Le Royaume-Uni veut de l'énergie solaire directement captée depuis l'espace, une idée inspirée par Isaac Asimov

16 novembre 2020 à 12h25
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Les autorités britanniques envisagent la construction de stations solaires en orbite, pour capter l’énergie solaire et alimenter le pays en électricité. Très ambitieux, ce projet n’en est pas moins envisageable, estime le gouvernement.

En 2019, les énergies renouvelables constituaient la première source d’électricité au Royaume-Uni . D’après le World Resources Institute, le pays a en outre réduit ses émissions de CO2 d'environ 40 %, soit plus que tout autre grand pays industrialisé actuellement. Le Royaume-Unis souhaite désormais aller bien plus loin dans la production d’une énergie propre. 

Signé Isaac Asimov

Le plan est digne d’une œuvre de science-fiction… Et pour cause, l'idée même a été évoquée par l’un des maîtres du genre, Isaac Asimov, en 1941.

Le gouvernement britannique souhaite ainsi développer un système d’énergie solaire basé dans l’Espace, et exploitant d’imposants satellites dotés de panneaux solaires. L’énergie captée serait ensuite convertie en ondes radio à haute fréquence puis renvoyée à des récepteurs positionnés au sol et connectés au réseau électrique. 

Pour y parvenir, les autorités ont commissionné des recherches à ce sujet auprès de l’organisation Frazer-Nash Consultancy, qui va notamment s’occuper du design des satellites. Le Royaume-Unis va également recevoir l’aide d’Oxford Economics, qui dispose d’une expérience significative dans le domaine du spatial.

« Le Soleil ne se couche jamais dans l'Espace, donc un système d'énergie solaire spatial permettrait de fournir de l'énergie renouvelable à n'importe quel endroit de la planète, de jour comme de nuit, par temps de pluie ou de soleil. C'est une idée qui existe depuis des décennies, mais qui a toujours été perçue comme étant à des années de distance », explique Graham Turnoch, directeur général de l’Agence spatiale britannique. 

Un défi technique et environnemental

La faisabilité du projet est notamment induite par l’impressionnante baisse des coûts des lancements spatiaux, boostés par le secteur privé et la compétition. Comme le précise le gouvernement dans un communiqué, le défi technique que représente l’assemblage des satellites est également considérable, mais pas impossible. 

Un porte-parole déclare par ailleurs : « Alors que les effets du changement climatique s'accentuent, d'éminents instituts de recherche et des agences gouvernementales consacrent de nouveaux fonds et une attention particulière aux nouvelles approches visant à réduire le réchauffement de la planète ».

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