Avec le U145, Airbus décline l'un de ses hélicoptères les plus connus en appareil sans pilote. Pensé d'abord pour transporter du fret, ce démonstrateur ouvre aussi la voie à des missions civiles et militaires plus larges.

Avec le drone U145, la capacité d'emport sera supérieure à celle d'un hélicoptère H145. ©Airbus
Avec le drone U145, la capacité d'emport sera supérieure à celle d'un hélicoptère H145. ©Airbus

Airbus commence à imaginer ses hélicoptères sans pilote à bord. Dévoilé lors du salon international de l'aéronautique de Berlin (ILA 2026), le U145 reprend la base du H145 pour en faire un drone cargo autonome, capable d'emporter du fret sans équipage.

L'idée est à la fois simple et ambitieuse. Plutôt que de concevoir un appareil entièrement nouveau, Airbus conserve la cellule, la puissance et la charge utile d'un hélicoptère déjà éprouvé, tout en remplaçant le cockpit par des capteurs, des systèmes de pilotage automatisés et un espace mieux adapté au transport.

Un hélicoptère connu, mais sans cockpit

Le U145 ne part ainsi pas d'une feuille blanche. Il dérive directement de la famille H145, dont plus de 1 800 exemplaires sont en service dans le monde. Airbus s'appuie donc sur une plateforme déjà largement utilisée pour accélérer le développement et limiter les risques industriels. Cette version se base aussi sur les travaux effectués sur l'hélicoptère Cabri G2, transformé en 2019 en drone aéronaval (VSR700) pour la Marine nationale française.

Le démonstrateur du drone U145 sans ses pales. ©Airbus
Le démonstrateur du drone U145 sans ses pales. ©Airbus

Dans cette version sans pilote, l'appareil abandonne son cockpit physique au profit d'aménagements dédiés au fret. Il reçoit notamment une porte de chargement à l'avant, une table rabattable et un plancher cargo spécifique. Avec une masse maximale au décollage d'environ 3 800 kg et une charge utile annoncée jusqu'à 1 180 kg, le U145 vise clairement la logistique lourde.

Airbus imagine déjà plusieurs usages pour son appareil, du ravitaillement aux opérations de secours, en passant par la surveillance, la lutte contre les incendies ou, encore, le rôle de « porte-drones » embarquant des modèles plus petits. Un premier vol avec pilote de sécurité est prévu fin 2026, avant une mise en service envisagée au début des années 2030.

Source : Airbus