Airparif annonce la mesure permanente des particules ultra-fines en région Île-de-France

20 septembre 2019 à 05h33
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trafic et pollution
© Crédits photo : Shutterstock.com

Soutenu par la région Île-de-France, l'organisme Airparif va mettre en place une mesure permanente des particules ultra-fines, grâce à un appareil de haute technologie.

Avec la participation financière de la région Île-de-France, l'association Airparif a pu s'équiper d'un appareil qui permet de mesurer des particules « aussi petites qu'une molécule d'ADN ». Destinée à la mesure permanente des particules ultra-fine dans la région, la machine vient compléter le réseau d'Airparif ; elle sera installée dans une station de mesure située dans l'agglomération parisienne. Cette dernière deviendra une station de référence permettant de mieux cerner la pollution particulaire sur le territoire et d'anticiper les enjeux sanitaires liés aux polluants.

Les particules ultra-fines, de réels « effets sur la santé »

À côté des particules fines PM2,5, récemment prises en compte dans les calculs de l'indice ATMO, qui ont des effets sur les systèmes cardio-vasculaires et neurologiques, et des PM10, impactant la respiration, il existe des particules ultra-fines, encore plus petites donc, qui ne sont pas de l'ordre de la cellule ni de la bactérie, mais du virus (PM0,1, soit inférieures à 0,1 micromètre).


L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a confirmé, en juillet dernier avec des niveaux de preuve élevés, « les effets sur la santé » qu'ont ces particules ultra-fines. L'Agence évoque des atteintes respiratoires et cardiovasculaires, mais aussi des décès anticipés « liés à certaines composantes des particules de l'air ambiant dont les particules ultra-fines, le carbone suie et le carbone organique ».

particules-airparf.png
© Airparif

Arrêter de négliger les particules ultra-fines d'un point de vue réglementaire

Concernant ces trois polluants, l'Anses recommande de les réglementer et de les placer sous surveillance de manière pérenne, de façon à ce qu'ils soient pris en compte dans les indicateurs d'évaluation au même titre que les particules PM2,5 et PM10. Notons que le carbone suie, s'il ne subit pas de réglementation, est tout de même sous surveillance permanente depuis 2015.

La mise en place de cette station de référence est ô combien importante pour l'Anses en raison de l'absence de réglementation et de normes. Airparf souhaite lancer une étude en 2020 et initier des mesures simultanées sur trois sites différents.

Source : Airparif
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