Pour François Hollande, les "géants d'Internet" doivent participer à la régulation du Web

24 février 2015 à 11h22
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Le chef de l'Etat souhaite que les services en ligne coopèrent davantage à la lutte contre les contenus racistes. François Hollande entend redéfinir le cahier des charges des « géants d'Internet » en la matière.

François Hollande souhaite mettre les services en ligne devant leurs responsabilités lorsque des propos ou des contenus racistes ou antisémites sont publiés. Le président de la République confirme que l'arsenal juridique sera renforcé dans les prochains mois, le droit pénal pourrait être invoqué lorsque un message « de haine, raciste, antisémite ou homophobe » est publié.

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A l'occasion du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président de la République lance un rappel. « Si vraiment les grands groupes d'Internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation. Nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'Internet et je vous assure que nous contrôlerons son application », ajoute-t-il.

François Hollande reprend ici le discours de Bernard Cazeneuve, lors d'une récente visite dans la Silicon Valley. Le ministre de l'Intérieur a appelé à une « meilleure coordination dans la lutte contre le recrutement terroriste en ligne » avec Google, Facebook, Microsoft ou bien encore Twitter.

Les précédents racistes et antisémites sur Twitter

Si les termes du chef de l'Etat sont volontairement forts, la régulation des propos racistes ou antisémites a déjà connu plusieurs péripéties en France. Fin 2012, certains organismes comme SOS Racisme et l'UEJF alertaient les pouvoirs publics quant aux messages haineux publiés sur Twitter, suite à la diffusion du film La Rafle à la télévision.

Des hashtags comme « unbonjuif » ou « unbonmusulman » associés à des discours racistes étaient alors visibles sur le service de micro-blogging. Après la colère des associations représentatives, Twitter avait collaboré avec elles en consentant à supprimer les tweets signalés. En sa qualité d'hébergeur, la plateforme est sommée de supprimer des messages dont le caractère est manifestement illicite après avoir reçu une notification.

François Hollande doit recevoir en avril prochain ces « géants d'Internet » afin de discuter des mesures qu'il souhaite mettre en œuvre.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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