Présenté au CES 2026, le ZenBook A16 est le premier PC portable motorisé par la nouvelle puce ARM Qualcomm Snapdragon X2 Elite Extreme. Une caractéristique remarquable qui n’est toutefois pas la seule, puisque le nouvel ultraportable d’ASUS peut également compter sur un châssis proprement aérien : 16 pouces pour 1,2 kg seulement. Voyons si ces deux atouts suffisent à en faire un grand cru.

Le ZenBook A16 et son écran (très) brillant. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Le ZenBook A16 et son écran (très) brillant. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
7  / 10
Asus Zenbook A16 (2026)
Aucune offre disponible pour ce produit.
Les plus
  • Beaucoup de puissance et un échauffement maîtrisé
  • L’élégance du châssis en Ceraluminum, sa légèreté insolente
  • Lecteur SD, haut-parleurs soignés, webcam convaincante…
  • Autonomie solide (jusqu’à 15 heures)
Les moins
  • Qualcomm encore à la traîne sur le plan graphique
  • Charnière et cadre d’écran fragiles
  • L’écran (au demeurant excellent) est un vrai miroir
  • Le clavier trop « plastique » au rétroéclairage incomplet
  • Trackpad non haptique

Vous vous rappelez peut-être du petit ZenBook A14, dévoilé au CES 2025. Son écran OLED, son châssis en Ceraluminum et son poids plume (980 grammes) ont fait des émules. Pile-poil un an plus tard, à l’occasion du CES 2026, ASUS nous montrait à Las Vegas le grand frère de ce modèle de 14 pouces. Nous parlons bien sûr du ZenBook A16 que nous avons désormais sur notre bureau. Ce dernier reprend la même formule que l’A14, mais en la déclinant en plus grand format… Tout en misant cette fois, et pour l’instant en exclusivité, sur les nouvelles puces Snapdragon X2 Elite Extreme.

Nous allons voir ensemble ce que nous propose ce nouveau ZenBook, au-delà de sa belle gueule, de la légèreté de son châssis et de sa puce ARM de nouvelle génération, mais avant toute chose, voici la fiche technique du modèle qu’ASUS France nous a fait parvenir en prêt :

Fiche technique Asus Zenbook A16 (2026)

Résumé
ProcesseurSnapdragon X2 Elite Extreme X2E94100
Taille de la mémoire48Go
Carte graphiqueAdreno X2-90
Taille de l'écran16 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
OS
Système d'exploitationWindows 11
Processeur
ProcesseurSnapdragon X2 Elite Extreme X2E94100
Type de processeurCache de 53 Mo, multicœur jusqu'à 4,7 GHz, 18 cœurs, 18 threads
Fréquence du processeur4.45GHz
Finesse de gravure3nm
Mémoire vive
Taille de la mémoire48Go
Type de mémoireDDR5
Graphismes
Carte graphiqueAdreno X2-90
Écran
Taille de l'écran16 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
Type d'écranOLED
Définition d'écran2880 x 1800 pixels
Format de l'écran16/10
Stockage
Configuration disque(s)SSD NVMe
Disque principal1 To
Lecteur optiqueAucun
Lecteur de carte mémoireCarte SD
Connectique
Connectiques disponiblesUSB 3.2, USB 4.0 Type C, Jack 3,5mm Femelle Stéréo, HDMI 2.1
Réseau sans-fil
Wi-FiOui
Version Wi-Fi7
BluetoothOui
Version Bluetooth6
Équipement
WebcamOui
Haut-parleursIntégrés
ClavierAzerty
Clavier rétroéclairéOui - Couleur unique
Pavé numériqueNon
Caractéristiques physiques
Longueur353.5mm
Largeur242.4mm
Épaisseur16.5mm
Poids1.2kg

Dans cette configuration X2 Elite Extreme, l’ASUS ZenBook A16 est affiché à 1999,99 euros en France. L’appareil ne sera toutefois livré qu’à compter du 24 avril prochain. Une mouture (beaucoup) moins bien équipée est aussi d’actualité, cette fois limitée à une dalle IPS Full HD+ ainsi qu’à un modeste Snapdragon X (X1-26-100) et 16 Go de RAM. Aucun tarif n’est encore précisé pour ce modèle, mais l’on regrette en tout cas qu’ASUS ne commercialise pas de configuration intermédiaire dans l’Hexagone : c’est tout… ou rien.

L'appareil, de dos. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Design : un ultraportable XXL catégorie poids mouche !

Avec 35,35 x 24,24 x 1,65 cm pour 1,2 kg, le nouveau ZenBook A16 est l’un des 16 pouces les plus légers du marché. Un tour de force dont ASUS commence à être coutumier, qui permet à cet ultraportable XXL d’être tout simplement 75 % moins lourd qu’un MacBook Pro 16 tout en affichant une diagonale d’écran comparable.

Pour en arriver là, le constructeur taïwanais mise une nouvelle fois sur sa « secret sauce », le Ceraluminum, un alliage d’aluminium au toucher minéral, proche de celui de la céramique, que l’on trouvait autrefois uniquement sur le capot des ZenBook S, et qui est désormais utilisé pour l’intégralité ou presque du châssis de ce nouveau modèle A16. En l’état, seuls le pourtour de l’écran et certaines pièces liées à la charnière sont en plastique.

Difficile de trouver un 16 pouces plus léger. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
L'ouverture maximale du capot. © Clubic
Petit détail, l'ancien logo ASUS se loge discrètement ici.

L’utilisation généralisée du Ceraluminum est l’un des atouts de l’appareil. Non seulement ce matériau est agréable à tripoter, mais il accroche peu les traces de doigts, s’avère globalement peu salissant et confère une vraie identité visuelle au ZenBook A16. À l’instar de son petit frère de 14 pouces, ce grand modèle profite d’ailleurs de lignes douces et courbées qui nous évoquent un peu celles d’un galet.

En résulte un produit élégant, profitant qui plus est d’un excellent niveau de finitions malgré la persistance d’un des défauts du Zenbook A14 l’année dernière : la relative fragilité de l’ensemble. Dans sa quête vers la légèreté, on sent qu’ASUS a dépouillé l’appareil de tout ce qui faisait de la masse. La charnière nous paraît donc une nouvelle fois trop fragile et le cadre d’écran résiste bien mal à la torsion. Heureusement, le reste semble plus costaud, mais l’on s’interroge quand même sur la capacité de l’appareil à résister aux utilisateurs les moins soigneux ou aux accidents du quotidien.

L'appareil, de face. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

ASUS fait par ailleurs à nouveau fausse route sur le clavier. Comme l’an dernier sur le ZenBook A14, ce dernier souffre d’un rendu très plastique, manquant de « consistance » (à défaut de savoir comment le décrire autrement), de touches trop plates et bruyantes, mais aussi d’un rétroéclairage incomplet, ne prenant pas en compte tous les caractères. Ajoutons à cela une faible profondeur de course, qui finit malheureusement de ternir l’expérience de saisie.

© Clubic
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Trop étriqué, trop "plastique", le clavier est l'un des points faibles du ZenBook A16. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Pour en avoir parlé avec l’un des cadres d’ASUS lors d’un évènement organisé cet hiver à Londres, on sait que chaque gramme de l’appareil a été méticuleusement soupesé, et que cela vaut aussi pour les pièces composant le clavier. Mais à force de chercher la légèreté, ASUS a manifestement perdu de vue le confort de ce qui reste, pourtant, un élément essentiel pour n’importe quel PC portable.

Le trackpad est heureusement meilleur… Sans toutefois être haptique. Une particularité qu’ASUS réserve pour l’instant à une maigre sélection d’appareils, dont le prometteur Expertbook Ultra. Cette absence fait quand même tâche sur un produit de cette pointure, affiché à 2000 euros. D’autant que la concurrence aligne désormais un nombre croissant de machines équipées de cette technologie.

Quoi qu’il en soit, ASUS se rattrape ici par une grande surface de glisse et par un bon niveau de précision. On apprécie par ailleurs les raccourcis intégrés, permettant de régler d’un slide la luminosité de l’écran ou le volume des haut-parleurs.

La webcam s'en sort plutôt bien, mais peut dire merci à Qualcomm ! © Clubic

Puisqu’on parle des haut-parleurs, continuons avec eux. Sans être les meilleurs de leur catégorie, il est évident qu’ASUS a fait un gros effort sur ce point par rapport à ses précédentes générations de PC portables. Grâce à eux, le Zenbook A16 fait preuve d’une qualité audio très appréciable, marquée par la présence de graves que l’on n’espérait pas forcément sur un produit aussi compact, d’une assez bonne dynamique, et d’un volume satisfaisant. Bref, du bon travail.

Dans le même goût, la webcam s’en sort par le haut… Surtout grâce à Qualcomm. En dépit d’un capteur 1080p fort modeste, la qualité d’image délivrée par la caméra s’avère correcte, avec un piqué certes brouillon, mais des couleurs naturelles (pour une fois !), doublées d’un rendu habilement débruité. Le traitement vidéo mené en temps réel par la puce de Qualcomm accouche tout simplement d’un petit miracle.

© Clubic
© Clubic

Le nouvel ultraportable grand format d’ASUS est par ailleurs flanqué de connectiques tout à fait respectables. Outre la présence de deux ports USB-4 Type-C attendus sur ce type d’appareils, l’engin s’équipe d’une sortie HDMI 2.1 pleine taille, d’un port USB-A 3.2, d’une prise Jack 3,5 mm et, surtout, d’un lecteur de cartes SD fort pratique pour les photographes. Un petit détail qui fait une belle différence. Bien joué, ASUS.

Terminons par une dernière note positive : l’accès aux composants internes de ce ZenBook A16 se fait facilement après avoir retiré la plaque inférieure du châssis (retenue par une dizaine de vis Torx T5 de deux longueurs différentes). On peut alors remplacer rapidement le SSD (M2 2280), changer aisément la batterie, ainsi qu’une partie des connectiques (modulaires). La RAM et le modem sont évidemment solidaires de la carte mère, et donc on en voudrait plus, mais ce n’est déjà pas si mal.

Les entrailles du ZenBook A16. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Écran : miroir, miroir, ô beau miroir…On peut reprocher bien des choses à ASUS, mais certainement pas d’installer de mauvais écrans sur ses PC portables. Depuis plusieurs années maintenant, la marque s’appuie fortement sur la technologie OLED pour offrir une expérience visuelle de haute volée à un nombre croissant de ses appareils. Le ZenBook A16 ne fait pas exception, en embarquant une dalle organique de 16 pouces affichant une définition 2,8K (2880 x 1800 pixels), une fréquence de rafraîchissement 120 Hz et 500 cd/m2 de luminance SDR maximale. Fort bien, mais il y a un hic. Un hic un peu trop habituel sur ce type d’écran. Les écrans OLED sont en effet réputés pour leur forte réflectance, et c’est malheureusement le cas sur l’appareil qui nous intéresse aujourd’hui. La grande dalle OLED du ZenBook A16 ne profite pas d’un traitement mat / anti-reflets. À l’inverse, elle prend des allures de miroir, en particulier dans les environnements très éclairés. Cette réflectance est suffisamment sévère sur l’écran de l’A16 pour se montrer, parfois, gênante à l’usage

L'écran OLED, ses belles couleurs et son contraste, sont contrebalancés par une réflectance sévère. © Clubic

Heureusement, l’écran Samsung Display choisi par ASUS est lumineux. Aidés de notre sonde et du logiciel de mesure DisplayCal, nous relevons un maximum de 484 cd/m2 de luminance maximale. Proche des 500 cd/m2 promis. Le contraste est pour sa part abyssal, et donc parfait, puisque la technologie OLED mise sur des pixels indépendants les uns des autres, capables de s’éteindre pour générer des noirs absolus.

Sur le plan colorimétrique, enfin, c’est (quasiment) un sans-faute. On relève par défaut une température des couleurs de 6659 kelvins, proche des 6500 kelvins idéalement attendus. Le Delta E est pour sa part donné à 1,03 très précisément par nos outils, c’est-à-dire pile-poil là où il doit être pour afficher une parfaite fidélité des couleurs. Les espaces de couleurs sRGB et DCI-P3 sont par ailleurs très généreusement couverts, à hauteur de 165 % et 117 % respectivement. Difficile de faire mieux.

© Clubic
© Clubic

Performances : le Snapdragon X Elite qu’on aurait voulu en 2024Beaucoup plus puissant (à tout point de vue) que le Snapdragon X Elite de 2024, plus rapide que les meilleures solutions Intel Panther Lake côté CPU (ce qui n’est au fond, pardon pour Intel, pas très difficile), mais plus lent que n’importe lequel de ses rivaux sur le plan graphique. C’est comme ça que nous pourrions résumer, en trois lignes, et de façon un tantinet lapidaire, ce que nous propose Qualcomm avec son Snapdragon X2 Elite Extreme : une puce que l’on aurait décidément adoré trouver sur les PC portables Windows Copilot il y a deux ans… Mais qui, en 2026, se contente de faire très bonne impression sans réellement prendre un avantage décisif sur la concurrence

Le Snapdragon X2 Elite Extreme est aux manettes. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous allons voir, point par point, comment le nouveau SoC haut de gamme de Qualcomm s’en sort sur l’ASUS ZenBook A16, mais rappelons d’abord la configuration testée :

  • Processeur Qualcomm Snapdragon X2 Elite Extreme (XE2-94-100) à 18 cœurs / 18 threads cadencés à un maximum de 4,7 GHz en boost, avec partie graphique Adreno X2-90 et NPU Hexagon développant 80 TOPS
  • 48 Go de mémoire vive intégrée LPDDR5x-9600
  • 1 To de SSD M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4
  • Connectivité Wi-Fi 7 et Bluetooth 6

Pour accueillir le Snapdragon X2 Elite Extreme dignement, ASUS ne mégote pas. En dépit de la légèreté ostentatoire de son ZenBook A16, la firme y installe un système de dissipation actif assez volumineux, axé sur un duo de ventilateurs et deux gros caloducs. Il s’agit d’un arbitrage judicieux, car le dispositif, couplé à l’efficacité énergétique de cette nouvelle puce ARM, évite tout à la fois la chauffe et les nuisances sonores.

Dans le pire des cas (longue période de stress-test, suivi de benchmarks et d’une petite session de jeu sur Cyberpunk 2077), les ventilateurs de notre ZenBook s’en tenaient en effet à 42 dB, à peine. Le plus souvent, ils sont toutefois coupés, ou alors tout juste audibles. Les températures les plus élevées que nous avons pu relever se situaient quant à elles aux environs de 50 degrés, au-dessus du clavier et au niveau de la charnière principalement. Au toucher, c’est un peu chaud, mais sans être gênant.

© Clubic
© Clubic

Cette efficacité énergétique, qui n’est visiblement pas encore suffisante pour aboutir à des machines Windows ARM dépourvues de ventilateurs — comme le proposent pourtant depuis des années Apple avec ses MacBook Air « M » de 13 et 15 pouces —, présente tout de même un avantage non négligeable : laisser le Snapdragon X2 Elite Extreme développer autant de performances sur secteur que sur batterie.

Une caractéristique partagée par la plupart des processeurs ARM et x86 de dernière génération, mais qui nous donne la mesure des progrès réalisés en seulement deux ou trois ans au sein de l’écosystème Windows. En la matière, le monde PC n’a plus rien à envier aux MacBook « Apple Silicon », et ça, c’est une excellente chose.

Les scores sous Cinebench R26 © Clubic
Les scores sous Cinebench R24 © Clubic
© Clubic
Les résultats CPU sous Geekbench 6. © Clubic
Les résultats sous Geekbench AI. © Clubic
Les résultats GPU sous Geekbench 6. © Clubic

Puisque nous parlons puissance, abordons le dossier des performances CPU offertes par la nouvelle puce ARM de Qualcomm. Comme nous l’expliquions dans notre article dédié il y a quelques jours, on assiste à une belle percée du Snapdragon X2 Elite Extreme sur le plan multi-Core. Sur ce terrain, il parvient à battre à plate couture son prédécesseur, mais aussi et surtout l’Apple M5, les meilleures puces AMD Strix Halo (en l’occurrence le Ryzen AI MAX+ 395) et l’Intel Core Ultra X9 388H « Panther Lake ». L’Apple M5 Pro reste par contre devant pour les calculs sur plusieurs cœurs et le multitâche.

La nouvelle puce de Qualcomm affiche également une forte amélioration des performances sur un seul cœur, mais sans toutefois parvenir à renvoyer tous ses concurrents dans les cordes. Si le Core Ultra X9 388H est battu là aussi, au même titre que les puces AMD lancées en 2024 et 2025, Apple reste pour sa part en tête, avec des puces M5 et M5 Pro 33 % plus rapides dans ce cas de figure spécifique.

Les résultats GPU sur 3DMark. © Clubic

Ce solide bilan CPU est toutefois contrebalancé, sur le Snapdragon X2 Elite Extreme, par une partie graphique toujours un peu à la traîne. Les gains du nouvel iGPU Adreno X2-90 sont évidemment notables par rapport à l’Adreno des anciens Snapdragon X Elite — qui n’étaient pas du tout à la hauteur sur ce terrain en 2024. Cela permet à Qualcomm de revenir dans la course, suffisamment du moins pour qu’il soit enfin possible de jouer convenablement en Full HD+ sur des titres 3D un tant soit peu gourmands, mais pas au point d’égaler Intel ou Apple dans le domaine.

Bien que très convenables, les performances observées en Full HD+ / Ultra sur Shadow of the Tomb Raider (45 FPS en moyenne) et Cyberpunk 2077 (entre 34 et 69 FPS en fonction du supersampling, activé ou non) sont inférieures à celles de la puce M5 d’un MacBook Pro 2025, nettement en-deçà de ce que développent le gros iGPU B390 d’un Core Ultra X9 388H, ou le volet graphique Radeon 8060S de l’AMD Ryzen AI MAX+ 395, et loin derrière ce que permettent les 20 cœurs GPU de l’Apple M5 Pro, testé récemment sur le MacBook Pro 16.

Les résultats sur Shadow of the Tomb Raider. © Clubic
Jouer à Cyberpunk 2077 est possible dans de bonnes conditions avec le Snapdragon X2 Elite Extreme. © Clubic

En clair, graphiquement, Qualcomm fait un pas de géant à son échelle… Sans réussir à se mesurer pleinement à ses principaux concurrents. Le niveau de puissance GPU proposé ici n’en reste pas moins très suffisant pour la plupart des usages créatifs que l’on peut avoir du ZenBook A16. En retouche photo avancée ou en montage vidéo occasionnel, l’appareil et son X2 Elite Extreme feront très bien l’affaire.

La puce de Qualcomm dispose en revanche d’un NPU nettement plus rapide que ce que l’on trouve chez Apple, Intel ou AMD à ce stade. Avec 80 TOPS au compteur sur l’ensemble de sa gamme Snapdragon X2 (contre 45 à 55 TOPS chez la concurrence), le géant américain frappe fort pour la prise en charge locale des grands modèles d’IA. Cela dit, et pour vous donner un ordre de grandeur, ce NPU Hexagon à 80 TOPS reste derrière ce que permettait une simple RTX 4050 mobile. La petite puce MaxQ de NVIDIA délivrait en 2023 pas moins de 194 TOPS à elle seule.

© Clubic

Terminons enfin par un bref compte rendu des performances du SSD PCIe Gen 4 installé à bord de notre ZenBook A16. Ce dernier délivre 7145 Mo/s en lecture et 6726 Mo/s en écriture. Des vitesses de transfert élevées, qui ouvrent bien des portes à l’appareil, notamment dans les usages créatifs ou pour les gros transferts de fichiers.

Autonomie : une petite batterie et un gros chargeur

Le ZenBook A16 embarque une batterie de 70 Wh relativement modeste pour son format. La plupart des 16 pouces misent en effet sur des capacités de 80 à 100 Wh en fonction des cas. On imagine que cette « petite » batterie, qui constitue à elle seule l’essentiel du poids total de l’appareil, a justement dû être choisie pour permettre au PC de ne pas dépasser la barre des 1,2 kg. Un arbitrage en faveur de la légèreté, encore une fois, qui n’a heureusement pas d’impact trop négatif sur l’autonomie.

Le ZenBook A16 est endurant. © Clubic
Mais son chargeur est un peu volumineux. © Clubic

Dans le cadre de notre test d’endurance habituel (qui consiste à enchaîner les vidéos YouTube en 1080p sur Edge jusqu’à épuisement complet de la batterie, avec la luminosité de l’écran poussée à 100 %, un casque branché, le rétroéclairage du clavier coupé et les paramètres d’alimentation les plus favorables à l’efficacité énergétique) nous avons pu tenir pratiquement 15 heures avant l’inévitable coupure.

Ça, c’est pour la lecture vidéo. En utilisation courante mêlant bureautique, navigation web et multimédia léger, nous passions cette fois le cap des 10 heures. Dans tous les cas, l’autonomie du ZenBook A16 reste donc confortable… Sans nécessairement battre des records.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Notons par contre qu’avec ce produit, ASUS fait le choix d’un chargeur USB-C de 130 W à rallonge. Encombrant, ce dernier est habituellement proposé par la marque avec ses PC portables un peu plus volumineux et / ou gourmands en énergie. Nous avons donc été surpris de le trouver ici. Malgré tout, ce chargeur permet de faire rapidement le plein d’énergie : comptez une grosse heure et quart sur secteur pour recouvrer les 100 % d’autonomie.

ASUS ZenBook A16 : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
7 / 10

Ultra léger, ultra-sexy, le ZenBook A16 finira de convaincre les plus réfractaires que le segment ultraportable n’est pas uniquement réservé aux modèles de 13 et 14 pouces. Avec son grand écran de 16 pouces et ses 1,2 kg sur la balance, l’appareil est un vrai régal à manipuler et à emmener partout avec soi.

Mais derrière les atours que représentent son gabarit et son faible embonpoint se cache un appareil coûteux et imparfait, compromis par son écran OLED trop brillant, par une certaine fragilité et par un clavier raté. Restent une autonomie généreuse et les performances copieuses d’un Snapdragon X2 Elite Extreme payé au prix fort.

Compétitif car nettement plus acéré que ses prédécesseurs, le nouveau SoC premium de Qualcomm peine par contre à représenter une vraie menace pour la concurrence. Bien que battu sur les performances CPU, Intel n’a rien à craindre sur le plan graphique et Apple, quant à lui… n’a rien à craindre du tout.

Les plus
  • Beaucoup de puissance et un échauffement maîtrisé
  • L’élégance du châssis en Ceraluminum, sa légèreté insolente
  • Lecteur SD, haut-parleurs soignés, webcam convaincante…
  • Autonomie solide (jusqu’à 15 heures)
Les moins
  • Qualcomm encore à la traîne sur le plan graphique
  • Charnière et cadre d’écran fragiles
  • L’écran (au demeurant excellent) est un vrai miroir
  • Le clavier trop « plastique » au rétroéclairage incomplet
  • Trackpad non haptique
Sous-notes
Design
7
Écran
7
Performances
8
Autonomie
8
Aucune offre disponible pour ce produit.

Concurrence : quelles alternatives au ZenBook A16 ?

  • Un MacBook Air mieux équipé, à un prix plus raisonnable
  • La puce M4 puissante même sans dissipation active
  • Autonomie robuste, mais qui stagne
8 / 10
  • Un grand écran OLED 2,8K pour pas trop cher
  • Le silence (presque) tout le temps et la chauffe contenue
  • Le SSD rapide
7 / 10