La voiture autonome de Google est contrainte de se doter d'un volant

01 juin 2018 à 15h36
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La voiture sans volant de Google va finalement devoir s'équiper du nécessaire pour que le pilote du véhicule puisse reprendre les commandes à tout moment : les autorités californiennes viennent de modifier les règles en vigueur en matière de tests de véhicules autonomes.

La Californie est le berceau de Google, ce qui en fait également l'Etat américain de prédilection pour l'entreprise en matière de tests de véhicules autonomes. La firme de Mountain View teste depuis 4 ans ses voitures capables d'emmener les passagers d'un lieu à un autre sans que ces derniers n'aient à toucher le volant. D'ailleurs, pour prouver la fiabilité de sa démarche, Google n'en a même pas mis dans sa dernière voiture électrique.

Destinée à rouler à une vitesse maximum de 40 km/h - même si elle pourra dépasser les limitations de vitesse à hauteur de 16 km/h lorsque la situation l'exigera - cette voiture pas comme les autres devrait prochainement être testée de manière intensive en Californie, puisque Google prévoit de la produire à 100 exemplaires. Néanmoins, elle devra sacrifier l'un de ses aspects les plus intrigants, à savoir l'absence de pédales et de volants. En effet, les autorités de l'Etat ont modifié la réglementation jusque-là en vigueur pour les tests de voitures autonomes : le conducteur doit désormais «  être capable de reprendre à tout moment le contrôle physique du véhicule sur la voie publique », rapporte le Wall Street Journal. Une situation impossible avec la voiture de Google, pour des raisons évidentes.

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Pour l'entreprise, deux solutions sont possibles : soit restreindre les tests à des routes privées, ce qui évite l'ajout d'un volant et autres pédales, mais limite l'impact de l'expérience en situation réelle, soit d'opter pour l'ajout des éléments manquants. Google s'orienterait dans la seconde direction, « pour respecter les lois californiennes » : un système de contrôle manuel du véhicule serait ainsi mis en place de manière temporaire, pour la durée des tests. « Avec ces ajouts, nos conducteurs pourront tester les fonctionnalités de la conduite automatique, tout en ayant la possibilité de prendre le contrôle du véhicule si nécessaire » explique un porte-parole de la firme.

Etat d'accueil de très nombreuses entreprises de technologies, la Californie se veut particulièrement concernée par les essais en matière de véhicules autonomes, et cherche des solutions pour minimiser les risques liés à ces expériences. Une démarche qui explique le changement de son règlement en la matière, qui prendra effet le 16 septembre prochain. L'Etat oblige également les entreprises investies dans ce type d'expériences à contracter des assurances à hauteur de 5 millions de dollars minimum, pour couvrir les frais d'éventuels accidents impliquant des véhicules autonomes.

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