Le veilleur d'écran[s] S01E09 📺 Laissez Cosmos vous mettre des étoiles plein la tête

29 novembre 2019 à 15h28
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Dans un contexte où l'offre en matière de séries n'a jamais été aussi pléthorique, le Veilleur d'écran[s] se propose d'être votre guide à travers les saisons. Qu'il s'agisse d'une ancienne série aujourd'hui culte, d'un carton récent ou d'un show plus anonyme, cette nouvelle chronique vous aidera à ne perdre votre temps qu'en bonne compagnie.
Cosmos

Vous avez envie de vous cultiver, d'enrichir vos connaissances scientifiques, mais vous recherchez quelque chose d'un peu plus palpitant qu'un insipide reportage mal doublé, comme il en passe à la télévision depuis des années ? J'ai ce qu'il vous faut : Cosmos : Une odyssée à travers l'univers.

Accompagnez la lecture de cet article avec la musique de la série :

Un cerveau cultivé, Sagan à tous les coups

Jusqu'à présent, cette chronique est restée dans le territoire assez classique du divertissement, pur et simple. Aujourd'hui, il est temps d'aller plus loin, à travers l'espace et le temps. Non, il n'est pas question de Doctor Who (reposez moi ce tournevis sonique, merci), mais d'une série documentaire, Cosmos : Une odyssée à travers l'univers (ou Cosmos: A Spacetime Odyssey dans la langue de Carl Sagan). Si vous ne connaissez pas ce dernier, c'est que vous êtes probablement un peu jeune (et que je suis donc un peu vieux, damn it).


Cet Américain, scientifique et astronome de son état, est également à l'origine de l'émission documentaire Cosmos: A Personal Voyage. La série qui nous intéresse aujourd'hui est d'ailleurs la suite de ce show culte des années 1980, remarqué comme assez révolutionnaire pour son époque. Cette fois-ci, c'est l'astrophysicien à glorieuse moustache Neil DeGrasse Tyson qui se charge de la narration. Dans les coulisses on retrouve également Ann Druyan, la compagne de feu-Sagan et co-créatrice de la série originale.


Univers l'infini et au-delà

Les 13 épisodes de la première saison sont l'occasion pour Tyson d'aborder de nombreux sujets. Il est ainsi question de l'infiniment grand, comme l'espace et ce qui s'y trouve, de l'infiniment petit, comme l'ADN et les éléments microscopiques, ou encore de nombreux concepts tels que la gravitation, la lumière, l'électromagnétisme ou encore l'évolution et le temps qui passe. L'astrophysicien évoque également, à de nombreuses reprises, des hommes et des femmes à l'origine de découvertes capitales au fil des décennies. Bref, il y a à boire et à manger pour les curieux.


Pour raconter tout cela, la série n'hésite pas à varier intelligemment les styles visuels. Outre des plans classiques façon documentaire, forcément incontournables, on a ainsi droit à des images de Tyson parlant dans de jolis décors naturels ou devant un fond vert en plein voyage interstellaire dans le « vaisseau spatial de l'imaginaire », mais aussi à de nombreuses séquences réalisées intégralement en images de synthèse - et qui se révèlent, par ailleurs, d'excellente facture - ou encore à des scènes façon dessin animé, dans un style fort appréciable (style notamment utilisé pour narrer les chercheurs du passé).

Prêter l'oreille à Tyson

Cette alternance permet autant de donner du rythme à la série, évitant ainsi l'ennui, que d'en mettre plein les yeux du spectateur. Cosmos est en effet un documentaire à grand spectacle assumé. Les effets spéciaux sont dignes d'un film Marvel et même la musique, qui en fait souvent des caisses, donne l'impression que des super héros peuvent débarquer à tout moment. Et ce sentiment n'est pas un hasard, puisque le compositeur n'est autre qu'Alan Silvestri, un habitué des films du MCU (dont les deux derniers Avengers, rien que ça).


Mais si la forme est assez grandiloquente, Tyson et ses équipes n'oublient pas le fond pour autant : la mission première du show reste bien de cultiver le cerveau des spectateurs. Outre évoquer des faits scientifiques et historiques variés, le présentateur approfondit réellement ses sujets et philosophe régulièrement sur des thématiques liées, à commencer par la place de la Terre et de l'humain dans cette complexité qu'est le Cosmos.

« L'équilibre de Cosmos est véritablement à saluer et rarement se cultiver aura été aussi divertissant »


La profondeur globale de la série est ainsi véritablement appréciable, sans tomber dans l'écueil d'être trop complexe à appréhender ou intellectuellement indigeste. Cosmos s'attache, en outre, à respecter au maximum le style narratif de son ancêtre, et l'équilibre du tout est véritablement à saluer : rarement se cultiver aura été aussi divertissant.


Notez pour finir que si, comme moi, ce premier voyage de 13 épisodes vous laisse sur votre faim tant vous avez passé un agréable moment, une saison 2 sera bientôt disponible. Baptisée Cosmos: Possible Worlds et initialement attendue pour le printemps dernier, elle devrait normalement débarquer en mars 2020 (un trailer est d'ailleurs disponible en bas de cette chronique).

Cette série est pour vous si :

- Vous voulez apprendre des choses tout en vous divertissant
- Vous recherchez un documentaire pas comme les autres

Cette série n'est pas pour vous si :

- Vous n'aimez pas les débauches de moyens et les effets de manche
- Hey vous n'êtes pas venu ici pour apprendre, okay ?!


Proposée par le passé sur National Geographic, Arte ou encore Netflix en France, Cosmos est malheureusement aujourd'hui indisponible en streaming. Il faudra donc se tourner vers la location numérique, l'achat de DVD/Blu-Ray ou simplement attendre son potentiel retour en ligne avec la saison 2, dont voici d'ailleurs la bande-annonce :



Modifié le 16/03/2020 à 12h03
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