Twitter creuse ses pertes avant son introduction boursière au NYSE

Ludwig Gallet
16 octobre 2013 à 14h07
0
Twitter a communiqué auprès du gendarme de la bourse américaine ses résultats pour le compte du troisième trimestre 2013. Ses ventes progressent rapidement, mais ses pertes se creusent d'autant plus vite, triplant en un an.

0104000005220714-photo-logo-twitter-bird.jpg
Jour après jour, l'introduction en bourse la plus attendue de la Silicon Valley se précise. Car Twitter doit progressivement communiquer sur sa situation financière, pour se préparer au mieux à la cotation. Dans un document fourni à la Security of Exchange Commission, le gendarme de la bourse américaine, le site de microblogging lève le voile sur ses données financières depuis le début de l'année.

En pleine croissance, et en plein développement de ses outils publicitaires, Twitter montre forcément une progression constante. Pour le compte du troisième trimestre 2013, la firme annonce un chiffre d'affaires de 168,6 millions de dollars, en hausse de 21% d'un trimestre à l'autre et de 105% sur un an.

Mais les doutes exposés par la firme portent avant tout sur sa capacité à monétiser son réseau, alors qu'il souffre de la baisse des tarifs publicitaires, desquels il annonce tirer 87% de ses revenus. Une difficulté qui affecte largement le résultat net de Twitter, qui n'a encore jamais atteint la rentabilité. Au troisième trimestre 2013, la perte nette s'élevait à 64,6 millions de dollars, en hausse de plus de 50% par rapport au trimestre précédent, et de 200% sur un an. En d'autres termes, Twitter creuse ses pertes, ces dernières ayant triplé en un an à peine. Les dépenses marketing et en recherche et développement ont ainsi explosé de 160% et 170% sur un an.

01F4000006716430-photo-r-sultats-twitter.jpg

« TWTR » coté au NYSE

La progression du nombre d'utilisateurs demeure en revanche bien réelle. Au troisième trimestre 2013, Twitter comptait près de 232 millions d'utilisateurs actifs mensuels, contre 157 un an plus tôt, ce qui constitue également une hausse de 39% sur un an. Twitter insiste sur sa forte pénétration mobile, un critère de choix pour les réseaux sociaux alors que l'usage des smartphones ne fait que progresser. Sur ce point, le site de microblogging dispose d'un temps d'avance sur Facebook avant son introduction en bourse.

Dans le document transmis à la SEC, il affirme tirer 70% de ses revenus publicitaires du mobile. Mais encore, 76% de ses utilisateurs actifs mensuels utilisent un mobile pour accéder au service.

Pour son introduction en bourse, Twitter mise sur la discrétion. À la différence de Facebook, le site ne sera finalement pas coté au Nasdaq, place de choix pour de nombreuses firmes high-tech, mais bel et bien sur la première place boursière des États-Unis, le New-York Stock Exchange. Son symbole sera "TWTR". L'introduction semble désormais imminente, et devrait désormais se compter en une poignée de semaines. Dans l'affaire, les sommes en jeu n'ont rien en commun avec la cotation de Facebook. Twitter pourrait en effet se contenter de lever un milliard de dollars, lorsque que la firme de Mark Zuckerberg, en dépit d'un lancement chaotique, avait levé 15 fois plus.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

Il va pleuvoir des radars tourelles, avec 1 200 installations supplémentaires d'ici 2020
Traçage numérique : Emmanuel Macron officialise l'arrivée prochaine d'une application
Porn : Macron veut
Trop chers, pas assez autonomes, les véhicules électriques n'intéressent qu'un français sur dix
Radars tourelles : on les croyait indestructibles, ils ne résistent pourtant pas à la colère de citoyens
Amazon suspend provisoirement l'activité de ses centres de distribution français
De nouveaux modèles climatiques ont été créés... et la situation est pire que prévue
Le nucléaire provoque-t-il moins de morts que le solaire ou l’éolien ?
Convention citoyenne pour le climat : les propositions phares retenues, et leur avenir
Émissions de CO2 : l'Assemblée nationale vote l'augmentation du malus à 20 000 euros
scroll top