Test du Bowers & Wilkins PX5 : un casque compact supra-aural porté sur le médium

Alban Amouroux
Spécialiste Audio Vidéo
30 janvier 2020 à 18h00
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La note de la rédac
Bowers & Wilkins a renouvelé sa gamme de casques sans fil il y a quelques semaines avec deux intra-auriculaires, et deux modèles plus imposants. Le PX7 est un circum-auriculaire, autour des oreilles, tandis que le PX5 ici en test est un supra-auriculaire, sur les oreilles. B&W nous laisse le choix afin de trouver le casque correspondant à nos goûts. Ce PX5 est une version réduite du PX7 dont il reprend les caractéristiques, mais pas le prix puisque cette version est disponible à moins de 300 euros. La technique employée étant différente, le son le sera également. Nous avons déjà testé le PX7, voyons ce que propose le PX5.

Le casque supra-auriculaire a pour lui le côté compact. Il fait la jonction entre les petites oreillettes et les gros casques. Il est pourtant de moins en moins plébiscité. Nous sommes désormais habitués aux gros casques en dehors de la maison, ce qui était inconcevable il y a encore 10 ou 15 ans. Malgré son format réduit, le format supra a aussi ses inconvénients, comme la présence de transducteurs plus petits et l'appui sur les oreilles que tout le monde ne supporte pas forcément. Mais il en faut pour tous les goûts : entre intra-, supra- et circum-, il y a forcément un type qui vous convient.

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Le style Bowers & Wilkins au rendez-vous

Le PX5 est un PX7 légèrement miniaturisé. On retrouve un dessin et des matériaux identiques sur les deux références. Les couleurs sont sensiblement différentes. Le PX7 est proposé en gris foncé ou en finition argent. Le PX5 opte pour le gris clair ou le bleu.

L'arceau du PX5 est composé de fibres de carbone composite combinant légèreté et rigidité. Il est possible de voir à quoi ressemble cette matière au niveau des branches volontairement restées nues. La partie reposant sur la tête est constituée de tissu sur le dessus et de cuir à l'intérieur.

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Avec un poids de seulement 241g, le port du PX5 est agréable. Même si le casque repose sur les oreilles, la force d'appui est correctement répartie entre l'arceau et les oreillettes. Il tient bien et n'a pas envie de glisser dès que l'on se met à marcher. Dans notre cas précis, nous l'avons trouvé confortable, bien que les oreilles chauffent assez vite. Ce qui reste logique pour ce type de casque.

Pour le transport, les oreillettes du PX5 pivotent et se mettent à plat pour rentrer dans la pochette rigide. Un élastique vient fermer la pochette sur une pièce en métal d'un bel aspect. Cette pochette ne se ferme pas entièrement. Même si l'objet en soi est joli et bien réalisé, l'ouverture permet aux poussières de rentrer dedans, ce que nous trouvons un peu dommage. Une fermeture éclair n'aurait pas vraiment augmenté le volume de la pochette.

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Les oreillettes sont recouvertes d'un cuir souple. Les grosses lettres R et L sont inscrites à l'intérieur pour trouver rapidement le bon sens. Les transducteurs du PX5 mesurent 35 mm, contre 43 mm pour le PX7. Ils ont été développés avec la collaboration des ingénieurs travaillant sur les enceintes Bowers & Wilkins les plus haut de gamme.


Une utilisation simplifiée

Pour ses casques PX5 et PX7, Bowers & Wilkins a fait le choix de simplifier au maximum les commandes. Par exemple, la jolie surface extérieure des oreillettes, où se trouve le logo de la marque en toutes lettres, n'est pas tactile. On trouve seulement des boutons physiques en nombre limité.

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L'oreillette droite accueille les touches de volume, le commutateur de mise en route et un bouton multi-fonctions. Il sert aussi bien à mettre la musique en pause, à passer au morceau suivant qu'à décrocher lors d'un appel téléphonique. Le commutateur on/off est placé en bas de l'oreillette alors qu'il se trouve en haut sur le PX7. Un seul bouton a été positionné sur l'oreillette gauche, il gère l'annulation de bruit automatique en permettant de changer de mode.

Le PX5 est équipé d'un capteur de port. Dès que vous retirez le casque, la musique se met en pause. C'est une fonction que nous adorons et qui devrait être disponible d'office sur tous les casques désormais. Cependant, le capteur est assez sensible. Il est possible de régler la sensibilité, mais même au minimum il y a des coupures intempestives lorsque l'on tourne la tête. Le PX7 n'a pas ce problème. Il faut savoir que B&W a délivré une mise à jour après que nous ayons restitué le casque. Le fonctionnement du capteur est justement censé avoir été amélioré.

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La recharge passe par une prise USB-C. Un cordon USB-C vers USB-A est fourni. Le PX5 présente une autonomie de 25 heures avec l'annulation de bruit en route. Avec une recharge rapide de 15 minutes, on récupère 5 heures d'autonomie. L'autre connecteur disponible est la prise mini jack 3.5mm pour relier le PX5 en filaire. Un cordon d'1m20 est fourni.

Quatre microphones dédiés à l'annulation de bruit

Le fonctionnement du B&W PX5 est indissociable de son application mobile. Dans sa dernière version, elle affiche le pourcentage de batterie restante et les menus ont été redessinés. Les fonctions sont identiques par rapport à la version précédente, à l'exception de l'apparition de sons pré-enregistrés et appelés « environnements sonores ». C'est le bruit des vagues ou du vent dans la forêt que l'on pourra utiliser pour se détendre ou pour s'endormir.

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Le PX5 est capable de se connecter à deux appareils simultanément et cela se gère dans l'application. Il y a également tout ce qui concerne l'annulation de bruit automatique. Trois niveaux sont proposés : bas, haut et auto.

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Le réglage « haut » est adapté aux transports en commun où il y a un bruit de fond important plus ou moins constant. Le réglage « auto » adapte l'annulation de bruit en permanence selon ce que captent les quatre micros intégrés au casque. Dans les deux cas, nous avons trouvé qu'il était parfait pour les bruits de fond en général, mais que le système, malgré son adaptativité, avait un peu plus de mal avec tout ce qui se trouve dans le médium et plus de difficulté à faire totalement disparaître les voix.

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Le mode pass-through peut être désactivé depuis l'app. Il serait dommage de s'en passer, car il permet d'écouter efficacement ce qui se passe autour de vous sans avoir à retirer le casque. Il s'active via le petit bouton de l'oreillette gauche. Il y a une chose que l'on ne peut visiblement pas désactiver : ce sont les annonces vocales dans le casque qui viennent confirmer différentes actions. Leur volume est plutôt élevé et rien ne permet d'agir dessus.

La partie téléphonie, avec ses deux micros dédiés, est identique à celle du PX7 et nous allons reprendre nos conclusions à son sujet : la restitution reste compréhensible, un petit délai peut apparaître et l'annulation de bruit reste active lors des appels. Ce dernier point est important, car il contribue à la compréhension de la voix de la personne appelée.

Un casque qui fait la part belle aux voix

Nous avons repris notre playlist habituelle, la même qui nous avait servi à tester le PX7. D'ailleurs, ça tombe bien, nous avions encore le PX7 sous la main lors du test du PX5. Rien de plus facile pour pouvoir vraiment les comparer. Côté codecs Bluetooth, ils sont logés à la même enseigne : AAC, SBC, aptX HD et aptX Adaptive. Les transducteurs sont différents, le port sur la tête également : nous pouvons déjà vous annoncer que leur signature sonore est très différente.

Le PX5 est un casque tranquille dans le sens où il ne met aucun registre en avant. Son écoute est donc toujours posée. Avec un grave équilibré, à contre-courant de la tendance actuelle, le PX5 est plus droit que le PX7. Pour certains, il apparaîtra alors moins vivant.

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Cela est dû à notre sens à un aigu écourté. Il nous semble même coloré sur les cymbales et autres petites percussions et tintements. L'aigu jouant énormément sur l'impression d'espace, le PX5 présente peu d'épaisseur et de profondeur. Le principal de la restitution reste centré dans le crâne. Même si sur certains morceaux au mixage exubérant, on arrive à ressentir une spatialisation intéressante vers l'extérieur.

Le registre médium est le point fort du PX5. Il reproduit les voix et les cordes avec justesse sur les timbres, avec une grande rapidité. Le grave reste globalement discret, mais il apporte le peps nécessaire sur les morceaux les plus chargés sans jamais être envahissant. En revanche, il ne descend pas dans les tréfonds de l'infra-grave, il lui manque clairement de l'assise à ce niveau.

On notera que le PX5 est un casque qui fonctionne mieux à niveau sonore confortable. Monter le volume ne lui fait peur, aucune crispation n'apparaît. Dans ce cas, il délivre alors un son bien plus vivant et le manque d'entrain observé à niveau moyen disparaît. Ce sera le cas lorsqu'on l'utilise en extérieur où l'on augmente naturellement le volume. Le PX5 est donc peu adapté à notre avis à un usage au calme à la maison.

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En écoute en mode filaire, il n'y a pas le choix, il faut envoyer du niveau. Son impédance semble être assez élevée sans que ce ne soit rédhibitoire. L'écoute est identique à la transmission Bluetooth. C'est logique, car le casque doit être en route, même en filaire. Il utilise donc la batterie dans cette situation, ce qui est toujours un peu dommage. Enfin, notons comme avec la quasi-totalité des casques Bluetooth à annulation de bruit un souffle permanent. Il est très faible, mais reste audible lorsqu'on se trouve dans un environnement calme.

Bowers & Wilkins PX5 : l'avis de Clubic

Le Bowers & Wilkins a pour lui son côté compact et facile à transporter. Il plaira aux aficionados du format de casque posé sur les oreilles qui n'apprécient pas forcément les intras. Une fois plié dans sa housse, il occupe vraiment une place minimale. La gestion de l'annulation de bruit, malgré des réglages depuis l'application mobile et une fonction auto-adaptative, est de qualité inférieure aux meilleurs casques du domaine. Cependant, sans chercher la performance ultime, le PX5 se comporte plutôt bien en général pour couper les bruits de fond. Ce qui sera suffisant à la plupart des utilisateurs. Sa restitution sonore est du genre facile à vivre. La bande passante est écourtée dans l'extrème-grave et dans l'extrème-aigu. On profite alors de la beauté des médiums, son domaine d'excellence. Bien sûr il passera n'importe quel type de musique, mais cela lui offre une polyvalence bienvenue pour l'écoute des podcasts et des voix parlées.

Bowers & Wilkins PX5

Les plus
+ Polyvalent
+ Écoute plaisante
+ Finition qualitative
+ Facile au quotidien
Les moins
- Aigu coloré
- Léger souffle permanent
- Prix élevé
Audio
Ergonomie
Finitions
4

Modifié le 19/03/2020 à 16h25
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