Voitures autonomes : les conducteurs sont plus inquiets qu'impatients de les utiliser

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Alors que les routes américaines sont de plus en plus sillonnées par des voitures autonomes, testées par de nombreuses entreprises parmi lesquelles Google et Uber, les Américains ne sont pas particulièrement pressés de les voir arriver dans leur quotidien, avec eux, derrière un volant qu'ils n'auront pas nécessairement à toucher.

Une étude menée par l'université du Michigan durant le mois d'avril, et sur un échantillon de 618 personnes, hommes et femmes, à travers tous les Etats-Unis, révèle que seulement 10% des personnes interrogées considèrent qu'elles n'auraient aucun problème à « conduire » une voiture entièrement autonome. Les deux tiers des personnes questionnées s'estiment modérément ou très préoccupées par le sujet.

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Lorsque l'étude évoque les voitures semi-autonomes, dans lesquelles il est possible de prendre les commandes à tout moment, le pourcentage de confiance passe à 16%, ce qui est légèrement mieux, mais 50% des personnes sont encore inquiètes ou très préoccupées. Et quand l'étude parle de voitures qui n'auraient tout simplement pas de volant du tout, voire pas de pédales, seuls 6% des conducteurs se disent à l'aise avec l'idée.

Les jeunes moins inquiets

Sans grande surprise, les personnes âgées de 18 à 29 ans sont les plus enclines à considérer l'acquisition d'un véhicule entièrement autonome, à hauteur de 44%. Un pourcentage qui chute de moitié pour la tranche des 30 à 44 ans. « Comme toute technologie, il y a beaucoup d'hésitation au début, mais lorsqu'elle commence à démontrer son potentiel, l'acceptation de la population augmente de manière exponentielle » commente Chandra Bhat, responsable du Center for Transportation Research à l'Université d'Austin.
Les premiers véhicules autonomes à l'image de ceux de Google, qui disposent tout de même d'un volant, mais peuvent circuler sans intervention du conducteur, ne devraient pas arriver sur le marché avant 2020. D'autres entreprises, comme Tesla, ont déjà intégré un mode de pilotage semi-automatique dans leurs véhicules, mais doivent faire preuve de vigilance en raison de certains conducteurs imprudents. Malgré le peu d'accidents liés aux voitures autonomes ou semi-autonomes, la route est encore longue avant que ce type de véhicules n'entre dans les moeurs.

A lire également : Tesla Model S : j'ai parcouru 1000 km au pilote automatique
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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