design est très confortable avec une prise en palm grip, il l’est un peu moins en claw grip ou l’auriculaire et l’annulaire ont du mal à naturellement prendre place.

Test SteelSeries Prime+_3 © Matthieu Legouge
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Les boutons latéraux sont idéalement positionnés pour éviter les actionnements involontaires et être facilement accessibles. © Matthieu Legouge pour Clubic

Le revêtement de la coque joue beaucoup sur la maniabilité, tout comme sur la sensation d’avoir un produit bien travaillé entre les mains. Ne retenant aucunement les traces de doigts, il permet de bien maintenir la souris et évite d’avoir à replacer correctement sa main trop souvent.

Test SteelSeries Prime+_2 © Matthieu Legouge
Le logo SteelSeries est simplement peint sur la coque, pas de RGB ici © Matthieu Legouge pour Clubic

Capteurs et contacteurs irréprochables

Les performances d’une souris gaming restent un argument fort et incontournable, même si à ce tarif, la grande majorité des souris sont équipées de matériels difficiles, voire impossibles, à prendre en défaut. SteelSeries ne déroge pas à la règle, en allant même un peu plus loin en proposant non pas un, mais deux capteurs.

Développé avec PixArt, le TrueMove Pro+ fait parti de ces capteurs auxquels aucun reproche ne peut être formulé. Si le fabricant avance des arguments qui placent ce capteur devant la concurrence, avec une précision accrue et un suivi 1:1, ils sont difficilement discernables par rapport à d’autres modèles haut de gamme que nous avons pu tester.

Test SteelSeries Prime+_10 © Matthieu Legouge
Pas vraiment indispensable, le petit écran peut être personnalisé depuis le logiciel compagnon SteelSeries Engine © Matthieu Legouge pour Clubic

Le capteur dédié au soulèvement apporte quant à lui un véritable argument de plus par rapport à d’autres souris qui jugent ce critère moins pertinent. Paramétrable pour un suivi de soulèvement entre 0,5 et 2 mm une fois activé au sein du logiciel SteelSeries GG, il saura sans doute répondre à ceux qui jouent avec une sensibilité assez basse et qui sont amenés à souvent replacer leur souris.

Soit, le dispositif de double capteur est irréprochable, mais les contacteurs magnétique-optiques Prestige OM sont le véritable point fort de cette gamme de souris Prime. En utilisant un ressort de torsion réalisé dans un acier plus épais que celui des contacteurs classiques, SteelSeries ajoute un aimant en néodyme pour maintenir fermement le tout en place et s’assurer que le clic renvoie toujours les mêmes sensations durant sa longue vie. Garantis pour 100 millions de clics, les Prestige OM sont en effet plus endurant que des switches mécaniques classiques, c’est là tout l’intérêt des contacteurs optiques : réactivité et endurance.

SteelSeries Prestige OM switches © SteelSeries
© Matthieu Legouge pour Clubic

La satisfaction est au rendez-vous en jeu, qu’il s’agisse du son émis par le clic, de la sensation tactile qu’il procure ou de sa réactivité ; tous les éléments sont là pour offrir une expérience qui diffère de la grande majorité des souris gaming, sans nous laisser indifférents.

Test SteelSeries Prime+_9 © Matthieu Legouge
Seule la molette embarque une zone RGB © Matthieu Legouge pour Clubic

SteelSeries Engine : un logiciel compagnon efficace

Dès lors que l’on connecte la souris à notre PC, il nous est instantanément proposé d’installer GG, le logiciel à tout faire de la marque. Ce comportement légèrement intrusif se retrouve à l’installation, puis au sein de l’application. À l’instar d’un Razer Synapse, SteelSeries GG nous fait comprendre qu’il est largement préférable de créer un compte et d’être connecté pour profiter de l’ensemble des fonctionnalités, mais il reste possible de continuer sans compte.

SteelSeries GG_3

SteelSeries GG incorpore de nombreuses choses que nous estimons superflues en sachant qu’ici nous souhaitons simplement paramétrer et personnaliser notre souris. Mais la boite à outils SteelSeries Engine n’est accessible que via GG.

On y retrouve de nombreuses présentations de produits et lien vers la boutique, vers des articles de blog qui vous explique comment utiliser telle ou telle fonctionnalité, ou encore vers des promotions et autres giveaways. À côté de cela SteelSeries, « Moments » permet de créer des clips et de les partager directement sur les réseaux, et même de capturer des « Autoclips », déclenchés automatiquement selon des événements qui se produisent en jeu, une série de 3 frags dans CS:GO par exemple ! Bref, nous aurions aimé pouvoir simplement profiter de SteelSeries Engine, hélas il faut installer le tout.

SteelSeries GG
SteelSeries GG_1

De son côté SteelSeries Engine est bien lisible et a tout du bon logiciel compagnon. Les options sont nombreuses, du choix de la sensibilité sur 5 paliers à la programmation des différents boutons, en passant par les paramètres d’accélération/décélération, d’accrochage d’angle ou encore de distance de soulèvement.

On y trouve également un éditeur de macros, ainsi qu’une option pour modifier ce qui s’affiche sur le petit écran en dessous de la souris. Cet écran est loin d’être indispensable, mais permet de visualiser le niveau de sensibilité sélectionné, d’en changer à l’aide du bouton qui l’accompagne, de passer d’un profil à un autre, ou de directement changer certains paramètres en s’aidant du bouton et de la molette pour naviguer dans une sorte de menu rapide.

SteelSeries Prime+ : l'avis de Clubic

La Prime+ combine légèreté et précision avec des performances de premier plan pour les joueurs. Sa prise en main est impeccable en palm grip et les matériaux utilisés ici semblent ne rien à voir avec certaines souris ultralégères dont la solidité peut souvent être mise en doute.

Nous apprécions que derrière son aspect très simple et classique se cache des fonctionnalités et des technologies qui font toujours plus de promesses et permettent un contrôle sans faille : les excellents contacteurs magnétiques optiques, le capteur TrueMove Pro+ épaulé par un capteur dédié à la distance de soulèvement, ou encore les possibilités offertes par SteelSeries Engine.

Il y a bien deux ou trois petites choses moins séduisantes, comme la présence de simples patins PTFE, une molette surement trop basique, l’obligation de passer par SteelSeries GG pour profiter de l’Engine, ou encore une prise en main un peu moins bonne en claw grip et fingertip grip.

SteelSeries Prime+

8

La Prime+ est une excellente souris qui, derrière son aspect simple et minimaliste, cache des performances irréprochables. Si différence est faite par rapport à des modèles moins chers, elle est toutefois mince lorsqu’il ne s’agit pas de jouer sur des titres compétitifs où réactivité et précision sont primordiales.

Les plus

  • Design confortable
  • Légère mais solide
  • D'excellents contacteurs
  • Capteur irréprochable
  • Second capteur dédié au soulèvement

Les moins

  • SteelSeries GG obligatoire pour profiter de "Engine"
  • Pour droitiers uniquement
  • Réglage DPI sous la souris
  • Molette unidirectionnelle
Modifié le 05/06/2021 à 11h53
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