SSD : le passage au 25 nm ne se fait pas sans heurts

L'arrivée des premiers SSD composés de cellules de mémoire Flash gravées en 25 nanomètres ne se fait pas sans heurts, comme ont pu le constater les premiers acheteurs, avec par exemple des modèles OCZ proposant une capacité réelle inférieure à celle qui est affichée. En dépit des bénéfices induits par le 25 nm, les fabricants se doivent donc d'avancer prudemment.

Attendu par les consommateurs, du fait de la baisse des prix qu'il est censé entraîner, le passage au 25 nanomètres a d'ores et déjà commencé chez certains spécialistes du stockage sur mémoire Flash. OCZ, par exemple, a silencieusement remplacé les cellules 34 nm qui équipaient jusqu'ici les Vertex 2 par leurs successeurs gravés en 25 nanomètres. Problème : si la référence commerciale reste la même, ces cellules plus denses offrent une moins bonne résistante à l'usure, et il convient de revoir l'agencement interne du SSD pour en garantir la durée de vie.

OCZ trop pressé ?

Tout SSD récent embarque pour mémoire une réserve de cellules dans laquelle il ira piocher si certaines zones dédiées au stockage deviennent défectueuses. Cette précaution, baptisée Over-provisioning, vise comme le rappelle Hardware.frà répondre au principal défaut des cellules de mémoire Flash : leur usure, qui intervient après un nombre données de cycles lecture / écriture.

Pour accompagner le passage au 25 nm, les fabricants doivent donc augmenter la taille de la zone d'over-provisioning. Si la capacité physique du disque reste inchangée, cette augmentation se fait au détriment de la zone de stockage réservée à l'utilisateur, comme l'ont découvert les premiers acheteurs de Vertex 2 25 nm chez OCZ. Selon les modèles, la capacité accessible avant formatage sur ces modules de 64 Go passe ainsi à 55 ou 60 Go.

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Un impact significatif est par ailleurs attendu au niveau des performances, avec des réductions pouvant se monter jusqu'à 50% lors du travail sur certains types de fichiers. Conscient d'un défaut de communication, OCZ a ouvert une procédure de retour qui permettra aux clients mécontents de récupérer gratuitement un SSD équivalent, mais muni de cellules 32 Gb plutôt que 64 Gb. Un logiciel, baptisé Nand ID Tool, sera par ailleurs prochainement mis à disposition des clients qui ne sont pas sûrs de la nature de leur disque.

Corsair plus prudent

Son compatriote Corsair a choisi de jouer cette période de transition plus prudemment, en n'intégrant des modules 25 nm qu'à des références aisément identifiables. Proposées au sein de la gamme Force (contrôleur SandForce), elles seront reconnaissables à leur suffixe « -A  ».

Dans un premier temps, Corsair se cantonnera au F115-A (115 Go) et au F80-A (80 Go), annoncés aux tarifs respectifs de 215 et 169 dollars aux Etats-Unis. On observera que le différentiel avec les équivalents 34 nm est bien réel puisque le F120 (120 Go donc) et le F80 sont quant à eux facturés 249 et 199 dollars. Selon le fabricant, l'impact sur les performances serait bien réel, mais pas forcément négatif. Il vaudra mieux attendre des tests indépendants pour s'en assurer.

D'autres enfin ont choisi d'en rester en 34 nm, à l'image de Mushkin qui vient d'annoncer qu'il n'était pas, pour l'instant, dans ses intentions de faire évoluer ses SSD vers le 25 nm.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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