Présenté au CES 2026, le nouveau Stealth 16 AI+ marque l’arrivée d’un châssis plus arrondi et moins typé gamer chez MSI. Derrière ce design assagi se cache pourtant une configuration musclée, portée par un processeur Intel Core Ultra Panther Lake et une GeForce RTX 5000. De quoi rivaliser avec l’iconique Blade 16 de Razer ? Réponse dans ce test.

- La RTX 5080, même à l’étroit, reste redoutable
- L’écran OLED réactif et bien calibré
- Le nouveau design tout en rondeur
- Moins cher que ses concurrents directs
- Un core Ultra 9 atone
- La chauffe marquée en jeu
- Le châssis tout mou, qui craque de partout
- L’autonomie loin des promesses (6 heures)
Nous en avons déjà parlé sur Clubic, il y a pas mal de changements cette année dans les gammes de MSI. Outre une simplification quasi complète de son offre, le constructeur taïwanais a également entrepris de renouveler intégralement plusieurs de ses produits iconiques pour leur offrir des lignes plus douces. C’est le cas sur l’ultraportable Prestige 14 Flip AI+ que nous testions il y a peu, et ça l’est aussi sur le Stealth 16 AI+ qui nous intéresse aujourd’hui.
Ce gamer de 16 pouces « fin et léger » (comprenez que son encombrement est modéré en comparaison des gros modèles Raider aussi proposés par MSI) se positionne sur un segment du marché désormais bien chargé. Pile en face de lui sont en effet positionnés plusieurs ténors comme l’excellent Razer Blade 16, l’estimé ASUS ROG Zephyrus G16, ou, dans une moindre mesure, l’Acer Predator Helios Neo 16S AI. De bons, voire très bons, modèles capables de s’adresser aussi bien aux joueurs qu’aux utilisateurs créatifs.
Alors que permet le MSI Stealth 16 AI+ ? C’est ce que nous allons voir, mais avant toute chose, voici la fiche technique du modèle que MSI France nous a fait parvenir en prêt :
Fiche technique MSI Stealth 16 AI+ B3W (2026)
Résumé
| Processeur | Intel Core Ultra 9 386H |
| Taille de la mémoire | 32Go |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 5000 |
| Mémoire vidéo | 16b |
| Taille de l'écran | 16 pouces |
| Taux de rafraîchissement | 240Hz |
OS
| Système d'exploitation | Windows 11 |
Processeur
| Processeur | Intel Core Ultra 9 386H |
| Type de processeur | 16 cœurs / 16 threads |
| Fréquence du processeur | 4.9Hz |
| Finesse de gravure | 1.8m |
Mémoire vive
| Taille de la mémoire | 32Go |
| Type de mémoire | DDR5 |
| Nombre de barrettes | 2 |
| Nombre de slots mémoire libres | 0 |
Graphismes
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 5000 |
| Max-Q | Oui |
| Mémoire vidéo | 16b |
| VR Ready (réalité virtuelle) | Oui |
| Type mémoire vidéo | GDDR7 |
Écran
| Taille de l'écran | 16 pouces |
| Taux de rafraîchissement | 240Hz |
| Type de dalle | Dalle AMOLED |
| Type d'écran | OLED |
| Définition d'écran | QHD+ |
| Format de l'écran | 16/10 |
| Dalle mate / antireflet | Non |
| NVIDIA G-SYNC | Oui |
| Écran tactile | Non |
Stockage
| Configuration disque(s) | SSD NVMe |
| Disque principal | 1 To |
| Disque secondaire | 1 slot M.2 NVMe |
| Lecteur optique | Aucun |
| Emplacement mSATA/M.2 | M.2 (libre), M.2 (occupé) |
Connectique
| Connectiques disponibles | Ethernet - RJ45 Femelle, Thunderbolt 4/USB-C, USB 3.2, Jack 3,5mm Femelle Stéréo, HDMI 2.1 |
Réseau sans-fil
| Wi-Fi | Oui |
| Version Wi-Fi | 7 |
| Bluetooth | Oui |
| Version Bluetooth | 6 |
Équipement
| Haut-parleurs | Intégrés |
| Clavier | Azerty |
| Clavier rétroéclairé | Oui - RGB |
| Pavé numérique | Non |
| Lecteur d'empreinte digitale | Oui |
Caractéristiques physiques
| Longueur | 354mm |
| Largeur | 246mm |
| Épaisseur | 19.99mm |
| Poids | 1.99kg |
Dans cette configuration, le MSI Stealth 16 AI+ est affiché à un tarif recommandé de 3999 euros. Une version un peu moins coûteuse existe en France, avec cette fois une RTX 5070 Ti aux manettes.
Design : un châssis perfectible, mais tout en rondeur
L’adjectif compact correspond plutôt bien au gamer qu’est le MSI Stealth 16 AI+. Avec 354 x 246 x 19,99 mm pour 1,99 kg, l’appareil est un peu plus épais, mais moins lourd, que le dernier Blade 16. Ses mensurations sont également comparables à celles du ROG Zephyrus G16 2026, ou de son concurrent l’Acer Predator Helios Neo 16S AI évoqués plus haut. En la matière, MSI fait donc jeu égal avec ses rivaux, tout en offrant à ce nouveau modèle un look plus doux, et pour le coup encore moins typé « gaming » que ses adversaires.
L’appareil pourrait tout à fait être estampillé « MSI Prestige » tant ses lignes lui permettent de voyager incognito. Son châssis presque potelé, tout en courbes et rondeurs, confère par ailleurs à ce modèle un air bonhomme loin de l’agressivité qui transpire habituellement de ce genre de machines. Le Stealth 16 AI+ est donc aussi « furtif » que son patronyme le laisse présager, et c’est très bien comme ça.
On déchante en revanche un peu sur la qualité de construction de l’ensemble. Sur ce point, les modèles d’ASUS et Razer n’ont aucun souci à se faire, notre Stealth ne joue malheureusement pas dans la même cour. L’engin manque de rigidité. À défaut d’être taillé d’un seul bloc, façon unibody, son châssis en aluminium se tortille trop facilement et craque un peu sous la main. Il ne renvoie pas l’impression de solidité que l’on aimerait y trouver. Quant au revêtement noir mat choisi par MSI, il est élégant, mais salissant… Et donc perpétuellement terni par d’innombrables traces de doigts.
Ce manque de rigidité impacte d’ailleurs le clavier — à rétroéclairage RGB 4 zones seulement. Plutôt agréable, aussi bien en jeu qu’en bureautique à vrai dire (malgré l’absence de pavé numérique), ce dernier est trop mou en son centre. Dommage. La profondeur de course généreuse de ses touches et leur retour tonique compensent heureusement ce faux-pas. Le trackpad (XXL) s’avère quant à lui plutôt confortable et précis même si l’on reste loin, très loin, de la qualité de clics offerte par les nouveaux trackpads haptiques, que l’on ne trouve pour l’instant (et c’est triste) que trop rarement sur les machines gaming.
Les connectiques de notre Stealth 16 AI+ constituent un autre motif de mécontentement. Plus marginal, avouons-le.
Comprenons-nous bien, tout est là ou presque : les deux flancs de l’appareil sont ornés de trois ports USB-A 3.2 Gen 2, deux ports USB-C Thunderbolt 4, une prise Ethernet RJ45, une sortie HDMI 2.1 et une prise casque Jack 3,5 mm. Il ne manque rien à part peut-être du Thunderbolt 5 et un lecteur de cartes SD (pourtant rudement utile aux photographes et vidéastes que l’appareil courtise aussi).
Le problème vient plutôt de l’étrange répartition de ces connectiques. Aucun évent n’est présent sur les côtés du châssis et pourtant, ces différents ports sont tantôt trop espacés les uns des autres, tantôt serrés les uns aux autres. Bizarre, et pas très pratique, d’autant que le câble d’alimentation (centré sur le flanc gauche) encombre un peu.
Notre impression concernant la webcam et les haut-parleurs est globalement neutre. Pas de catastrophe à l’horizon, mais aucun motif de franche satisfaction non plus. Le capteur 1080p juché au-dessus de l’écran délivre une image qui manque cruellement de piqué, mais offre des couleurs plutôt justes. En clair, vous n’aurez pas l’air blafard lors de vidéoconférences. Ce module bénéficie par ailleurs des capteurs nécessaires à l’identification faciale via Windows Hello. À noter que l’identification biométrique est également possible par le biais d’un lecteur d’empreintes digitales placé dans le bouton de mise sous tension.
Côté haut-parleurs, MSI mise sur 2 woofers de 2 W et 2 tweeters de 2 W installés sous le châssis. Leur son, étouffé, n’est pas vraiment mémorable, il met surtout en valeur les voix et souffre d’un manque de relief assez frappant à l’écoute, au même titre qu’un volume trop limité.
Terminons par un point sur l’évolutivité de notre Stealth 16 AI+. En la matière, l’appareil est plutôt bon élève. Sa batterie est facile d’accès, on y trouve deux emplacements M.2 NVMe (dont un seul était occupé sur notre machine de prêt), un module Wi-Fi et des barrettes SO-DIMM DDR5 que l’on pourra remplacer au besoin. On a clairement vu pire !
Écran : une dalle OLED réactive et bien calibrée
Comme de nombreux autres constructeurs de PC portables gaming haut de gamme depuis deux ans, MSI fait le choix d’une dalle OLED QHD+ (2560 x 1600 pixels) et 240 Hz pour son Stealth 16 AI+. Vraisemblablement fabriquée par Samsung Display, cette dalle est censée couvrir à 100 % l’espace DCI-P3. Elle profite par ailleurs d’une certification VESA DisplayHDR True Black 600.
Dans le détail, ce panneau OLED s’avère très réactif, délivre une excellente qualité d’image, des couleurs chatoyantes et un contraste irréprochable, mais pèche — comme à chaque fois — sur la luminosité maximale et la réflectance.
À l’aide de nos outils de mesure et du logiciel DisplayCal, nous relevons en premier lieu une luminance maximale de 389 cd/m2 en SDR. C’est trop peu pour compenser les nombreux reflets qui apparaissent à l’écran dès qu’on utilise le PC dans une pièce très éclairée, ou près d’une fenêtre dans le train par exemple.
OLED oblige, le contraste est par contre infini. La profondeur des noirs permet de conférer un très bon relief à l’image affichée, mais a aussi pour contrepartie de générer un effet de halo (« blooming ») de temps à autre — surtout lorsqu’un élément très clair est affiché sur un fond totalement noir. Rien de bien méchant toutefois. Par ailleurs, les angles de vision sont parfaitement ouverts : il s’agit d’un autre avantage de cette technologie.
Sur le plan colorimétrique, l’écran de notre Stealth 16 AI+ souffre uniquement d’une température un peu trop chaude des couleurs. Tout du moins par défaut. Nous relevons en effet 6270 kelvins, ce qui dévie légèrement des 6500 kelvins idéalement attendus sur ce terrain.
En réalité, seuls les plus tatillons le remarqueront, et l’on arguera que l’écart entre les couleurs est quant à lui parfait. Nos outils mesurent en effet un DeltaE à 0,6 sur la dalle qui nous intéresse aujourd’hui. Idéalement, cette valeur doit être contenue entre 0 et 3 pour permettre une bonne fidélité colorimétrique. Nous sommes donc parfaitement dans les clous.
Sans surprise, les principaux espaces de couleurs sont enfin couverts aux niveaux attendus : à hauteur de 146 % pour le gamut sRGB, et de 103 % pour le spectre DCI-P3. Rien à redire là non plus. Cet écran conviendra autant aux gamers amateurs de belles images, qu’aux utilisateurs créatifs ayant besoin d’une excellente colorimétrie (graphistes, photographes, vidéastes…).
Performances : Panther Lake x Blackwell dans un gamer affiné… Ça donne quoi ?
Le MSI Stealth 16 AI+ s’appuie sur un tandem CPU / GPU de dernière génération, associant un processeur Intel Core Ultra de série 3 « Panther Lake » à une RTX 5000 « Blackwell ». Voici un récapitulatif de la fiche technique de notre modèle de prêt :
- Processeur Intel Core Ultra 9 386H (16 cœurs — 4 P-cores + 8 E-cores + 4 Low Power E-cores — 16 threads cadencés à un maximum de 4,9 GHz, 18 Mo de cache, 25 W de TDP par défaut, gravure 18A)
- 32 Go de mémoire vive (DDR5-7200)
- 1 To de SSD M.2 PCIe Gen 4 (deux emplacements M.2)
- Carte graphique dédiée NVIDIA GeForce RTX 5080 (16 Go de mémoire vidéo GDDR7, 125 W de TGP)
Cette configuration est censée être tenue en respect par un système de dissipation un peu léger à première vue, regroupant deux ventilateurs (qui inspirent l’air frais par-dessous le châssis et expirent l’air chaud par l’arrière, ainsi qu’à travers une fente placée au-dessus du clavier), et deux gros caloducs. Pas de chambre à vapeur ici, mais une pâte thermique à changement de phase. Ce dispositif peut dissiper jusqu’à 175 W au total, indique MSI, répartis entre le CPU (un peu) et le GPU (surtout).
Ce budget TDP global ne permet donc pas à la RTX 5080 de s’exprimer pleinement. Elle est en effet limitée à 125 W au maximum, au lieu des 175 W qu’elle peut atteindre sur d’autres machines un peu plus volumineuses (comme le MSI Raider 18 HX AI que nous testions l’an dernier, par exemple). Cependant, c’est là tout l’enjeu de MSI avec ce nouveau Stealth : faire tenir un maximum de performances dans un 16 pouces d’à peine 2 cm d’épaisseur… Ce qui implique forcément quelques compromis.
Commençons donc par les performances en termes de refroidissement. Malheureusement, le bilan n’est pas vraiment joyeux, notre Stealth 16 AI+ se caractérise par un échauffement difficile à ignorer lors des charges intensives et prolongées. En jeu, sur Cyberpunk 2077 puis Black Myth Wukong, après une bonne heure de stress tests divers, nous relevons jusqu’à 55 degrés au niveau du clavier et sur le trackpad, et un maximum de 70 degrés à l’arrière du châssis. Le bruit émis par les deux ventilateurs, malgré l’activation du mode turbo au préalable, ne dépassait toutefois pas les 51 à 52 dB selon notre sonomètre (placé à une quarantaine de centimètres de l’écran).
À défaut d’être trop bruyant, l’appareil est donc chaud. Trop chaud ? Suffisamment chaud en tout cas pour réduire le confort à l’usage. En jeu, l’utilisateur aura du mal à ignorer le problème. Le Stealth 16 AI+ souffre d’un système de dissipation sous-dimensionné. Du moins pour la configuration testée. Cela nous pousse à recommander les moutures moins puissantes de l’appareil, comme celle équipée de la RTX 5070 Ti. Car en l’état, notre modèle de prêt a du mal à maintenir son niveau de performance sur le long cours.
Avant de vous parler des performances graphiques, abordons d’abord celles du processeur. Les puces Intel Core Ultra de série 300 sont plus réputées pour leur maîtrise énergétique que leur puissance brute sur le plan CPU. Avec ses 25 W de TDP par défaut, notre Core Ultra 9 386H s’inscrit plutôt dans cette logique, délivrant des performances honnêtes mais loin d’être exceptionnelles pour la catégorie d’appareil qui nous intéresse ici. D’autant qu’il est fort mal exploité par la machine MSI.
Avec 120 points en calcul single-Core et 1165 points en multi-Core, notre Ultra 9 386H fait moins bien sur le Stealth 16 AI+ qu’un Core Ultra 7 356H (pourtant inférieur en gamme) sur le dernier Samsung Galaxy Book 6 Ultra. Sévèrement castrée, la nouvelle puce d’Intel fait donc pratiquement jeu égal avec un simple AMD Ryzen AI 9 HX 370… lancé en 2024. Pas de quoi se réjouir, d’autant que ces performances CPU limitées nuiront mécaniquement à celles de la RTX 5080.
Cela étant dit, pour la définition QHD+ visée, le nouveau 16 pouces compact de MSI s’en sort bien sur le plan graphique. En jeu, les titres les plus gourmands sont animés sans broncher, même si, une nouvelle fois, cette puce « Blackwell » brille plus sur l’efficacité redoutable de sa génération d’image (x4 voire plus sur les titres compatibles) et ses technologies embarquées que par sa puissance brute face à l’ancienne génération (RTX 4000).
Pour contexte, nous avons mesuré les performances GPU du Stealth 16 AI+ en QHD+ / Ultra, et trois types de réglages différents sont utilisés tour à tour pour chacun des deux titres testés. Le premier « run » est effectué avec le Path Tracing complet et la Multi Frame Generation x4. Il est suivi d’un second essai où l’on remplace le Path Tracing par le ray tracing « classique »… mais cette fois en désactivant la MFG pour pousser le GPU dans ses derniers retranchements. Enfin, nous procédons à un troisième essai, mais uniquement en rastérisation (ray tracing et MFG désactivés).
Voici alors les résultats obtenus :
- Sur Cyberpunk 2077, tout d’abord avec le Path Tracing actif, couplé à la Multi Frame Generation x4, et l’ensemble des réglages en Ultra, nous tenons le cap des 131 FPS. Cette moyenne retombe à 57 FPS lorsqu’on se contente du ray tracing en Ultra et du DLSS « Auto », mais sans génération d’images par IA. Enfin, en rastérisation (sans ray tracing et sans Frame Generation), mais avec l’ensemble des réglages toujours positionnés en Ultra, nous observons cette fois une moyenne de 98 FPS.
- Sur Black Myth Wukong, nous relevons pour commencer une moyenne de 118 FPS avec les réglages « Cinématiques » (les plus élevés disponibles), le ray tracing maximal, et la MFG x4. La RTX 5080 de notre Stealth s’en tient en revanche à 47 FPS lorsqu’on conserve les réglages « Cinématiques » et le DLSS, qu’on s’en tient au ray tracing minimal (impossible de faire autrement sur ce jeu), mais que l’on désactive totalement la Frame Generation. Enfin, en rastérisation, le titre est également animé à 47 FPS en moyenne (réglages « Cinématiques », avec le ray tracing entièrement coupé, et la frame generation désactivée elle aussi).
En benchmark sur 3D Mark, les bonnes performances graphiques de notre RTX 5080 se confirment. Par ailleurs, en modélisation 3D sur Blender benchmark, cette dernière affiche de solides résultats, devançant sans grande difficulté (et sans réelle surprise non plus) la partie GPU (40 cœurs) intégrée à la nouvelle puce M5 Pro d’Apple. Les deux puces ne jouent toutefois pas du tout dans la même cour d’un point de vue énergétique, ce qui explique ce décalage.
Terminons par un point sur les performances du SSD. MSI opte ici pour une barrette M.2 NVMe PCIe Gen 4 rapide. Avec 7029 Mo/s en lecture et 5808 Mo/s en écriture au compteur de CrystalDiskMark, les débits sont bons, suffisamment en tout cas pour la vaste majorité des activités visées par ce PC.
Autonomie : toute la journée sur batterie… Vraiment ?
Les PC portables gaming sont rarement des champions quand il s’agit de longues heures sur batterie. L’arrivée sur le marché des puces AMD « Strix Point » il y a deux ans avait commencé à amorcer une embellie en la matière, du moins pour certains modèles. Aujourd’hui, les processeurs Intel « Panther Lake » semblent reprendre le flambeau en permettant à certains modèles, équipés de GPU dédiés, de passer un cap en termes d’autonomie.
Équipé d’un Core Ultra 7 356H (couplé à une RTX 5070), le Galaxy Book 6 Ultra parvient par exemple à tenir près de 15 heures sur batterie. Ce n’est malheureusement pas le cas de notre Stealth 16 AI+, toutefois doté d’une grosse batterie de 90 Wh. MSI promet bien « une autonomie qui dure toute la journée » sur la page officielle de son PC… Mais nous n’avons pas réussi à atteindre ce nirvana sur notre modèle de prêt, qui s’éteignait en général au bout de 5 heures d’utilisation courante (navigation web, bureautique, lecture vidéo).
En lecture vidéo, suivant notre protocole habituel (lecture vidéo sur YouTube, via Edge, avec un casque branché, la luminosité de l’écran à 100 %, le rétroéclairage du clavier coupé et les paramètres les plus favorables à l’économie d’énergie — avec GPU dédié désactivé), nous avons tutoyé les 6 heures et 30 minutes avant l’extinction des feux.
La recharge se fait quoi qu’il en soit à l’aide du gros chargeur de 240 W fourni (comptez deux heures pour faire le plein), ou bien en utilisant la fonction d’alimentation d’un des ports USB-C, mais alors sans débloquer le plein niveau de performances de l’appareil.
MSI Stealth 16 AI+ : l'avis de Clubic
L’équilibre n’était pas facile à trouver. Avec son Stealth 16 AI+, MSI tâtonne encore un peu. Trop sensible à la chauffe, l’appareil souffle (sans mauvais jeu de mots) le chaud et le froid.
Avec lui, la marque taïwanaise amorce bien un changement de style que nous voulons saluer, accouchant d’un appareil plus mature, plus sobre et élégant que les précédentes générations de Stealth, mais aussi plus agréable à manipuler. Face à ses impeccables rivaux signés Razer, ASUS ou même Samsung, ce modèle 2026 souffre néanmoins d’une qualité de construction inférieure et d’un système de dissipation trop chiche pour tenir efficacement les rênes d’une RTX 5080 à l’étroit.
Une double faiblesse qui réduit, d’après nous, le potentiel de ce millésime. Reste qu’à 4000 euros, l’appareil compense par son placement tarifaire compétitif. À configuration équivalente, il est actuellement 400 euros moins cher qu’un Blade 16 2026 et près de 1500 euros moins coûteux (eh oui…) que le dernier ROG Zephyrus G16. Voilà qui donne à réfléchir et qui pousse à l’indulgence.
- La RTX 5080, même à l’étroit, reste redoutable
- L’écran OLED réactif et bien calibré
- Le nouveau design tout en rondeur
- Moins cher que ses concurrents directs
- Un core Ultra 9 atone
- La chauffe marquée en jeu
- Le châssis tout mou, qui craque de partout
- L’autonomie loin des promesses (6 heures)
Concurrence : quelles alternatives au Stealth 16 AI+ ?
- Une RTX 5090 surpuissante dans un châssis hyper fin
- Design revu et corrigé
- Le Blade 16 a (enfin !) un excellent clavier
- Une dalle OLED de toute beauté pour jouer et créer…
- La RTX 5070 Ti ne moufte jamais en QHD+
- Le clavier complet, avec pavé numérique
- Un 16 pouces compact et épuré
- Chauffe et bruit maîtrisés, confort assuré
- Panther Lake et Blackwell à la manœuvre
