Tesla Model S : j'ai parcouru 1000 km au pilote automatique

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le 09 décembre 2015
 
Retour sur 72 h et 1 000 km au volant de la Tesla Model S, une voiture irrationnelle qui fait rêver malgré ses contradictions.

Lorsque nous avons été visiter la nouvelle usine européenne de Tesla, aux Pays-Bas, le mois dernier, le constructeur automobile ne nous a pas fait voyager en train ou en avion. Je m'y suis rendu en Model S, naturellement.

Le constructeur venait justement de lancer le pilote automatique en France. J'ai ainsi parcouru environ 1 000 km derrière le volant, dont une grande partie en automatique.

En mai dernier, nos confrères de Turbo.fr ont essayé la Tesla Model S en tant que voiture, comme alternative électrique à de luxueuses routières traditionnelles.

Je vous livre quant à moi le retour d'un spécialiste des nouvelles technologies, en l'abordant par l'autre versant, c'est-à-dire en tant que technologie roulante.

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Premier contact : entre smartphone et jeu vidéo


Mon approche technologique s'est manifestée aussitôt après m'être installé derrière le volant. Avant même de m'intéresser à l'habitacle, au fauteuil ou aux commandes, je me suis tourné vers le virtuel et je me suis penché sur le fameux écran central de 17 pouces (43 cm).

Au travers d'une interface semblable à celle d'un smartphone ou d'une tablette, on peut créer son profil conducteur, pour enregistrer puis restaurer facilement la multitude de réglages à disposition (les positions du fauteuil, du volant et les réglages de conduite sont propres à chaque conducteur).

J'ai notamment désactivé le rampage, un réglage dont j'ai constaté l'effet quelques instants après, en prenant la route.

On l'a vu lors de la visite de l'usine d'assemblage de Tilbourg, la Model S bénéficie d'une conception minimaliste. Ainsi, les rares commandes physiques sont rassemblées sous la forme de commodos autour du volant. Y compris le levier de vitesse, comme sur d'autres voitures traditionnelles américaines, cette fois ce n'est pas une spécificité de cette voiture.

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Clé sans contact dans la poche, pied sur le frein, on enclenche la marche avant d'une pression de ce levier vers le bas. En l'occurrence, le frein n'est qu'une sécurité, qui garantit qu'on ne quitte pas la position « parking » sans personne au volant. C'est qu'il n'y a pas de commande séparée pour le frein à main.

Mais à plat, rampage désactivé, la voiture reste immobile. Comme dans un jeu vidéo ! Le « rampage », activé par défaut, permet de retrouver le comportement d'une voiture thermique à boîte de vitesse automatique, qui avance doucement lorsque la pédale de frein est relâchée. Sur une Model S, qui est dépourvue de boîte de vitesse et sur laquelle les moteurs sont reliés directement aux roues, ce comportement est artificiel, il est simulé.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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