Test de la Sonos Beam : le meilleur compromis pour la musique et le home cinema compact

Alban Amouroux
Spécialiste Audio Vidéo
06 juin 2019 à 12h17
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Après la Playbar et la Playbase, Sonos a décidé avec la Beam de faire entrer le home cinema connecté dans tous les salons. Cette barre de son compacte trouvera sa place au pied de tous les téléviseurs. Elle dispose de fonctionnalités connectées complètes et d'une évolutivité intéressante pour faire du home cinema sans fil. Cette barre de son mérite vraiment le détour.

Au départ, Sonos s'était engagé dans l'audio sans fil uniquement. Après avoir sorti ampli et enceintes connectées, la marque s'est par la suite intéressée au home cinema. La barre de son Playbar et le plateau sonore Playbase occupent une surface non négligeable. Cela peut ne pas coller avec les attentes de tout le monde. Et surtout avec la place disponible dans le salon. La Beam est donc la troisième enceinte Sonos tout-en-un pour le home cinema, la plus petite, la plus logeable, la plus universelle.

La barre de son est en effet l'une des enceintes les plus plébiscitées actuellement. Elle améliore grandement le son du téléviseur. Elle fait office de système HiFi à l'occasion, ses possibilités sont souvent en retrait dans ce domaine. Mais avec la Beam, Sonos a créé un mix films et musique, où les performances sont identiques dans les deux domaines.

Huit membranes dans une si petite barre

La Sonos Beam mesure seulement 65 cm de large. Cela correspond à peu près à la base d'un écran de 32''. Pourtant, dans un format si réduit, Sonos a réussi à caser pas moins de huit membranes. Elles occupent une bonne partie du pourtour de la barre. La grille recouverte de tissu acoustique occupant la façade avant, les côtés et l'arrière n'est donc pas factice.

Sonos a placé en plein centre de la façade un unique tweeter. Son rôle est de reproduire les voix avec le plus de précision possible. Il est accompagné de deux woofers, un de chaque côté. Ils s'occupent des canaux gauche et droit tout en précisant le son au centre.

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Deux autres woofers sont installés aux extrémités, orientés à 45° environ vers l'extérieur. Leur but à eux est d'ouvrir l'ambiance sonore tout en élargissant l'image stéréo. La Beam est compatible Dolby Digital (mais pas DTS). Les informations des différents canaux seront distribuées sur les quatre woofers afin de créer une ambiance sonore la plus immersive possible.

Les trois membranes restantes sont des radiateurs passifs. Une astuce de plus en plus utilisée dans les enceintes compactes pour améliorer la réponse dans les basses fréquences. Sonos a créé un chemin interne pour l'onde interne. Cet air en mouvement contribue également au refroidissement des composants électroniques. Deux de ces radiateurs sont placés en face avant, le troisième à l'arrière.

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Il reste encore un peu de place pour la connectique, mais elle est réduite au minimum. Comme sur toute enceinte Sonos, un port Ethernet sert à la liaison filaire si vous ne souhaitez pas utiliser le WiFi. Le seul autre connecteur prend la forme d'une prise HDMI ARC. Elle reçoit le son provenant du téléviseur et de toutes les sources qui lui sont reliées.

Un adaptateur livré avec la Beam transforme cette entrée HDMI en une entrée optique. Ainsi, vous pourrez relier la sortie audio d'un téléviseur un peu ancien ou de toute autre source numérique. Le cordon HDMI est fourni également par Sonos, une attention rare. On peut regretter l'absence d'une entrée analogique. Elle est réservée à l'enceinte Play:5, aux boîtiers Connect et Amp de la marque. Et comme c'est traditionnel chez Sonos, il faudra se passer du Bluetooth.


Multi assistants vocaux

Le dessus de la Sonos Beam est recouvert d'une peinture matte en accord avec la grille. La Beam est disponible en blanche ou en noire. Quatre touches sensitives sont positionnées au centre de cette face supérieure : un classique play/pause, deux touches à double fonction pour modifier le volume ou changer de plage et une touche pour les micros. Cinq micros à longue portée capteront vos ordres vocaux.

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La stratégie de Sonos est claire : ne pas associer de façon figée ses enceintes avec un seul assistant vocal. Pour l'instant, Amazon Alexa peut être activé sur la Beam. Dans quelques semaines, vous pourrez choisir alternativement Google Assistant. Logiquement, la Beam ne présente aucune caractéristique particulière d'Alexa (le cercle bleu) ou de Google (les quatre petites LED). En revanche, pour des questions sans doute politiques, il ne sera pas possible d'activer les deux assistants simultanément.

La qualité de captation de la Beam est parfaite. Elle nous entend toujours lorsque nous prononçons Alexa, même avec un fort niveau sonore. C'est une généralité que l'on peut appliquer aujourd'hui à la quasi-totalité des enceintes intelligentes. Ce n'est plus un critère de différenciation, ou presque. Près de la Beam ou à l'autre bout de la pièce, elle a toujours capté notre voix.

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L'intégration Alexa chez Sonos est globale. C'est-à-dire que la Beam permet de piloter les autres équipements Sonos de la maison, même ceux dépourvus de cette fonctionnalité. Il est possible de lancer la musique dans telle ou telle zone. Mais il n'est toujours pas prévu de pouvoir grouper et dégrouper les zones Sonos. Seule alternative : créer des groupes Alexa dans l'app Amazon Alexa, uniquement avec les enceintes Sonos équipées d'Alexa, la One et la Beam.

Calibrage audio Trueplay en fin d'installation

L'installation Sonos est toujours aussi simple. Celle de la Beam comprend quelques étapes supplémentaires liées à l'utilisation en home cinema. Après avoir connecté la Beam au réseau, l'app demande si un caisson de basses et des enceintes surround doivent être associés. C'est l'une des forces de Sonos dans ce domaine.

Il est possible de partir de la barre de son Beam puis de compléter le système par la suite avec un caisson de basses, le Sonos Sub. Puis de passer au 5.1 avec des enceintes surround. Ce peut être une paire de Sonos One ou bien un Sonos Amp relié aux enceintes de votre choix. Vous obtenez ainsi un système home cinema complet sans fil entre les éléments.

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La phase suivante concerne l'association avec le téléviseur. Si vous avez relié la Beam en HDMI, la reconnaissance est immédiate grâce à la fonction bidirectionnelle ARC. En liaison optique, vous pourrez apprendre les codes infrarouges de la télécommande de votre TV à la Beam.

Enfin, l'app vous propose de passer au calibrage audio via Trueplay, une technologie propre à Sonos. Avec votre iPhone vous quadrillez la pièce en le déplaçant de bas en haut pendant que la Beam joue des sons un peu étranges. Il est dommage que Trueplay ne soit pas accessible aux smartphone Android. Encore plus simple, la Beam pourrait utiliser ses propres micros pour le calibrage ? Ce n'est pas prévu à ce jour. Lors de notre test, le Trueplay a toujours cette facilité à dégraisser le son : il devient moins boomy, plus précis.

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Intelligibilité, basses, ambiance, tout est là

La Sonos Beam, comme tous les appareils Sonos, sait accéder à une multitude de sources audio dématérialisées. Les webradios, votre musique partagée en réseau et, bien entendu, les services de streaming. Nous lançons notre playlist de test depuis Tidal pour définir la signature sonore de la Beam.

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Par défaut, le loudness est toujours actif à l'installation d'une nouvelle enceinte Sonos. La Beam ne rechigne pas à fournir un peu plus de basses qu'à l'habitude. A ce titre, elle est dans le même esprit que la petite Sonos One. Un grave très propre, dynamique, mais légèrement exagéré. Tandis que l'aigu est assez précis pour nous laisser entendre tous les détails des voix et des cuivres sur les enregistrements jazz.

La Sonos Beam assure sur l'électro sans problème, et sans avoir besoin de forcer. Sonos utilise une sorte de limiteur évitant au grave de déborder, même à fort volume. C'est toujours punchy et assez étonnant venant d'une barre de son aussi compacte. Nous ressentons clairement la matière et le coffre de cette enceinte.

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En écoute cinéma, les haut-parleurs placés aux extrémités justifient tout leur intérêt. Dans notre pièce plus large que profonde, la scène sonore déborde allègrement sur les côtés et crée une ambiance en 3D. Tandis que les voix restent toujours focalisées au centre de l'action, même si l'on n'est pas installé pile en face de l'écran. Les graves sont forcément un peu en retrait sur les grosses scènes d'actions. Il y a de l'impact, mais il manque toutes les nappes dans le bas grave capables d'assoir un système pour nous plonger totalement dans le film. Pas de mystère, si c'est votre objectif, il faudra passer au caisson de basses Sonos Sub.

Utilisation mixte HiFi et home cinema

Il existe des barres de son plus HiFi, des barres plus home cinema (Dolby Atmos, etc.), certaines avec un caisson de basses fourni, d'autres avec plus de connectique. La Sonos Beam est une réussite de par ses multiples capacités réunies en un seul produit. Elle sait tout faire, et elle le fait bien.

La Beam est recommandable en enceinte HiFi, dans la même lignée que la petite Sonos One. Dépourvue de décodeurs multicanaux modernes, elle sait reproduire une ambiance grand format à partir de n'importe quelle source. Elle n'a qu'une entrée HDMI/optique, mais c'est la reine des services audio en streaming.

Enfin, sa signature sonore la rend assez performante sur la quasi-totalité du spectre sonore pour pouvoir se passer de caisson dans une petite pièce ou en appartement. La Sonos Beam est un complément idéal à un écran plat pour qui ne veut pas trop encombrer son salon en goûtant aux joies du son home cinema.

Sonos Beam

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Les plus

  • Ambiance 3D
  • Précision des voix
  • Multi assistants vocaux
  • Calibrage Trueplay

Les moins

  • Calibrage uniquement via iPhone
  • Pas de Bluetooth
  • Aucune entrée analogique

Audio9

Ergonomie9

Finitions9



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