Des caméras de surveillance capables de détecter les comportements suspects

le samedi 07 juillet 2018
AI Guardman est une caméra de sécurité à la pointe de la technologie. Ce système de surveillance est en effet équipé d'une intelligence artificielle qui permet de repérer les comportements suspects et d'éviter les vols à l'étalage.

À l'essai depuis quelques semaines dans plusieurs grandes enseignes japonaises, ce dispositif de surveillance vidéo a plus d'un tour dans son sac. Fabriqué conjointement par la start-up Earth Eyes Corp et NTT East, le leader des télécoms au Japon, AI Guardman aurait, semble-t-il, déjà permis de réduire les vols à l'étalage de près de 40 % dans les magasins où il a été installé.

Une IA qui repère les voleurs


Sa méthodologie est simple : les caméras de surveillance scrutent les entrées et les sorties des clients ainsi que les rayons, alors que de son côté l'IA compare les différents comportements avec une base de données qui regroupe les profils courants et les attitudes des voleurs. Ce logiciel open source qui permet d'analyser le langage corporel a été mis au point par l'université Carnegie Mellon située à Pittsburgh, aux États-Unis. Dès qu'un comportement douteux est identifié, la caméra envoie une alerte accompagnée d'une photo du suspect sur le smartphone du vendeur, ce qui permet à ce dernier d'agir rapidement.



Ce système de surveillance automatisé devrait être commercialisé dès le mois d'août pour la modique somme de 2 150 $, ainsi qu'un abonnement mensuel de 40 $ qui permettra d'avoir accès au cloud computing.

Et la liberté individuelle dans tout ça ?


Malgré les questions concernant les libertés individuelles que soulève la surveillance automatisée, ce dispositif a de quoi intéresser les commerçants : il est accessible à tous les magasins du pays puisqu'il ne nécessite que peu de connaissance technique, et sera vendu à un faible coût comparé à la perte d'argent que représente le vol à l'étalage.

Reste aux commerçants japonais à éprouver la fiabilité de ce nouveau système de surveillance, déjà critiqué pour ses erreurs et ses mauvaises identifications.
Modifié le 06/07/2018 à 14h24
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