Google n'est visiblement pas rassasiée dans l'intelligence artificielle (IA). L'entreprise vient d'avaler les meilleurs talents de Hume AI, start-up qui se spécialise dans les modèles vocaux.

Google recrute les talents d'une start-up d'IA. ©BAIVECTOR / Shutterstock
Google recrute les talents d'une start-up d'IA. ©BAIVECTOR / Shutterstock

Et ce n'est pas pour rien. La voix va devenir prépondérante dans les interactions entre les humains et l'intelligence artificielle. Dans ce contexte, comprendre les émotions et l'humeur d'un utilisateur est essentiel, et c'est justement sur cet aspect que la firme de Mountain View souhaite se renforcer.

Spécialiste de l'IA émotionnelle

Car Hume AI est considérée comme une pionnière dans l'IA dite « émotionnelle ». Ses modèles sont en mesure de copier le timbre d'une voix, mais également le rythme des paroles et même certaines intonations. Surtout, ils sont formés à détecter les émotions humaines dans la voix des utilisateurs.

« En termes d'intelligence, les modèles d'IA sont déjà très performants, mais en termes d'utilité générale, c'est-à-dire leur capacité à comprendre vos émotions et à vous aider à atteindre vos objectifs, nous pensons qu'il y a encore beaucoup à faire », explique John Beadle, cofondateur et associé directeur d'AEGIS Ventures, qui a investi dans Hume AI.

Le P.-D.G de la start-up et doctorant en psychologie, Alan Cowen, va ainsi rejoindre les équipes de Google DeepMind aux côtés de sept autres ingénieurs dans le cadre d'un accord de licence. Leur objectif : peaufiner Gemini pour développer un mode vocal hautement sophistiqué. D'ailleurs, ce deal pourrait aussi jouer un rôle dans le futur Siri, qui reposera en grande partie sur l'IA de Google.

Gemini est le nom du plus performant grand modèle de langage de Google. ©Evolf / Shutterstock
Gemini est le nom du plus performant grand modèle de langage de Google. ©Evolf / Shutterstock

Pratique devenue courante

Ce type d'opérations commence à devenir la routine au sein de la Silicon Valley, où les géants de l'IA ont désormais pris l'habitude de débaucher les équipes des start-up, sans forcément les racheter entièrement. On frôle, tout de même, avec la légalité.

La firme de Mountain View a déjà utilisé ce procédé avec Windsurf et Character AI, tandis que Microsoft a attiré les employés d'Inflection AI en 2024, jeune pousse alors très prometteuse. Même son de cloche pour Meta avec la start-up Scale AI. Et les exemples sont encore nombreux.

De son côté, Hume AI prévoit de générer 100 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2026. Et malgré l'implication de Google, elle ne compte pas mettre un terme à ses activités commerciales.

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Sources : Wired, TechCrunch