Test JBL Club One : le haut de gamme de chez JBL fait forte impression

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
25 juin 2020 à 11h44
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Décalé de quelques semaines pour cause de pandémie mondiale, le lancement de la nouvelle gamme de casques JBL a finalement eu lieu. Nous avons pu découvrir le modèle le plus costaud de ce renouveau, un Club One qui ne cache pas ses ambitions : proposer pour moins de 300 euros, un son de qualité, une autonomie de haut niveau et une réduction de bruit efficace. Bilan ?

Chez JBL, les casques bluetooth se décomposent en plusieurs gammes en fonction du public visé et des fonctionnalités embarquées bien sûr. Tune, Live et Club constituent ainsi les trois paliers de cette montée en puissance au sommet de laquelle culmine donc le One, un casque que JBL distribue sur sa boutique à 300 euros, soit 14% de moins que le tarif « officiel » dont on ne voit d'ailleurs plus bien ce qu'il a d'officiel, mais passons...

JBL Club One
Luxe et élégance d'un modèle revêtu de cuir © Nerces pour Clubic

Fiche technique du JBL Club One

Fer-de-lance du catalogue JBL, la gamme Club se distingue d'abord par l'excellence de ses finitions, mais aussi par une caractéristique toute bête qui fait parfois défaut aux meilleurs : la possibilité de fonctionner aussi bien en filaire que sans câble et de recharger tout en diffusant nos mélodies préférées. Le One plus précisément se distingue lui par sa fonction de réduction de bruit plus précise et plus efficace que celle embarquée sur le petit frère, le Club 950NC, à 100 euros de moins.

Le JBL Club One, c'est :
  • Type de casque : circum-auriculaire
  • Transducteur : haut-parleurs dynamiques de 40 mm
  • Sensiblité : 95 dB SPL @ 1 kHz / 1 mW
  • Impédance : 32 ohms
  • Réponse en fréquence : 10 Hz - 40 kHz (passif) / 20 Hz - 22 kHz (actif)
  • Microphone : oui, 2 utiles notamment pour la réduction de bruit
  • Connexion : filaire (jack 3,5 mm) ou Bluetooth 5.0
  • Spatialisation : non, stéréophonie
  • Autonomie : 45 heures sans réduction de bruit / 23 heures avec
  • Logiciel : oui, JBL Headphones
  • Poids : 378 grammes
  • Prix et disponibilité : disponible, à 299 €

Une fiche technique somme toute classique pour ce Club One. Sans surprise, il se distingue tout de même par son autonomie, à laquelle il conviendra de mettre plusieurs bémols, et son poids relativement important. Notons également la compatibilité Bluetooth 5.0 : en juin 2020 c'est heureux, mais des constructeurs tardent encore à adopter une norme qui n'a plus rien de nouveau.

JBL Club One
Robuste, l'arceau central métallique garde une certaine souplesse © Nerces pour Clubic


Confortable... moins pour les grandes oreilles

À la manière de certains de ses concurrents, JBL livre son Club One dans une boîte rigide compacte et esthétique. Une fois ouverte, on comprend mieux comment elle peut être si petite : le Club One est astucieusement contorsionné afin de prendre le moins de place possible. Plusieurs concurrents font aussi bien, mais le Shure Aonic 50 que nous testions récemment est nettement moins convaincant à ce niveau. Déplié, le Club One respire le travail bien fait à commencer par la qualité des coutures destinées à maintenir le revêtement cuir sur l'on retrouve à la fois sur l'arceau central et sur les deux oreillettes.

La structure du Club One est intégralement en métal, mais sans que les choses soient trop rigides. Les oreillettes s'écartent aisément et permettent « d'enfiler » le casque le plus facilement du monde. Une fois le Club One en place, l'arceau central vient toucher le sommet du crâne et on apprécie alors la présence du revêtement cuir et de son renfort en mousse des deux côtés de l'arceau. Sans que l'on ait de confirmation officielle de la part de JBL, les mousses employées semblent à mémoire de forme et le confort est optimal... à condition d'avoir des oreilles de taille moyenne.

JBL Club One
Mise sous tension, Bluetooth et Ambient Aware sur l'oreillette gauche © Nerces pour Clubic

En effet, le Club One est un casque circum-auriculaire comme cela se fait de plus en plus souvent, mais le diamètre des oreillettes est sans doute un peu plus faible que sur d'autres produits. Sans qu'elles soient particulièrement énormes, les oreilles de votre humble serviteur rentrent sans beaucoup de marge. Si cela peut handicaper certaines oreilles, l'avantage évident est un confort optimal avec des oreillettes qui ne prennent pas la moitié du visage et qui ne tombent pas sur la partie inférieure de la mâchoire. Le casque reste ainsi parfaitement stable, même en agitant la tête, et ce, malgré un poids important de presque 380 grammes.

JBL Club One
Réglage du volume et recharge sur l'oreille droite © Nerces pour Clubic

Le confort a clairement été au cœur des préoccupations de JBL qui autorise l'ajustement des oreillettes sur 24 positions. Elles sont par ailleurs montées sur des charnières rotatives que l'on peut faire pivoter sur environ 25° afin, là encore, de convenir à toutes les morphologies. Enfin, et là c'est davantage pour permettre un rangement ultra-compact, les charnières autorisent le repli des oreillettes sur elles-mêmes de sorte qu'après pivot, l'encombrement est minimum. L'opération demande un tout petit peu de pratique si vous n'avez jamais torturé un casque pareillement.

À côté du casque et de la boîte rigide de transport, JBL livre des accessoires pour exploiter au mieux le produit. On retrouve un câble de recharge USB-A vers USB-C. On profite également d'un câble auxiliaire (jack 3,5 mm, 1m) avec, intégrés, une télécommande et un micro pour utilisation sur smartphone. JBL livre aussi un câble spirale jack 3,5 mm (1,5 m) et ajoute deux adaptateurs : jack 6,3 mm et doubleur avion. Rien d'extraordinaire dans cette gamme de prix, mais l'effort reste louable. En revanche, on s'étonne que la boîte ne puisse accueillir que le casque : il n'y a de place pour aucun accessoire.

JBL Club One
Des charnières rotatives d'excellente facture © Nerces pour Clubic

De la polyvalence et une belle autonomie

Nous l'avons dit, le Club One est d'abord et avant tout un casque Bluetooth qui profite de la norme 5.0. De fait, l'appairage est simplissime et très rapide pourvu que votre smartphone soit au même niveau de compatibilité. Bien sûr, qui peut le plus peut le moins, le Club One fonctionnera aussi avec un appareil Bluetooth 4.2. Autre précision déjà apportée, mais qu'il est important de rajouter ici : le Club One est tout à fait capable de fonctionner en mode filaire. Pour ce faire, il suffit de connecter le câble spirale jack 3,5 mm à son appareil... et le tour est joué.

Cette double connectivité est bien pratique, même si - logiquement - le Club One ne peut plus profiter de l'application JBL lorsqu'il est branché avec un câble. Cette application est un classique que tous les utilisateurs JBL connaissent bien. Baptisée Headphones, elle ressemble à celle qui gère les enceintes Bluetooth de la marque, mais on se demande tout de même pourquoi une seule et même application ne gère pas tous les périphériques Bluetooth de la marque. Ce serait sans doute bien plus simple pour tout le monde, mais bon.

JBL Club One
De multiples accessoires © Nerces pour Clubic

L'application en elle-même est assez simple et les options sont peu nombreuses. On retiendra surtout sa capacité à gérer deux options indispensables sur les casques d'aujourd'hui : l'Ambiant Aware pour amplifier les bruits environnants afin de ne pas être coupé du monde et le TalkThru qui autorise la tenue d'une conversation de vive voix sans retirer le casque. On apprécie aussi la présence d'une égalisation très complète avec, gadget, des sonorisations mitonnées par de grands DJ, mais aussi la possibilité de tout gérer soi-même. Notons que, comme sur le reste de la gamme Club, il est possible de configurer l'Assistant Google ou Amazon Alexa depuis l'application. Ceci fait, il sera très facile d'activer / désactiver ledit assistant grâce à une simple pression au centre de l'oreillette gauche.

Il est également bon d'ajouter que le Club One accepte d'être appairé à deux machines en même temps. On peut donc tout à fait l'utiliser avec l'ordinateur alors que l'on travaille et malgré tout s'en servir pour accepter un appel sur le smartphone. Enfin, nous pouvons confirmer la bonne autonomie mise en avant par JBL. En effet, les 23h / 45h sont bien là en Bluetooth selon que l'on active / désactive la réduction de bruit. On apprécie également le temps de charge complète inférieur à deux heures et la possibilité d'une charge rapide de 15 minutes pour rendre 2 heures d'écoute.

JBL Headphones
Claire et intuitive, l'interface de JBL Headphones est une réussite © Nerces pour Clubic

Bon en Bluetooth, excellent en filaire

Pour vérifier la qualité de restitution du Club One, nous avons procédé à plusieurs séries tests. L'idée étant bien sûr de nous adapter aux modes d'utilisation principaux du casque en activant ou non la réduction de bruit. Dans un premier temps, nous avons opté pour le filaire en reliant notre JBL à un DAC Essence 3 signé Asus. Inutile de se le cacher, ce sera le mode de fonctionnement privilégié des mélomanes tant il permet au Club One de briller. Bien sûr, nous ne boxons pas dans la même catégorie qu'avec le Shure Aonic 50 testé il y a peu sur Clubic, mais la performance est convaincante.

Dans un premier temps, nous saluons le bel équilibre dont fait preuve le Club One. Quoique bien présents, les graves ne sont pas trop encombrants et on conserve une belle clarté d'ensemble. Les bas médiums en particulier ne sont jamais écrasés par les basses et le reste du spectre profite d'une bonne exposition. Nos morceaux de prédilection du Boss - The Ghost of Tom Joad / Streets of Philadelphia - constituent un bonheur de chaque instant. En 24 bits / 192 kHz, le Sultan of Swing de Dire Straits est une petite merveille que le Club One dynamise de belle manière, sans exagération avec, peut-être et vraiment pour chipoter, un léger creux dans les aigus.

Hélas, en Bluetooth le bilan est plus contrasté, et ce, pour plusieurs raisons. D'abord, nous ne profitons plus du soutien de notre excellent DAC. Forcément. Mais, en plus, JBL a procédé à quelques choix étonnants en se limitant aux seuls SBC et AAC, il fait l'impasse sur tous les codecs haut-débits bien plus à même de rendre justice au Hi-Res audio pourtant largement vanté par la marque. Dans les faits, le Club One conserve un son chaleureux et homogène, mais il tire davantage sur les graves. De plus, on note quelques étrangetés dans les hauts médiums sans que cela soit particulièrement gênant.

Sélection audio

Il semble que JBL envisage l'utilisation de son Club One selon deux modalités bien différentes : le Bluetooth en déplacement, en milieu « hostile » et le mode filaire pour une écoute posée, plus musicale, à la maison. Dans ce second cas, l'activation de la réduction de bruit (ANC) nous semble presque superfétatoire. Cela dit, même en milieu « hostile », nous n'avons pas été sidérés par cette fonctionnalité. Reconnaissons que l'isolation phonique du casque est naturellement excellente et l'ANC ne fait qu'apporter un surcroît d'insonorisation.

Là, on peut compter sur la sensibilité du système JBL. Le constructeur indique que ses micros sont capables de 50 000 mesures par seconde afin d'ajuster au mieux la force de la réduction. Dans les faits, nous avons effectivement pu juger de son bon fonctionnement à proximité d'un clavier mécanique particulièrement sollicité. En revanche, n'espérez évidemment pas que l'ANC puisse bloquer les nuisances provoquées par un aspirateur. Au final et sans être complètement gadget, l'ANC ne nous a pas semblé renversante.

JBL Club One
© JBL

JBL Club One : l'avis de Clubic

Si JBL n'en est clairement pas à son coup d'essai en matière de casque audio haut de gamme, le Club One vient confirmer de fort belle manière la réputation du constructeur. Élégant et robuste, il profite d'une conception sérieuse ne laissant rien au hasard. La présence d'éléments en cuir vient souligner la qualité de la finition alors que l'ensemble est très confortable. La polyvalence du casque est un autre élément à mettre à son actif et on pourra aussi bien en profiter dans les transports en commun qu'au calme, dans le salon... la connectique permettant de s'adapter à chacune des situations. On regrette tout de même que JBL ne se soit pas montré plus ambitieux dans sa gestion Hi-Res du Bluetooth et que l'activation de la réduction du bruit ne soit pas aussi décisive qu'escomptée... Ce qui n'enlève évidemment rien aux qualités d'un produit de très belle facture.

JBL Club One

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Les plus

  • Élégance du design, niveau de finition
  • Robuste et confortable à la fois
  • Polyvalence de la connectique
  • Qualité de la restitution audio
  • Bonne autonomie (surtout sans ANC)

Les moins

  • Bluetooth limité au codec AAC
  • Réduction de bruit pas si décisive
  • Petite faiblesse dans les aigus
  • Près de 380 grammes tout de même

Qualité audio8

Réduction de bruit5

Ergonomie8

Design9

Construction8


Modifié le 25/06/2020 à 15h11
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