Test TP-Link Archer MR600 : un routeur 4G performant et formidablement pratique

31 août 2020 à 12h15
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Acteur majeur sur le marché des solutions d'équipements réseau, TP-Link s’attaque de nouveau au segment des routeurs 4G avec son Archer MR600. Cette nouvelle génération de la gamme Archer MR reste très solide tout en apportant des nouveautés bienvenues par rapport aux MR400 et MR200, ses prédécesseurs.

Le principal intérêt du TP-Link Archer MR600 est de donner une opportunité aux ménages incapables de bénéficier du haut débit par une connexion fixe d’enfin connaître les joies d’un internet rapide grâce au réseau mobile 4G. Il peut aussi servir comme appareil de dépannage lorsque vous partez en voyage ou dans le cadre d’un déménagement, le temps de retrouver une ligne fixe. 

Bien entendu, il faudra souscrire un forfait 4G généreux en données mobiles si vous comptez avoir une consommation importante, mais c’est une autre histoire. Ce qui nous intéresse ici est de constater ce que le routeur a dans le ventre et s’il a des faiblesses qui pourraient nous rebuter dans le cadre d’une utilisation quotidienne. 

Fiche technique du TP-Link Archer MR600

Attardons-nous dans un premier temps sur les spécifications techniques du routeur 4G de TP-Link :

  • SoC : Qualcomm Snapdragon X12
  • Bandes 4G : 2100/1800/850/2600/900/800/700 MHz
  • Bandes 3G : 2100/850/900 MHz
  • Performances théoriques : Débit descendant (téléchargement) jusqu’à 867 Mbps sur réseau 5 GHz 
  • Normes Wi-Fi : Wifi 802.11 b/g/n 2,4 GHz ; Wifi 802.11 a/n/ac 5 GHz
  • Dimensions : 229 x 160 x 37 mm
  • Connectique : 1 port Ethernet LAN/WAN 10/100/1000 Mbps et 3 ports Ethernet LAN 10/100/1000 Mbps

Nous avons donc droit à du plutôt classique, mais il y a tout de même plusieurs enseignements à tirer de la lecture des spécifications techniques du routeur.

Tout d’abord, celui-ci est plus imposant que les anciens modèles de la gamme. Cela n’a que peu d’impact quand il s’agit d’apporter du réseau à son domicile et que l’Archer MR600 n’a pas vocation à être déplacé. Mais pour un usage plus nomade avec un besoin régulier de le transporter, c’est un élément à ne pas oublier de prendre en compte. 

Autre remarque, à classer au rayon des bonnes nouvelles cette fois-ci, le routeur est compatible avec le B28 (bande de fréquence 700 MHz). Une bonne nouvelle pour les utilisateurs qui souhaitent avoir recours à un forfait Free Mobile étant donné que l’opérateur a énormément recours à cette bande de fréquence. Mais cela devenait d’autant plus indispensable de passer au B28 que les autres opérateurs, notamment Orange et Bouygues Telecom, l’exploitent également de plus en plus lors de leurs dernières campagnes de déploiement. Dans tous les cas, c’est un problème en moins à se soucier. 

Ce qui nous attend dans la boîte

La boite est (un peu) plus fantaisiste que le routeur lui-même

En plus du routeur, TP-Link livre un câble Ethernet RJ45 pour connecter un appareil en filaire et profiter de meilleures performances. Nous vous en disons plus à ce sujet un peu plus loin dans le test.

On retrouve également un chargeur secteur, indispensable au fonctionnement de l’Archer MR600 puisqu’il ne dispose pas de batterie pour l’alimentation. Une paire d’antennes est aussi fournie pour la couverture réseau. 

Bon point pour le constructeur, un adaptateur nano-SIM vers micro-SIM est présent dans la boîte. Pas besoin de commander une micro-SIM auprès de son opérateur ou d’investir soi-même dans un adaptateur donc. Tous les fabricants ne se donnent pas cette peine, alors que le format micro-SIM laisse toujours plus place au nano. Par contre, l’adaptateur est des plus sommaires, sans cavité en plastique pour retenir la SIM. Un autocollant est fourni pour la faire tenir, ce qui fonctionne bien mais n’est pas très pratique si vous comptez par la suite utiliser votre nano-SIM à d’autres fins.   

Enfin, un guide d’installation complète le kit.

Un design sobre et efficace 

Quasiment tout de noir vêtu avec quelques touches argentées ici et là, l’Archer MR600 ne se fait pas remarquer. Il s’intègre parfaitement à n’importe quel type de décoration. Le choix d’un revêtement brillant plutôt que mat apporte une touche esthétique à l’appareil, avec des effets de reflets qui font une petite différence. Mais, c’est forcé avec ce type de châssis, n’importe quelle manipulation laisse des traces de doigts sur la partie supérieure du routeur. Mieux vaut donc éviter de le toucher, ou alors le saisir par en bas pour s’éviter un coup de chiffon par la suite.

Rendez-vous maintenant sur la tranche arrière du routeur. Le bouton d’allumage et d’extinction est placé tout à gauche. Sur la partie droite, trônent le bouton Wi-Fi Protected Setup (WPS), le bouton de reset ainsi que le bouton WiFi On/Off. À leur droite, l’emplacement pour carte micro-SIM. L’insertion et le retrait sont particulièrement aisés.

Les quatre ports Ethernet sont côte à côte. Les trois prises situées le plus à gauche sont compatibles LAN uniquement, alors que la plus à droite peut aussi bien faire office de LAN que de WAN (pour brancher le routeur en filaire à une box ADSL opérateur par exemple). Aux deux extrêmes, on retrouve les connecteurs accueillant les antennes. Celui de gauche est très proche du port d’alimentation mais cela ne pose pas vraiment de problème à l’usage, l’antenne et le câble cohabitent plutôt bien.

Toute la connectique et les boutons physiques sont placés sur la tranche arrière du routeur

En-dessous du routeur, les petits pieds offrent une stabilité parfaite à l’appareil, que ce soit sur le sol ou sur un meuble. Deux ouvertures permettent également d’opter pour l’approche de la fixation murale. Même dans cette configuration, les antennes tiennent bien, pas d’inquiétude à avoir en la matière.

Pour terminer, une fois allumé, le routeur affiche de discrets voyants d’information. De bas en haut, le premier indicateur montre si le routeur est allumé ou en train de s’initialiser (voyant clignotant dans ce dernier cas). Le second indique qu’internet est bel et bien disponible, la carte SIM est donc reconnue avec succès. Le troisième montre la qualité du réseau mobile (4G+ par exemple) et le dernier que le WiFi est bien fonctionnel, et que vous pouvez donc appareiller des devices au routeur. 

Enfin, les dernières LED indiquent la force de signal. S’il n’y a pas de barre horizontale, le signal est inexistant ou très faible. S’il y en a une, il est faible, s’il y en a deux il est bon, et s’il y en a trois, il est excellent. Changer la position des antennes permet parfois d’obtenir de meilleures performances.

Toutes les informations basiques pour vérifier le bon fonctionnement de son setup apparaissent donc directement sur le routeur. Pour plus de détails, il faudra accéder à l’interface dédiée sur web ou application mobile.

Notons que dans les options du routeur, il est possible d'éteindre les LED définitivement. Il existe également un mode nuit permettant de programmer les heures auxquelles elles restent allumées et celles auxquelles elles doivent êtres éteintes.

Il est aussi possible d'éteindre les LED pour ne pas être dérangé par la lumière la nuit

Une configuration on ne peut plus intuitive

Maintenant que le tour du propriétaire est terminé, vient l’étape de mise en route. La facilité de paramétrage du routeur est un critère important à prendre en compte si vous êtes novice. L’Archer MR600 ne manque pas le coche, la configuration est d’une simplicité déconcertante.

Après avoir installé la carte SIM et les antennes, branché le routeur à une source d’énergie puis allumé l’appareil, il suffit de connecter un appareil externe au routeur par WiFi (le nom du réseau et le mot de passe sont indiqués sous le routeur) pour démarrer le paramétrage.

Si vous êtes sur smartphone ou tablette, vous pouvez soit passer par l’application (disponible sur le Play Store pour Android et sur l’App Store pour iOS et iPadOS), soit par l’interface web depuis un navigateur à cette adresse IP : 192.168.1.1. Sur ordinateur, pas de choix, direction le service web. A noter que certaines options, comme la configuration d’un VPN ou du OneMesh, ne sont pas forcément disponibles sur toutes les plateformes. La version mobile pour navigateur est incomplète par exemple. Le français est parfois approximatif et quelques erreurs de traduction se sont glissées ici et là, comme “sunday” qui se transforme en “soleil” dans la langue de Molière au lieu de “dimanche”. Pas de quoi gêner la compréhension cependant dans la plupart des cas, et nous avons au moins droit au français, ce qui n’est pas tout le temps cas avec les produits de certains concurrents.  Ces problèmes proviennent surtout de l’interface web, l’application est bien réussie à cet égard.

Nous sommes alors invités à modifier le nom du réseau et à choisir un nouveau mot de passe, avant d'accéder à l’écran d'accueil. Celui-ci affiche plusieurs raccourcis : vers le statut internet (débits, force du signal, DNS, consommation de data…), vers le nombre d’appareils connectés au routeur et leur identité, vers les options sans fil, vers la lecture des messages SMS et vers le réseau d’invités. Pour le reste des options, il faut aller fouiller dans le menu. 

La page d'accueil de l'application est plus réussie que celle de l'interface web

On peut tout de même regretter que la page d’accueil soit aussi austère. Très vide, l’espace aurait pu être mis à contribution pour afficher des informations importantes plutôt que de devoir entrer dans les paramètres pour y accéder. Il semble que TP-Link ait préféré privilégier la sobriété et la lisibilité, quitte à devoir passer un petit peu plus de temps à naviguer dans les sous-menus pour trouver l’option ou l’information désirée.  

Nous avons par contre apprécié le menu “Quick Setup”, qui permet de configurer rapidement le routeur pour que celui-ci soit fonctionnel sans avoir besoin d’entrer tout de suite dans les détails. En quelques secondes, vous pouvez ainsi le mettre en état de marche. N’oubliez bien sûr pas de déverrouiller votre carte SIM avec votre code PIN pour que le routeur puisse accéder à internet. 

Si vous espériez pouvoir contrôler votre routeur à la voix, vous allez être déçu. Contrairement à d’autres routeurs TP-Link, l’Archer MR600 n’est pas compatible avec l’assistant Alexa. Celui-ci ne supporte pas non plus le protocole IFTTT pour la création de chaînes d’instructions. C’est loin d’être indispensable sur un routeur, mais cela peut décevoir les plus bidouilleurs d’entre nous.

Des fonctionnalités poussées pas si gadget que ça

Si vous pouvez commencer à utiliser votre routeur en un éclair avec la configuration de base, vous allez peut-être selon vos besoins vouloir vous attarder dans les options afin de paramétrer des features plus avancées. 

Il existe deux modes de fonctionnement sur l’Archer MR600. Par défaut, c’est le mode routeur 3G/4G qui est activé. Mais vous pouvez aussi passer au mode routeur WiFi. Branché à l’aide d’un câble Ethernet sur le port LAN/WAN disponible à un autre routeur ou à une box fixe opérateur, l’appareil dispose alors d’une sauvegarde de connexion WAN en cas d’impossibilité ou de difficulté d’accès au réseau mobile 4G. Vous ne serez ainsi pas pris au dépourvu.

Dans l’interface WAN, vous avez la possibilité d'activer l’itinérance des données en cas de départ à l’étranger ou si vous avez recours à une carte SIM provenant d’un autre pays en France. Vous avez aussi le choix de préférer utiliser seulement le réseau 4G ou seulement le réseau 3G. Par défaut, le réseau 4G est préféré et bascule vers le réseau 3G en cas d’inaccessibilité. Sur la même page, TP-Link donne la possibilité de créer un profil réseau en cas de problème avec celui-ci créé par défaut après reconnaissance de la carte SIM. Vous pouvez alors changer de réseau si possible ou l’APN si celui-ci n’est pas correct.

Pour les utilisateurs qui n’ont pas à disposition une enveloppe de données mobiles illimitée, il est possible de définir une limite de data en Mo ou en Go à ne pas dépasser et de paramétrer une alerte lorsque l’on a atteint le seuil renseigné. Ce seuil est totalement libre : 99%, 90%, 77%, la liberté est totale à cet égard. Cela permet de limiter les risques de se retrouver en rade d’internet pour des tâches essentielles.

Recevoir une notification lorsque son quota de data arrive à sa limite, c'est possible

Les paramètres Dynamic Host Configuration Protocol (DHCP) sont également accessibles. Ces options avancées servent notamment à modifier le pool d’adresses IP disponibles pour les appareils connectés au routeur ainsi que la passerelle. Nous pouvons aussi au sein de cette interface changer les DNS afin d’améliorer les performances de la traduction des noms de domaine en adresse IP, et donc naviguer plus rapidement.

En ce qui concerne le WiFi, l’Archer MR600 dispose d’une fonctionnalité de Smart Connect, qui consiste à faire passer un appareil automatiquement de la bande de fréquence 2,4 GHz à la bande 5 GHz et inversement en fonction de la qualité et des performances offertes par celles-ci. Cette option est très utile pour ne pas congestionner une unique bande dans le cas où un nombre important d'appareils est connecté au routeur. Sur l’appareil que l’on souhaite connecter au routeur, ne s’affiche ainsi qu’un réseau WiFi dual band 2,4 et 5 GHz plutôt que deux réseaux séparés entre lesquels il faudrait manuellement passer en cas de baisse de performances de l’un. Ce genre de petite attention qui mine de rien fait la différence au quotidien pour un confort d’utilisation optimal.

Un seul SSID pour les bandes de fréquence 2,4 et 5 GHz du réseau WiFi Clubic

Si la couverture du routeur 4G de TP-Link est très satisfaisante, elle a bien entendu ses limites. Suivant la surface et la disposition du logement, certaines zones peuvent avoir du mal à capter, comme avec n’importe quel routeur. Pour combler cette faiblesse, le MR600 est compatible OneMesh, c’est-à-dire qu’il peut être associé très facilement avec des répéteurs WiFi OneMesh de la marque afin d’étendre la portée du réseau (nous pensons notamment au répéteur WiFi RE300). Le routeur et les répéteurs partagent alors un SSID unique pour plus de praticité, et votre appareil se connecte automatiquement au routeur ou au répéteur le plus pertinent. Comme le Smart Connect, l’idée est de bénéficier des meilleures performances tout en se simplifiant la vie. 

Le routeur permet aussi la gestion du QoS (quality of service). Un outil bien utile pour distribuer la bande-passante disponible entre les différents appareils et les services à son bon vouloir. Trois catégories sont proposées : haute priorité, priorité moyenne et priorité basse, qui sont par défaut réglées respectivement à 60%, 30% et 10% de la bande-passante. Mais vous pouvez personnaliser le montant des parts à l’envie, il faut seulement que la somme des trois sections soit égale à 100%. Le QoS garantit par exemple que son PC principal ne manque jamais de bande-passante, au détriment d’appareils jugés moins importants. Si votre enfant a tendance à tirer sur la bande-passante avec du jeu en ligne ou du streaming vidéo, c’est un excellent moyen de limiter son impact sur la qualité de la connexion. En plus du hardware, il est aussi possible de partager la bande-passante en fonction des applications : navigation web, VPN etc.

Vous choisissez qui a la priorité sur la bande-passante

Si votre SIM n’est pas data-only, sachez que TP-Link a également prévu une messagerie dans son application (et son service web) pour lire ses SMS reçus, envoyer soi-même des SMS (pas de gestion des contacts par contre, il faut indiquer le numéro de téléphone du correspondant pour chaque message, qui sont soumis à la même limite de 160 caractères qu’un SMS standard. Les brouillons et la boîte d’envoi sont aussi disponibles depuis l’interface. Gadget à l’époque des WhatsApp et autres applications de messagerie instantanée, mais certains peuvent y trouver un intérêt.

Pour la sécurité, l’Archer MR600 reste basique mais complet 

Le WPS, qui permet de connecter un appareil au routeur plus simplement sans avoir à renseigner le mot de passe, peut être utilisé de deux manières : via une pression sur le bouton physique à l’arrière du routeur ou en appuyant sur un bouton virtuel dans l’interface administrateur du MR600. Les deux solutions fonctionnent très bien. Pour renforcer la sécurité du routeur, il est aussi possible de désactiver WPS. 

Autre option bien sympathique, la gestion d’un réseau d’invités, qui se distingue là encore par une bien agréable simplicité de paramétrage tout en offrant toutes les possibilités que l’on peut exiger de ce genre de fonctionnalité. Vous allez ainsi pouvoir en quelques secondes faire profiter vos hôtes de votre connexion internet, sans pour autant avoir à partager le mot de passe de votre réseau principal. 

Le centre de contrôle du réseau d'invités

Vous pouvez choisir d’exploiter soit la bande 2,4 GHz, soit la bande 5 GHz, soit les deux à la fois pour constituer votre réseau pour invités. Pratique si vous désirez conserver le 5 GHz pour votre usage personnel par exemple. C’est aussi à nous de décider si le réseau invité est protégé par un mot de passe ou non, et si les invités peuvent accéder au réseau local par ce biais. Il est bien sûr déconseillé de retirer le mot de passe si vous permettez l’accès au réseau local. 

Nous aurions aimé voir une fonctionnalité permettant de limiter le volume de données disponible sur le réseau d’invités afin d’éviter que toute l’enveloppe data du forfait ne soit pas vidée d’un coup parce qu’un invité n’a pas désactivé les mises à jour automatiques ou les téléchargements d’épisodes de séries sur l’application Netflix. Sur un routeur fixe classique, c’est loin d’être indispensable, sur un routeur 4G, cela peut être utile dans certaines situations. Il n’est pas non plus possible de programmer le retrait du réseau invité, il ne faut donc pas oublier de le faire soi-même lorsque l’on n’en a plus besoin, surtout s’il n’est pas protégé d’un mot de passe. 

TP-Link propose également une interface de gestion du contrôle parental. Comme pour toutes les autres options, on sent que l’UI a été réfléchie pour être la plus simple possible à prendre en main, même les néophytes ne devraient pas avoir de mal à s’y retrouver. Il est possible d’afficher une liste des appareils connectés au routeur afin d’identifier rapidement celui que l’on souhaite soumettre à un contrôle parental. Pour chaque jour de la semaine, l’Archer MR600 peut ainsi bloquer l’accès à internet aux horaires indiqués. L’assurance que les enfants ne passent pas leur nuit sur les réseaux sociaux ou à regarder Netflix ou YouTube. Un outil de restriction de contenu par mot-clé natif est également inclus, mais mieux vaut ne pas trop lui faire confiance d’après nos tests.

Des options de contrôle parental qui vont au plus simple

Enfin, il est possible de configurer un VPN directement au niveau du routeur pour renforcer la sécurité de votre connexion via trois protocoles au choix : OpenVPN, PPTP et IPSec. Nous vous recommandons très fortement de privilégier OpenVPN, qui est à la fois la solution la plus sécurisée, rapide, et qui propose de nombreux paramètres de personnalisation. PPTP est populaire pour sa grande simplicité de prise en main mais est moins sécurisé, alors qu’IPSec peut souffrir de problèmes de performances. 

Privilégiez OpenVPN aux autres alternatives pour une sécurité accrue et de meilleures performances

Un routeur qui passe haut la main les tests de performance

Jusqu’ici, l’Archer MR600 se comporte bien. Nous lui avons adressé quelques reproches, mais l’expérience globale proposée reste très convaincante. Vient désormais le moment fatidique des épreuves de performances, couverture et débits, qui va faire basculer la conclusion de ce test.

L’idée ici n’est pas de chercher à tout prix les débits les plus élevés possible. Il est quasiment inenvisageable d’atteindre la vitesse maximale théorique du routeur, la qualité de la connexion dépendant de trop facteurs, dont certains ne peuvent pas être influencés par l’utilisateur.

L’objectif ici est plutôt de constater à quel niveau de performance se trouve le routeur MR600 par rapport à un smartphone équipé de la carte SIM et dans les mêmes conditions, ainsi que de comparer les performances de l'appareil avec celles permises par le partage de connexion 4G d’un mobile Android milieu de gamme. Car finalement, l’intérêt principal d’un routeur 4G est bien de régler les défauts et améliorer l’expérience que l’on peut avoir avec un simple partage de connexion.

L’application Tether, disponible sur Android et iOS et qui permet de configurer et contrôler le routeur, intègre un test de débits (le fameux Speedtest de Ookla). Après affichage des résultats, celui-ci indique ce qu’il est possible de faire avec une telle vitesse de connexion et ce qui sera plus compliqué à réaliser. L’app n’affiche par contre pas en permanence la vitesse de connexion. Pour une meilleure comparaison des mesures, tous les tests ont été effectués via cet outil.

Dans un premier temps, nous avons effectué une mesure des débits en condition optimale, lorsque les appareils sont très proches les uns des autres. Pour chaque série, le constat est le même : la connexion est la plus rapide quand notre appareil est connecté au routeur 4G. Avec la même SIM et au même emplacement, le partage de connexion effectué à partir d’un smartphone est systématiquement moins performant, en plus de faire chauffer le mobile et réduire drastiquement l’autonomie du mobile qui accueille la SIM. La différence est même assez significative et peut atteindre les 30% dans certains cas.

On constate des différences de débit non négligeables en faveur du routeur MR600

Ensuite, nous avons mis l’Archer MR600 à l’épreuve de la distance et des obstacles physiques afin de juger de la qualité de sa couverture réseau. A un étage différent de celui auquel se trouve le routeur et relativement éloigné, les performances chutent, forcément. Mais les débits restent corrects et peuvent dépasser allègrement ce que proposerait une connexion filaire en ADSL. Surtout, le routeur est bien moins impacté par la distance, les objets et les éléments isolants que le partage de connexion du smartphone. L’appareil remplit donc bien son rôle de ce point de vue.

Dernière session de tests, nous sommes une nouvelle fois restés éloignés du routeur et du mobile avec partage de connexion, mais avons cette fois-ci connecté plusieurs appareils (smartphones et ordinateurs) à la fois pour éprouver les performances lors de circonstances vraiment difficiles. Nous avons pour ce faire désactivé la fonctionnalité de QoS sur le routeur que nous décrivions un peu plus tôt. Le résultat est sans appel : l’expérience se dégrade beaucoup plus avec le partage de connexion qu’avec le MR600, qui tient bien la charge et permet de regarder des vidéos de bonne qualité en streaming et de télécharger des applications tout en offrant une bonne expérience. De son côté, le mobile utilisé pour le partage de connexion peine à délivrer des performances satisfaisantes, et a commencé à chauffer sérieusement en quelques minutes.

L'Archer MR600 se distingue par une bonne couverture réseau

Nous constatons donc que plus les conditions imposées par le test sont strictes, plus l’Archer MR600 devient intéressant. Il est stable et souffre beaucoup moins des difficultés qui sont mises en travers de sa route. Il s’est même montré assez impressionnant dans sa gestion de multiples appareils. 

TP-Link Archer MR600 : l'avis de Clubic

Performant, facile à configurer, doté d’une interface d'administration claire et efficace ainsi que de bons nombres de fonctionnalités, l’Archer MR600 est une très bonne évolution du MR400 et constitue un bon investissement pour quiconque cherche un routeur 4G. Nous le voyons surtout comme une solution efficace pour constituer un réseau 4G fixe à long terme pour les foyers qui n’ont pas accès à la fibre et qui souhaitent goûter au bonheur du haut débit. Il est moins recommandable pour les voyages et la mobilité d’une manière générale de par sa taille imposante et son absence de batterie, mais il peut aussi servir dans ce cadre. L’absence de solution NAS ou de port USB pour le stockage de fichiers en réseau local ne peut pas constituer un regret à ce niveau de prix, et il est de toute manière assez compliqué de mettre en place une telle configuration avec un routeur 4G pour des raisons techniques. Or, le routeur de TP-Link mise clairement sur l’accessibilité en proposant un produit presque clés en main qui ne demande que très peu d’efforts à l’utilisateur. Pour les initiés et ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, le MR600 est parfait.   

TP-Link Archer MR600

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Le routeur 4G TP-Link Archer MR600 est une excellente solution pour disposer d'une connexion 4G fixe au domicile quand la fibre n'est pas disponible. sa simplicité d'utilisation en fait une option idéale pour les initiés. Il ne s'agit par contre peut-être pas du produit idoine si vous comptez le transporter régulièrement ou si vous souhaitez bénéficier des fonctionnalités les plus poussées. Mais à ce niveau de prix, on peut difficilement lui reprocher de faire l'impasse sur des options qui ne seront utiles qu'à une minorité.

Les plus

  • Support du B28 (bande de fréquence 700 MHz)
  • Bonnes performances et couverture
  • Configuration extrêmement simple
  • Une interface claire et intuitive, même sur le web
  • Le Smart Connect, efficace et bien pratique
  • VPN, contrôle parental, réseau d’invités, QoS... l'essentiel est là

Les moins

  • Imposant et sans batterie, ce n'est pas un routeur "nomade"
  • Parfois un manque de fonctionnalités poussées et de personnalisation
  • Certaines options ne sont pas disponibles selon que l'on utilise l'app ou l'interface web
  • Absence de port USB
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