Voitures autonomes Renault : dès 2018, rouler plus pour conduire moins

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Le 04 juin 2016
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Renault lancera des voitures autonomes dignes d'une Tesla d'aujourd'hui en 2018. Il envisage la délégation complète de la conduite à partir de 2020.

Renault présente ses ambitions en matière de voiture autonome dans une nouvelle vidéo de démonstration publiée cette semaine. Le constructeur y expose les étapes qui mèneront dans quelques années à une délégation complète de la conduite.

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Concept Renault R-Space de 2011, à des fins d'illustration uniquement

Renault rattrapera Tesla et consorts en 2018


Le constructeur français compte proposer dès 2018 un « système avancé d'assistance à la conduite », utilisable sur autoroute en toutes conditions de trafic. Une caméra et un radar frontaux permettront au véhicule d'« assurer la partie dynamique de la conduite », c'est-à-dire qu'il se maintiendra automatiquement au centre de sa voie et en régulant sa vitesse par rapport à celle du véhicule devant lui.

Soit ce que proposent depuis quelque temps des constructeurs dits premium tels que Tesla, mais aussi Audi, Mercedes ou Volvo.

Le conducteur devra rester vigilant et garder les mains sur le volant, conformément à la règlementation, mais « la conduite sera beaucoup plus sereine », promet Renault. Après avoir parcouru 1000 km au pilote automatique en Tesla Model S, je peux attester qu'une telle conduite dite semi-autonome est plus apaisante.

Rouler plus pour conduire moins


C'est « à l'horizon 2020 » que Renault compte proposer un système dit « hands-off eyes-off », avec lequel le conducteur pourra vaquer à d'autres occupations et devenir un passager comme un autre.

En plus de la caméra et du radar frontaux précités, des scanners laser à très large champ de vue, des radars d'angle moyenne portée, ainsi que des capteurs à ultrasons et des caméras supplémentaires à courte portée, permettront au système d'être utilisé sur des tronçons d'autoroute et de voies rapides en condition de trafic dense. C'est-à-dire pas sur une autoroute parfaitement fluide.

Renault explique à ce titre qu'un service d'information trafic haute définition permettra de proposer des itinéraires compatibles avec cette conduite autonome. C'est-à-dire qu'il pourra proposer délibérément des trajets plus encombrés et donc plus longs (en distance et/ou en temps), pour rouler plus, mais pour conduire moins !

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Stationnement 100 % autonome


Il faudra attendre l'« étape suivante » (non datée) et l'ajout d'une « vision périphérique arrière longue portée » pour que le système puisse fonctionner sur tout type de trajet autoroutier, quelles que soient les conditions de trafic, ainsi que pour qu'il soit capable de doubler. Il faut effectivement un scanner laser arrière à longue portée pour s'assurer qu'on peut changer de file.

Ces véhicules pourront aussi aller se garer seuls dans certaines zones dédiées. (Et pas seulement s'avancer dans un garage comme le font aujourd'hui les voitures de Tesla avec leur fonction Summon.)

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Espérons quoi qu'il en soit que, contrairement à de nombreux conducteurs français, les voitures autonomes françaises ne resteront pas sans raison sur la file du milieu, voire encore plus à gauche, comme elles le font tout au long de la vidéo de démonstration ci-contre...

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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