650 000 dollars pour cracker l'anonymat de la blockchain Monero

05 octobre 2020 à 18h30
15

Contrairement au Bitcoin, Monero a basé sa politique sur l’anonymat de l’utilisateur. Aujourd'hui, les régulateurs US veulent en finir avec cet anonymat.

Depuis que le Bitcoin existe, une idée reçue consiste à penser que les transactions qui y transitent sont anonymes. Or ce n’est que quelques années après le développement de la crypto-monnaie que des développeurs ont décidé de créer un protocole plus soucieux de la vie privée des utilisateurs.

Anonymat et pseudonymat

Pour l’énorme majorité des blockchains, plusieurs informations sont publiques, parmi lesquelles l’adresse publique d’un portefeuille, mais aussi le montant d’une transaction, l’adresse de l’expéditeur…

Ces informations sont ainsi consultables publiquement sur les explorateurs de blocs et permettent de vérifier, notamment, le temps de vérification d’une transaction, voire de surveiller certains portefeuilles. 

La blockchain Bitcoin est donc considérée comme « pseudonyme ». Monero, au contraire, a concentré tous ses efforts pour fournir une algorithme de chiffrement censé assurer l’anonymat maximum pour les utilisateurs lors de l’envoi d’une transaction.

Une maigre récompense pour cracker l’algorithme

650 000 dollars, telle est la récompense offert par le gouvernement américain pour celui ou celle qui parviendra à cracker l’algorithme de Monero.

Toutefois, il n’est pas si simple de venir à bout du chiffrement de Monero. Certains experts ont déjà essayé par le passé et n’y sont jamais parvenus. À tel point qu'un majorité d'expert pense aujourd’hui que personne n’en est capable.

Les rares fois où Monero a livré ses secrets, faisaient suite à des bugs rapidement corrigés. La capitalisation boursière de cette crypto-monnaie est aujourd'hui évaluée à presque 2 milliards de dollars.

Qu’en pense-t-on chez Clubic ?


L’obsession des Etats-Unis à vouloir savoir ce qui se déroule sur cette blockchain interroge. Les plus gros blanchiments d’argent sont aujourd'hui réalisés par des banques fiduciaires et non sur la blockchain ; aussi ces 650 000 dollars n'auraient-ils pas dû être investis dans la lutte contre l’évasion fiscale ? Utilisées de la sorte, cette somme ne risque-t-elle pas plutôt de servir une forme de réduction des libertés numériques ?

Source : Cointelegraph

Modifié le 06/10/2020 à 09h50
15
13
Partager l'article :
Voir tous les messages sur le forum

Actualités récentes

Ambitieux, le Japon vise la neutralité carbone à 2050
Un utilisateur de crypto-monnaies déplace 1,15 milliard de dollars de Bitcoin (BTC)
Il y a du Cloud gaming sur Facebook, mais pas sous la forme d'un service
Test Bose QC Earbuds : d'excellents écouteurs, à un détail près
L'enceinte connectée Google Nest Mini à un excellent prix
Skype va très prochainement supporter les appels à 100
Pas moins de 500€ de réduction sur le vidéoprojecteur Mi 4K Laser 🔥
L'Italie ouvre une enquête sur les deepfakes de Telegram
La Nintendo Switch Pro pourrait être équipée d'un écran Mini-LED
Les GeForce RTX 3060 et 3060 Ti arriveront dès novembre
scroll top