Le veilleur d'écran[s] S01E11 📺 Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. mérite la rédemption

14 décembre 2019 à 15h33
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Dans un contexte où l'offre en matière de séries n'a jamais été aussi pléthorique, le Veilleur d'écran[s] se propose d'être votre guide à travers les saisons. Qu'il s'agisse d'une ancienne série aujourd'hui culte, d'un carton récent ou d'un show plus anonyme, cette nouvelle chronique vous aidera à ne perdre votre temps qu'en bonne compagnie.
Marvel's Agents of SHIELD

Avec sa première saison extrêmement médiocre (pour rester poli), très nombreux ont été les téléspectateurs à abandonner Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D. et à ne pas donner leur chance aux saisons suivantes. Si de prime abord ce choix est fort compréhensible, je m'apprête pourtant à présenter pourquoi, à mon humble avis, il s'agit d'une erreur...

Accompagnez la lecture de cet article avec la musique de la série :

Un démarrage Inhumain

J'ai déjà fait quelques très légers écarts par rapport à la mission première de cette chronique, qui reste celle de vous recommander des séries qui, à mon sens, touchent la perfection du doigt et donc méritent amplement votre temps libre. Néanmoins le pas de côté que je m'apprête à réaliser ici est sans aucun doute la plus grosse exception faite depuis le lancement du veilleur d'écran[s]. Nous allons en effet parler de Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D. (que nous écrirons AoS dans la suite de l'article), un show loin d'être parfait et qui pourtant, à force d'efforts et de bonnes idées au fil des saisons, mérite finalement une véritable réhabilitation.


Pour celles et ceux qui l'ignoreraient, AoS est une série dérivée, qui fait donc officiellement partie intégrante du MCU (l'univers cinématographique Marvel, composé à ce jour de 23 films). Comme son nom l'indique, le spectateur y suit les aventures des agents du S.H.I.E.L.D. (pour « Strategic Homeland Intervention, Enforcement, and Logistics Division »). Derrière cet acronyme aussi indigeste que protecteur se cache une agence gouvernementale américaine chargée d'espionner et, surtout, de maintenir la sécurité et la paix dans un monde plus super-héroïque que jamais, menacé par des forces pas toujours terrestres.

Passer le mur du Coulson

Cette fameuse agence est dirigée par Phil Coulson (incarné par le sympathique Clark Gregg, au sourire contagieux), que l'on aperçoit d'ailleurs pour la première fois dans Iron Man et que l'on retrouve ensuite dans plusieurs films du MCU. La série repose ainsi sur la volonté de mettre en lumière le S.H.I.E.L.D et ses membres, dont l'importance et le travail sont souvent éclipsés, au cinéma, par les super héros de la licence.

Malheureusement, nous le disions, contrairement à d'autres shows Marvel comme Daredevil ou Jessica Jones, qui ont su convaincre dès la première saison, AoS a manqué le coche.


Diffusée sur ABC à partir de 2013, la série, pourtant créée en partie par Joss Whedon (créateur de Firefly et Buffy, mais aussi réalisateur d'Avengers, vous conviendrez qu'il y a pire comme CV), accumule les défauts pendant une grande majorité de la première saison (mauvais rythme, scénario et dialogues peu passionnants, niveau de jeu de certains acteurs très léger...).

À tel point que le titre est rapidement boudé et moqué, à raison, par presque tout le monde. D'autant plus que la chaîne retient un format de 22 épisodes, une longueur de moins en moins répandue et appréciée.

Skye is the limit

Aussi, quand une saison 2 est malgré tout annoncée, avec un format par ailleurs toujours aussi long, beaucoup ne se donnent pas la peine de lui laisser sa chance. Ce qui n'a pas été mon cas, vous l'aurez compris, et notamment pour deux raisons : j'aime le MCU et je n'écoute jamais assez de la musique composée par Bear McCreary... et puis je développe souvent une sorte de syndrome de Stockholm lorsque j'ai commencé une série, même mauvaise.

Sauf qu'à partir de cette saison 2, - devrais-je même dire, dès les excellents épisodes 16 ou 17 de la saison 1 - et jusqu'à la saison 6, qui a été diffusée il y a peu, (notez que la saison 7 à venir l'an prochain sera la dernière), la qualité d'AoS augmente de manière quasi permanente, et ce dans tous les domaines !


Outre les connexions, souvent fort sympathiques, avec des événements, entités et personnages des films qui sortent en salle en parallèle (la fin de la saison 1 est par exemple très liée à Captain America: The Winter Soldier et à Hydra), tel un diesel AoS prend confiance en elle du côté du scénario et de son ambition.

Elle n'hésite ainsi pas à aller piocher des éléments dans les comics Marvel pour enrichir le MCU, proposant en passant des fils rouges et des antagonistes de plus en plus intéressants. Si les fans devraient être contentés, la série ne laisse pas pour autant les néophytes, qui ne regardent pas (tous) les films, en bord de route.


Hail Hydramaqueen

Ainsi, toutes les saisons (et la 4 en tête) proposent des moments et twists véritablement formidables et surprenants. Et en fin de compte, le fait que les saisons soient longues ne fait qu'allonger le plaisir. Ne pas vous donner plus de détails pour étayer mon propos me crève le cœur, mais je préfère ici sincèrement vous encourager à regarder cette série plutôt que de prendre le risque de vous spoiler.

Je ne vous dirais donc que ceci : la qualité d'écriture s'accroît également de manière exponentielle ; l'évolution et les dialogues de certains personnages, au fil des épisodes, sont capables d'arracher des sourires sincères ou de mouiller les yeux, à plusieurs reprises, et ce notamment grâce à une complicité ambiante tangible. On sent véritablement que toutes les personnes impliquées devant et derrière la caméra donnent leur maximum pour se faire pardonner un démarrage que l'on qualifiera, poliment, de difficile.

Voyez comme je le disais déjà avec poésie en 2014

« Agents of S.H.I.E.L.D. recèle une véritable combinaison de générosité, de créativité et d'ambition »


Avec AoS, les obstacles apparaissent nombreux de prime abord : la majorité de la saison 1 donc, mais aussi l'absence à l'écran de personnages des films pour des questions de budget ou de droits, le format 22 épisodes ou encore la légère rechute de qualité de la saison 6 et sa triste prise de distance avec le MCU à cause des événements des deux derniers films Avengers, compliqués à prendre en compte.

Malgré tout ça, je ne peux que crier mon amour pour AoS et vous inciter à braver ces défauts. Car en son sein, la série recèle une véritable combinaison de générosité, de créativité et d'ambition qu'elle est la seule à proposer parmi les nombreuses séries Marvel aujourd'hui diffusées.


Cette série est pour vous si :

- Vous voulez toujours plus de MCU en attendant les prochains films
- Vous aimez les personnages sympathiques aux évolutions riches
- Vous avez la patience de subir (ou la foi de sauter) la saison 1

Cette série n'est pas pour vous si :

- Vous n'en pouvez plus du MCU
- Les saisons de 22 épisodes ce n'est plus possible
- Vous n'avez pas la patience de subir (ou la foi de sauter) la saison 1


À l'heure où sont rédigées ces lignes, aucune plateforme de streaming ne propose Agents of S.H.I.E.L.D.. Reste à voir si elle arrivera sur Disney+ chez nous l'an prochain ou non, mais en attendant il est possible de la récupérer en numérique ou en physique dans vos boutiques préférées.

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