BMW a décidé l'arrêt des abonnements pour ses sièges et volant chauffants, disponibles auparavant au Royaume-Uni pour 15 £ et 10 £ par mois. La marque maintient en revanche plusieurs options payantes sur ses derniers modèles.

C'est la fin de l'abonnement pour avoir un volant chauffant chez BMW - ©Everyonephoto Studio / Shutterstock
C'est la fin de l'abonnement pour avoir un volant chauffant chez BMW - ©Everyonephoto Studio / Shutterstock

C'est ce qui s'appelle déshabiller Pierre pour habiller Paul. Après presque quatre ans, Alexandra Landers, responsable de la communication produit chez BMW, a reconnu que proposer un abonnement pour le chauffage des sièges n’était « probablement pas la meilleure façon de commencer »ce genre de microtransactions. En 2022, cette initiative avait d'ailleurs déclenché une controverse.

Si aujourd’hui, la marque abandonne cette formule, l’entreprise confirme qu'il faudra toujours mettre la main à la porche pour bénéficier dautres services numériques, comme le pack Driving Assistant Pro ou la caméra à 360 degrés sur ses nouveaux modèles.

BMW signe la fin de l'abonnement pour les sièges chauffants

Jusqu'ici, nos voisins outre-Manche devaient s'acquitter de la modique somme mensuelle de l'équivalent de 17 euros pour activer le chauffage des sièges avant, et de 11 pour celui du volant. BMW avait installé l’ensemble du matériel sur chaque véhicule, mais le logiciel bloquait l’usage tant que l’abonnement n’était pas réglé. Les clients pouvaient payer une seule fois pour débloquer la fonction, mais la formule mensuelle avait provoqué une levée de boucliers de la part de la clientèle de la perfide Albion.

Selon Alex Misoyannis, journaliste chez notre confrère TechRadar, plusieurs propriétaires ont dénoncé cette méthode : les composants déjà présents dans la voiture restaient inaccessibles. Kurt Opsahl, de l’Electronic Frontier Foundation, a tweeté : « Un siège chauffant bloqué par un logiciel est défectueux, et le propriétaire devrait pouvoir le réparer », comme vous pouvez le voir ci-dessous.

BMW a pris en compte ces retours et a supprimé les abonnements pour le chauffage des sièges et du volant.

Les anciens abonnés peuvent continuer à en bénéficier, mais la formule n’est plus proposée pour les véhicules neufs. Les clients conservent la possibilité de débloquer les options à tout moment, moyennant un paiement unique, sans obligation d’abonnement.

©Jens Mommens / Shutterstock
©Jens Mommens / Shutterstock

BMW conserve les microtransactions et les abonnements

Mais parce que la marque est tout sauf philanthrope, elle ne laisse pas tomber ce modèle économique pour de bon. Sur le SUV électrique iX3, on peut toujours activer la caméra à 360 degrès via abonnement, tout comme le pack Driving Assistant Pro, qui inclut régulateur de vitesse avancé, assistance au changement de voie et conduite semi-autonome en ville. Le porte-parole BMW a expliqué : « Si vous utilisez ces systèmes, nous devons couvrir les coûts du cloud et du stockage des données ». Logique totalement mathématique et économique.

Le système d'abonnement est aussi disponible pour la suspension adaptative sur certains modèles, souvent après un mois d’essai gratuit. Les mises à jour logicielles permettent d’ajouter des fonctions supplémentaires moyennant un paiement unique après activation. Chaque véhicule sort de chaîne avec le matériel nécessaire au fonctionnement des options, mais l’usage complet suppose de régler le coût correspondant, que l’activation se fasse à la livraison ou ultérieurement.

BMW fabrique ainsi un seul modèle de base, et les clients choisissent les options qu’ils souhaitent débloquer. Les microtransactions génèrent un flux de revenus plus régulier qu’un achat unique au moment de la commande. Tesla et General Motors appliquent déjà le même principe pour certaines fonctionnalités payantes ou abonnements liés aux services connectés.

Si BMW n'est dont pas le premier à pérenniser ce modèle économique, la marque sera-t-elle en revanche la dernière ?

Source : Tech Radar, Drive, BBC