Des chercheurs ont réussi à cultiver des légumes dans des conditions "martiennes"

26 septembre 2018 à 13h35
6
Mars

Depuis la mi-janvier 2018, à 70° de latitude sud, en plein milieu de l'Antarctique, se trouve la serre Eden-ISS. Recréant au mieux les conditions de vie martiennes, des chercheurs allemands s'affairent à y faire pousser des légumes. Avec succès !

Les jardins partagés et les bacs pour faire son propre potager sur le balcon, c'est démodé ! Des chercheurs viennent de réussir à faire pousser des légumes dans des conditions extrêmes, proches de celles de la planète Mars.

Glacial jardin

Le projet Eden-ISS est un projet global dont la serre est une pièce maîtresse. En son sein, on y teste la culture de plantes utiles à l'homme dans des conditions de froid intense. L'objectif ? Comprendre comment il est possible de planter certaines espèces dans des zones jusqu'ici inutilisées, ou encore même lors de missions spatiales habitées.

Ce projet repose sur le principe de l'aéroponique, à savoir la possibilité de cultiver des plantes en se privant à la fois de lumière naturelle et de terre. Mieux, c'est sans l'intervention d'insecticides ou de pesticides que les racines deviennent plantes. Résultat : la serre fournit de la laitue et d'autres légumes à 10 personnes qui passent l'hiver dans la station Neumayer III de l'Institut Alfred Wegener.

La serre autosuffisante de l'Antarctique

« Le concept de serre autosuffisante semble être efficace pour les régions exigeantes sur le plan climatique, ainsi que pour les futures missions habitées vers la Lune et Mars » peut-on lire dans un communiqué du Centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique. « Les récoltes sont maintenant si abondantes qu'une partie de la récolte est conservée, et nous avons maintenant le luxe d'étaler notre consommation de laitue et d'herbes fraîches sur plusieurs jours ».

Dans le détail, les chercheurs ont pu pour le moment profité de 77 kg de laitue, 51 kg de concombre et 29 kg de tomates. Vous aimez les radis ? 5 kg ont été produits, le tout dans un jardin de 13 m2. Plus de 40 expériences et tests sont menés actuellement sur cette plantation d'un genre inédit.

Si vous voulez observer la pousse régulière des plants de tomates et des pousses de laitue, un suivi jour par jour en photo est accessible sur le site dédié au projet Eden-ISS. Vous verrez par vous-même qu'on ne vous raconte pas que des salades.
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
6
0
jls2211
Bien, nous pourrons dans un premier temps envoyer des végans sur Mars.
fartman2001
on peut y envoyer tous les végans sur Mars. Y a déjà des files devant les boucheries parisiennes
Kaggan
Ok, on a fait pousser dans du froid. Seulement, mars c’est aussi: une gravité plus faible, des radiations solaires, une absence de nutriments ou d’atmosphère et j’en passe. C’est un début, certe, mais il ne faut pas crier victoire trop vite car la faible gravité martienne pourrait grandement ralentir la croissance des plantes ou, au contraire, l’accélérer. Il y a encore beaucoup à faire.
mcbenny
Plus de 150Kg de légumes sans terre ni lumière c’est très bien, mais ils viennent d’où ces kilos ? De l’eau ? Il y en a sur Mars ?
FlavienS
Il me semble qu’on peut fabriquer de l’eau avec les différents éléments présents dans l’atmosphère ou le sol de Mars ! <br /> Et oui, de l’eau a été découverte sur Mars !
Mickthekiller
Matt Daemon l’a déjà fait.<br /> Des patates, du caca, de l’hydrazine convertie en hydrogène qu’on brule avec le l’oxygène pour faire de l’eau.
Voir tous les messages sur le forum

Actualités du moment

Waze désormais disponible sur CarPlay
La Xbox One S aussi en bundle avec Fortnite
Les RTX 2070 sortiront le 17 octobre
Microsoft Excel : prenez une photo, elle se convertit en feuille de calcul
Tesla : une clé Bluetooth pour la model 3
La Freebox Revolution + TV by CANAL à 9€99 par mois
Keynote Apple : produits, systèmes et services, à quoi s'attendre ?
Tesla Model S : nous avons pris en main la voiture électrique de Tesla
Chargeurs universels : 10 ans après, Bruxelles s'énerve de ne rien voir venir
Au tour de Free de mettre au point son assistant connecté
Haut de page