C'est une réussite qui va faire du bien à SpaceX. Le booster Super Heavy a réussi un test crucial, nous rapprochant du premier vol de 2026 pour la mégafusée Starship.

Le booster Super Heavy pendant le test de résistance cryogénique. ©SpaceX
Le booster Super Heavy pendant le test de résistance cryogénique. ©SpaceX

En 2025, Starship a réussi deux de ses cinq vols test. Assez pour que SpaceX passe à l'étape suivante du développement de son lanceur ultra lourd : la V3, plus grande et plus puissante. Mais dès son premier test de résistance cryogénique, le premier étage Super Heavy a subi une importante anomalie et explosé. De quoi encore repousser le calendrier déjà très serré de l'entreprise.

Test de résistance cryogénique réussi pour Super Heavy

Mais ce n'est plus qu'un lointain souvenir. Ce 10 février, SpaceX a effectué avec brio ce même exercice, qui consiste à vérifier que la structure et les réservoirs supportent les contraintes extrêmes qu'ils subiront le jour du lancement.

Concrètement, le booster a d'abord été pressurisé à température ambiante, avant que ses réservoirs ne soient remplis à plusieurs reprises avec de l'azote liquide ultra-froid. Celui-ci sert de substitut au méthane et à l'oxygène liquides qui alimenteront la fusée en vol. Pendant six jours, le lanceur a ainsi subi plusieurs cycles de refroidissement intense et de montée en pression, afin de simuler les conditions réelles d'une mission.

Prochaine étape : l'installation des 33 moteurs sous le Super Heavy, puis un tir statique au sol. Le second étage, Starship, va pour sa part être transféré vers le site d'essais afin d'y subir sa propre campagne de tests cryogéniques. Si tout se déroule comme prévu, SpaceX pourrait tenter un nouveau vol d'essai complet avant la fin mars.

SpaceX sous pression

SpaceX a la pression, elle qui vient tout juste d'opérer une fusion historique avec xAI en vue d'entrer en Bourse. Plus tôt cette semaine, Elon Musk revoyait ses priorités et annonçait vouloir bâtir une ville sur la Lune d'ici à 10 ans, repoussant ses ambitions martiennes jusqu'alors prédominantes.

De quoi permettre à la société de s'aligner parfaitement avec le gouvernement américain, qui accélère pour implanter une base lunaire avant la Chine. Et pour y parvenir, la NASA n'hésitera pas à bousculer la hiérarchie, alors que le Starship doit acheminer des astronautes sur la Lune lors de la mission Artemis III.

Compte tenu du retard accumulé par la mégafusée, il n'est plus exclu de voir l'agence se tourner vers Blue Origin, et Jeff Bezos le sait pertinemment.

Source : Ars Technica