Test Sony Inzone H7 : une entrée en matière séduisante mais délicate à ce tarif

Matthieu Legouge
Spécialiste Hardware
01 juillet 2022 à 17h45
0
Test Sony Inzone H7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Avec sa nouvelle marque Inzone, Sony porte l’ambition de répondre à la demande des joueurs PC comme consoles. Se positionnant juste au-dessous du H9, l’Inzone H7 en reprend presque toutes les caractéristiques, la réduction de bruit active en moins. Résolument haut de gamme, ces casques gaming sont censés profiter de l’expertise du fabricant en matière d’audio ; retour d’expérience après quelques semaines passées sur nos oreilles.

Sony Inzone H7
  • Design soigné et très confortable
  • Basses rondes pour un son typé
  • Scène sonore large et profonde
  • Double connectivité simultanée
  • Microphone passable, sans plus
  • Spatialisation sans grande surprise
  • Tarif élevé

Lorsqu’un grand nom comme Sony annonce le lancement d’une nouvelle marque, c’est un petit évènement pour le secteur concerné. L’arrivée d’Inzone sur le marché des équipements dédiés au gaming ne constitue pas pour autant une surprise majeure ; Sony exploite son image de marque en l’associant aux domaines d’expertise pour lesquels il est reconnu, à savoir l’image et le son.

D’un côté avec ses moniteurs Inzone M9 et M3, de l’autre avec ces casques Inzone H3, H7 et H9, Sony propose désormais un écosystème de périphériques autour de sa PlayStation 5, des équipements qui cible bien sûr les joueurs consoles, mais surtout et plus largement les PCistes. Se positionnant avec des tarifs assez élevés, Sony va toutefois devoir prouver la pertinence et l’efficacité de sa nouvelle formule. On y regarde d’un peu plus près avec notre test du Sony Inzone H7.

Prix et disponibilité

Cette nouvelle gamme de casques de jeu se distingue par des tarifs relativement élevés et un positionnement haut de gamme. Exclusivement filaire, l’Inzone H3 est commercialisé contre la somme de 100 €, les Inzone H7 et H9 sont quant à eux des casques sans fil à double connectivité et embarquent des fonctionnalités supplémentaires. Ils sont respectivement vendus contre 230 € pour le premier et 300 € pour le second modèle. L’ensemble de la gamme est disponible depuis le 28 juin 2022.

Fiche technique Sony Inzone H7

Résumé

Type de casque
Fermé
Forme
Circum-aural
Son surround virtuel
Oui
Compatibilité surround
Tempest 3D

Conception

Type de casque
Fermé
Taille des transducteurs
40mm
Type de transducteur
Transducteur dynamique
Forme
Circum-aural
Pliable
Non
Contrôle du volume
Sur le casque
Micro
Oui
Ergonomie du micro
Rétractable
Poids
385g

Connectivité

Compatibilité
PS5, PS4, Android, iOS, Windows, Linux, MacOS
Sans-Fil
RF 2,4 GHz
Version bluetooth
Bluetooth 5
True Wireless
Non
NFC
Non
Liaison filaire
Non

Alimentation

Autonomie
40h
Connectique de charge
USB Type C
Batterie amovible
Non
Recharge via boîtier
Non

Spécifications audio

Codecs Bluetooth
SBC, AAC
Bande passante (Fréquence Mini)
5 Hz
Bande passante (Fréquence max)
20 000 Hz
Réduction de bruit active
Non
Son surround virtuel
Oui
Compatibilité surround
Tempest 3D
Logiciel compagnon
Sony Inzone Hub

Design : un mélange des genres réussi

Deux constats s’imposent lorsque l’on découvre le casque pour la première fois. Comme pour son moniteur Inzone M9 que nous avons déjà passé en revue, le casque Inzone H7 reprend le code couleur et l’esthétique de la PlayStation 5 pour aboutir sur un périphérique qui s’intègre parfaitement à l’écosystème du fabricant. En revanche, le design en lui-même ne semble pas pleinement nouveau avec une conception qui rappelle clairement la dernière formule du WH-1000Xm5.

Test Sony Inzone H7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Le mélange des genres est plutôt réussi, quand bien même l’Inzone H7 est un casque imposant à première vue et avec lequel on ne passe pas inaperçu. Les coques sont larges et profondes, chacune agrémentée d’un conduit sur l’arrière qui est là pour aider à la reproduction des basses fréquences. L’arceau est assez souple et surtout bien rembourré avec une mousse très confortable qui vient se caler sur le sommet du crâne. Malgré un tarif loin d’être accessible, le casque utilise comme principal matériau un plastique qui parait bon marché. Quelques grincements se font entendre à l’usage, notamment lorsqu’il s’agit d’ajuster les oreillettes.

Test Sony Inzone H7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Hormis cela, il faut avouer que le casque est très plaisant une fois installé sur nos esgourdes. La pression sur le sommet du crâne est presque inexistante, mais c’est surtout l’absence d’effet « pince » autour des oreilles qui est satisfaisante. Au final, le poids du casque avec ses 325 grammes est très bien réparti et l’Inzone H7 est l’un des casques les plus confortables que nous avons pu tester ces derniers temps. Ajoutez à cela une excellente isolation passive qui parvient correctement à atténuer la majorité des sons environnants ; bien sûr cela reste léger et sans aucun doute bien en retrait de ce que propose l’Inzone H9 avec sa réduction de bruit active.

Test Sony Inzone H7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Du côté de l’ergonomie, l’Inzone H7 est un casque assez simple. On y retrouve un ajustement des oreillettes par rapport à l’arceau, un réglage suffisamment ample pour adapter le casque à la plupart des morphologies. Le tissu des coussinets est quant à lui très doux au toucher, ces derniers sont d’ailleurs longs et larges, de quoi accueillir et englober même les plus grandes oreilles. Enfin, on apprécie le fait de pouvoir faire pivoter les oreillettes sur 90°, c’est toujours agréable lorsqu’il s’agit de laisser reposer le casque autour du cou.

Test Sony Inzone H7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Un rendu audio très efficace en jeu

L’Inzone H7 nous a positivement surpris dès les premières notes jouées avec un rendu très agréable à l’oreille. On y perçoit d’abord une reproduction convaincante des graves, le son est chaleureux avec des basses fréquences puissantes et bien rondes, accompagnés par des aigus qui ne manque pas de détails, mais dont l’équilibre semble en retrait. Cela résulte sur un profil sonore qui ne laisse pas indifférent, clairement taillé pour l’immersion en jeu. On parcourt nos FPS favoris avec une sensation de découverte, comme si l’environnement sonore du jeu avait soudain une ampleur et une profondeur nouvelle. À cela s’ajoute une excellente stéréophonie : l’Inzone H7 tient la promesse d’un casque taillé pour le jeu et la compétition.

Tout n’est pas rose non plus, car les bons côtés du H7 en ce qui concerne l’expérience de jeu ne le sont pas forcément lorsqu’il s’agit d’une écoute purement musicale. Malgré la présence d’un égaliseur au sein de l’application Inzone Hub, la restitution risque de déranger certains utilisateurs en raison d’une coloration évidente et d’une perte de précision lorsque l’on touche aux paramètres d’égalisation. Les amateurs de basses fréquences seront toutefois ravis de leur achat ; si le casque offre déjà un rendu chaleureux de base, l’égaliseur lui permet de mettre à profit ses bonnes capacités de ce côté-ci. Parfait pour nos playlists de musiques électroniques et hip-hop, beaucoup moins pour celles de musiques classiques et de jazz. Précisons aussi que si l’égaliseur peut aider pour personnaliser le rendu sur PC via l’application Inzone Hub, ce n’est pas le cas via Bluetooth ou sur la PS5 ; de ce côté Sony a encore quelques efforts à fournir pour étendre les fonctionnalités de l’application sur d’autres types d’appareils.

C’est d’autant plus dommage que Sony propose son application « 360 Spatial Sound Personalizer » sur smartphone, avec ses casques Inzone. Celle-ci n’est toutefois utile que pour créer un profil audio pour créer une expérience de son spatial personnalisé. En substance, il s’agit de prendre des photos de nos oreilles afin de créer un profil de spatialisation unique. La proposition est intéressante, à cela près que l’audio spatial de l’Inzone H7 n’a rien d’extraordinaire. Selon nous, son activation n’apporte que peu de bénéfices, il accentue certaines fréquences et ajoute des effets de réverbérations, mais on n’y retrouve pas la sensation d’un réel environnement 3D comme c’est le cas sur de trop rares casques gaming. Pour le reste, le casque est bien compatible avec d’autres solutions d’audio spatial, à commencer par le Tempest 3D de la PS5.

Fonctionnalités et autonomie

L’Inzone H7 est un casque facile à vivre au quotidien. Son micro sur perche souple et ses quelques commandes quasiment toutes situées sur l’oreillette droite débouchent sur un usage intuitif et sans prise de tête. On profite d’un bouton d’allumage/extinction, d’un autre dédié à la connexion Bluetooth, et d’une commande scindée en deux pour contrôler la balance entre le son du jeu (de la source) et celui du chat vocal. L’oreillette gauche ne comporte quant à elle qu’une molette de volume et l’entrée USB-C pour la recharge. On regrettera peut-être que le micro ne soit pas amovible ou au moins rétractable, quoi qu’il en soit l’Inzone H7 n’est pas vraiment un modèle de compacité pour un usage nomade.

Test Sony Inzone H7 © Matthieu Legouge
L’emballage renferme le strict minimum en matière d’accessoires : un câble USB-A vers USB-C pour la recharge, l'adaptateur USB, accompagné d’une paire d’autocollants. Sony a toutefois pris soin d’utiliser un packaging dépourvu de plastique. © Matthieu Legouge pour Clubic

En ce qui concerne l’autonomie, l’Inzone H7 dispose d’une durée de vie moyenne avec la promesse de 40 heures d’écoute via le dongle. Nous avons pu vérifier les propos de Sony, la batterie nous a tenu presque deux semaines à raison de deux à trois heures d’utilisation par jour, au total nous avons légèrement dépassé les 40 heures d’utilisation. En revanche, difficile de savoir où nous en sommes de la batterie, seul le logiciel Inzone Hub donne une indication à ce propos par le biais de quatre petites barres qui, finalement, ne nous disent pas grand-chose sur son état.

En revanche, il est à noter la bonne stabilité de la connexion via le dongle. La portée semble assez lointaine puisque nous parvenons à changer de pièces sans aucune perte de connexion, ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres casques. La double connectivité proposée ici accorde une certaine polyvalence aux deux casques (totalement) sans fil de Sony, on regrette toutefois l’absence d’une connectique filaire, il ne fait pas de doute que c’est celle-ci qui joue le plus sur les possibilités de connexion avec la majorité des appareils. Parmi les particularités de cette double connectivité, L’Inzone H7 autorise d’utiliser les deux signaux simultanément. Les joueurs PS5 vont apprécier cette fonctionnalité, ils peuvent par exemple avoir le son de la console tout en étant connecté en chat vocal sur Discord via leur smartphone. Pour les joueurs PC, on peut citer la possibilité de prendre des appels tout en conservant le son du jeu. Par contre, ne comptez pas sur la connexion Bluetooth pour jouer sereinement, la latence est bien trop élevée.

Sony Inzone Hub : un logiciel utile au quotidien

Sony Inzone Hub_4 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Sony n’a pas fait les choses à moitié pour le lancement de ses casques et de ses moniteurs. Ces deux séries d’équipements sont prises en charge par le logiciel maison Inzone Hub. Celui-ci donne accès à un égaliseur à 10 bandes, permet d’activer le son spatial, de gérer et tester le microphone, ou encore de de régler le « sidetone » à savoir le retour son de votre voix. On profite également de « réglages de synchronisation d’application », il s’agit d’enregistrer des profils différents en choisissant sur quels jeux (ou applications) ils vont s’appliquer ; très pratique au quotidien. Enfin, il peut possible de choisir le comportement du casque pour la mise en veille, avec un arrêt plus ou moins rapide (de cinq minutes à trois heures).

Sony Inzone Hub_5 © Matthieu Legouge
Sony Inzone Hub_6 © Matthieu Legouge

Un microphone en demi-teinte

Terminons par évoquer le microphone, dont le rendu est malheureusement trop imparfait à notre goût. Si l’on apprécie l’option sidetone et la fonction sourdine en relevant la perche, nous sommes toutefois déçus de sa qualité de captation. Non pas que le micro ait du mal à capter notre voix, le rendu reste intelligible en toutes circonstances, mais il a tendance à la dénaturer avec un sentiment de compression assez présent. Rien de rédhibitoire, mais on s’attendait à un peu mieux d’un casque à ce tarif.

Sony Inzone H7 : l'avis de Clubic

8

Vu le tarif demandé pour cet Inzone H7, nous nous attendions à une prestation sans aucune faille de la part de ce casque qui ambitionne de se faire une place sur un marché déjà bien occupé. Sony rend une bonne copie avec le H7 et n’est finalement pas loin de proposer un produit à qui il est difficile de faire des reproches. D’abord au niveau du design, certes imposant, mais des plus confortables, également au niveau du son car le H7 fait bonne impression malgré quelques déséquilibres, ou encore avec une double connectivité efficace et polyvalente bien qu’une connectique filaire ne serait pas de trop.

Les prestations sonores sont très correctes, mais ne vous attendez pas à retrouver quelque chose d’aussi maitrisé que ce qu’offre les casques nomades du fabricant, on ressent le penchant gaming du H7 qui tente avant tout de nous en mettre plein les oreilles. Le microphone est un autre exemple sur lequel Sony peut faire mieux. Si la captation est intelligible, elle n’est pas à la hauteur d’un casque que l’on paye le prix fort.

Finalement, le Sony Inzone H7 est un casque que l’on peut recommander sans aucun mal, mais dont le prix se justifie difficilement face à une concurrence qui parvient à faire mieux sur plusieurs points.

Les plus

  • Design soigné et très confortable
  • Basses rondes pour un son typé
  • Scène sonore large et profonde
  • Double connectivité simultanée

Les moins

  • Microphone passable, sans plus
  • Spatialisation sans grande surprise
  • Tarif élevé

Design et confort 9

Qualité audio 8

Microphone 7

Polyvalence 9

Autonomie 7

Cet article contient des liens d'affiliation, ce qui signifie qu'une commission peut être reversée à Clubic. Les prix mentionnés sont susceptibles d'évoluer. 
Lire la charte de confiance
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
0
0

Derniers tests

Test Corsair Vengeance RGB DDR5-6000 CL36 : l'Américain baisse le tarif de sa DDR5, pas les performances
Test Oppo Find X5 Lite : un smartphone aussi performant que séduisant ?
Test be quiet! Shadow Rock 3 : une valeur sûre pour refroidir sans se ruiner
Test realme Narzo 50i Prime : sur tous les fronts, mais n'excelle nulle part
Test NZXT Kraken 120 : tout simplement le meilleur kit AiO 120 mm ?
Test Noctua NH-D15 : la référence absolue du ventirad est toujours au top
Test Cooler Master MA612 Stealth : un ventirad d'une rare élégance, mais pas si discret que ça
Test Mercusys Halo H80X : un kit Wi-Fi Mesh au rapport qualité-prix imbattable ?
Test Bowers & Wilkins PX7 S2 : le plus premium des casques ANC s’améliore presque partout
Test ASUS ROG Ryujin II 360 : quand le watercooling joue la carte du luxe
Haut de page