Pressenti depuis des mois, pour ne pas dire des années, le retour du MacBook s’est donc fait début mars 2026 au travers d’un nouveau modèle Neo, premier du nom, ayant pour caractéristique d’être l’ordinateur portable le plus accessible jamais commercialisé par Apple. Pour en arriver là, la marque a toutefois dû tailler dans le vif. Voyons à quel point.
Lancer un ordinateur portable d’entrée de gamme pour cibler spécifiquement les étudiants, la jeunesse et les premiers entrants dans l’environnement Apple. Voilà une situation que le géant de Cupertino souhaitait visiblement esquiver. Du moins jusqu’à présent.
Pour ces publics, Apple se contentait depuis des années de proposer ses excellents MacBook Air à un prix contenu (voire carrément attractif au gré des promotions), et d’orienter les moins fortunés vers le bon vieux combo iPad + clavier, pour un prix total de 688 euros en France (à date).
Les limites d’iPadOS, souvent décrié en productivité, notamment pour sa gestion parfois scabreuse du multitâche, semblent néanmoins avoir conduit Apple à bifurquer de cette stratégie initiale pour l’entrée de gamme. Une bifurcation plutôt heureuse en l’occurrence, puisqu’elle aboutit à la commercialisation du MacBook Neo qui nous intéresse aujourd’hui : un MacBook à part entière, animé par macOS comme n’importe lequel de ses grands frères.

Aveu d’échec vis-à-vis d’un iPadOS parfois mal boutiqué, pas nécessairement adapté à tous les usages, ou volonté de diversifier encore un peu plus un catalogue (déjà touffu au demeurant) ? Nous serions tentés de penser que c’est à la combinaison de ces deux facteurs que l’on doit l’arrivée du MacBook Neo sur le marché. Un modèle qui veut bousculer la concurrence parfois fainéante des machines Windows sur le segment 600-800 euros.
Nous allons voir si Apple parvient à taper dans le mille avec ce petit MacBook Neo, mais voici avant toute chose la fiche technique du modèle (le plus accessible actuellement proposé) qu’Apple nous a fait parvenir en prêt :
Fiche technique Apple MacBook Neo
| Processeur | Apple A18 Pro |
| Taille de la mémoire | 8Go |
| Taille de l'écran | 13 pouces |
| Taux de rafraîchissement | 60Hz |
| Système d'exploitation | MacOS |
| Processeur | Apple A18 Pro |
| Type de processeur | 6 cœurs CPU dont 2 cœurs hautes performances et 4 cœurs hautes efficacité énergétique, 5 cœurs GPU et Neural Engine à 16 cœurs |
| Finesse de gravure | 3nm |
| Taille de la mémoire | 8Go |
| Type de mémoire | DDR5 |
| Taille de l'écran | 13 pouces |
| Taux de rafraîchissement | 60Hz |
| Type de dalle | Dalle IPS |
| Type d'écran | LED |
| Définition d'écran | 2408 x 1506 pixels |
| Format de l'écran | 16/10 |
| Dalle mate / antireflet | Non |
| NVIDIA G-SYNC | Non |
| Écran tactile | Non |
| Configuration disque(s) | SSD |
| Disque principal | 256 Go |
| Emplacement mSATA/M.2 | Aucun |
| Lecteur de carte mémoire | Aucun |
| Connectiques disponibles | USB 2.0, USB 3.1 Type C, Micro (Jack 3.5mm Femelle) |
| Wi-Fi | Oui |
| Version Wi-Fi | 6 |
| Bluetooth | Oui |
| Version Bluetooth | 6 |
| Webcam | Oui |
| Haut-parleurs | Intégrés |
| Clavier | Azerty |
| Clavier rétroéclairé | Non |
| Pavé numérique | Non |
| Lecteur d'empreinte digitale | Non |
| Longueur | 29.75cm |
| Largeur | 20.64cm |
| Épaisseur | 1.27cm |
| Poids | 1.23kg |
Dans cette configuration 256 Go, dépourvue d’identification biométrique, le MacBook Neo est affiché en France à 699 euros. Une mouture un peu mieux équipée, dotée cette fois de 512 Go d’espace de stockage et d’un lecteur d’empreintes digitales TouchID est proposée à 799 euros.
Notez enfin que l’appareil est décliné en quatre coloris (Argent, Rose poudre, Jaune agrume et Indigo) et qu’il peut être acheté à partir de 599 euros si vous êtes éligible à l’offre Éducation proposée par Apple.
Design : tout ce qui est petit est mignon !
Un véritable MacBook, compact (29,75 x 20,64 x 1,27 cm), léger (1,23 kg) et coloré, mais aussi et surtout pleinement fonctionnel. Difficile de faire la fine bouche sur les plans pratique et esthétique avec le MacBook Neo. Un modèle réduit qui n’a pourtant rien d’un jouet.
Mignon tout plein, l’appareil profite instantanément d’un capital sympathie élevé pour quiconque pose les yeux sur lui. Apple reste d’ailleurs fidèle à son credo habituel côté design, et nous délivre par conséquent un produit élégant, aux finitions exemplaires. En termes de châssis et de qualité d’assemblage, ce petit modèle d’entrée de gamme n’a vraiment pas grand-chose à envier à son grand frère le MacBook Air de 13,6 pouces… À part peut-être la taille légèrement plus généreuse de ce dernier, qui le rend forcément un tantinet plus confortable à l’usage.
L’esthétique léchée du MacBook Neo est due en bonne partie à l’utilisation d’un châssis intégralement en aluminium. Une approche pas si courante sur cette tranche de prix, où habituellement le plastique pullule. Au-delà d’apporter solidité et qualité à ce modèle, le choix de l’aluminium permet au MacBook Neo d’entrer de plain-pied dans la famille des MacBook sans avoir à rougir face aux MacBook Air et MacBook Pro.
Elle est loin, de ce point de vue, l’époque du MacBook en plastique blanc que bien des étudiants ont connu il y a une grosse quinzaine d’années. Et c’est tant mieux. Parallèlement, on peut également saluer l’utilisation de 60 % de matériaux recyclés (toutes pièces comprises) pour l’élaboration de ce MacBook Neo. Là encore, rares sont les ordinateurs portables capables d’en faire autant pour à peine 700 euros.
Le clavier est un autre point fort du MacBook Neo. Son unique compromis ? Il se dispense de rétroéclairage, mais hormis ce sacrifice, Apple ne mégote pas. On retrouve des touches proches de celles du MacBook Air, pas trop petites ni trop serrées les unes contre les autres. L’intégralité de cet article a d’ailleurs été rédigée avec aisance sur le MacBook Neo, qui ne déçoit pas du tout sur ce terrain. Son clavier est confortable et précis. Nous l’avons donc beaucoup apprécié durant notre période de test.
On ne peut malheureusement pas en dire autant du trackpad. Du moins pas tout à fait. Car c’est ici que les arbitrages d’Apple commencent à se voir. Et pour cause, contrairement aux autres MacBook, le MacBook Neo ne dispose pas d’un trackpad haptique.
Pour la première fois depuis plus de 10 ans, l’entreprise revient en effet à un pavé tactile cliquable, au rendu forcément vieillot. Moins précis et moins confortable, ce dernier est bruyant, s’enfonce trop dans les coins et choque un peu par le retour en arrière auquel il nous confronte. Il délaisse en outre la technologie Force Touch, pourtant si pratique au quotidien, pour accéder rapidement à la définition d’un mot, par exemple. Cela étant dit, soyons clairs, il reste largement plus efficace que les infâmes pavés tactiles installés sur la majorité des PC portables Windows du même prix.
Ce compromis est le premier que nous avons remarqué en utilisant le MacBook Neo, mais il y en a évidemment bien d’autres. Plus gênantes que ce trackpad non haptique, les connectiques archaïques de l’appareil ont également de quoi faire grincer. Apple nous limite en effet à un port USB-C 3.1 (jusqu’à 10 Gb/s, avec prise en charge de l’alimentation et de l’affichage en 4K/60Hz sur un seul écran, en DisplayPort), un port USB-C 2.0 (gérant l’alimentation et le transfert de données jusqu’à 480 Mo/s) et une prise casque Jack 3,5 mm.
Oui, vous avez bien lu. En 2026, Apple ressuscite donc le standard USB 2.0. Même les fabricants de PC portables Windows les moins regardants… Ont désormais des scrupules à le faire.
À l’usage cependant, et si l’on se fait avocat du diable deux minutes, il faut bien admettre que cet arbitrage est un moindre mal. Comment ne pas se souvenir du MacBook de 2015, qui se contentait d’un seul port USB-C bloquant toute possibilité de recharge lorsqu’un périphérique USB était connecté ? Le MacBook Neo nous épargne au moins cela.
Par ailleurs, Apple ajoute une petite fonction logicielle pratique pour limiter le pouvoir de nuisance de ce port USB-C 2.0 : si vous branchez un disque dur ou une clé USB sur ce dernier, un message apparaîtra automatiquement pour vous conseiller de passer sur l’autre port, plus rapide. En clair, le port USB le plus proche de l’écran est celui que vous voulez utiliser pour brancher un périphérique de stockage ou un écran, tandis que l’autre servira en fait surtout à la recharge.
Logée dans la bordure supérieure de l’écran, et non dans une encoche, ce qui mérite d’être mentionné, la webcam offre pour sa part une définition Full HD. La qualité d’image délivrée par ce petit capteur est passable, inférieure à ce que proposent les autres MacBook, mais sans s’avérer catastrophique pour autant. Cette caméra, dépourvue de la technologie Center Stage, est suffisante pour l’usage très occasionnel visé.
Quant aux petits haut-parleurs logés sur les flancs de l’appareil, ils sont sincèrement très corrects. La qualité audio restituée est proche de celle d’un iPad Air. On manque un peu de puissance, c’est vrai, mais le son n’en reste pas moins très équilibré, avec une belle dynamique et des graves présents. Sur ce point, Apple fait infiniment mieux que la vaste majorité de ses concurrents au même prix. En un mot : surprenant !
Mentionnons enfin l’absence de lecteur d’empreintes digitales TouchID sur le modèle de base que nous testons. Comme évoqué plus haut, ce capteur est réservé à la mouture 512 Go de l’appareil, vendue 100 euros de plus. Rien de vraiment perturbant compte tenu du placement tarifaire de notre mouture 256 Go, même s’il est vrai que taper un mot de passe à chaque ouverture de session est vite pénible. Si vous avez 100 euros de plus à investir dans ce MacBook Neo, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Avant de passer à la suite, un point sur l’évolutivité du MacBook Neo. Elle peut être résumée en deux mots : quasi nulle. À l’exception de la batterie, tous les composants importants de l’appareil sont solidaires de la carte mère, voire du SoC. Inutile donc d’espérer pouvoir ajouter de la mémoire vive ou du stockage à ce modèle dans quelques années. C’est toutefois le lot de tous les MacBook depuis des années. Difficile donc d’en faire le reproche spécifiquement au MacBook Neo. D’autant qu’en termes de réparabilité cette fois, ce petit modèle fait mieux que ses grands frères grâce à un clavier pouvant être remplacé indépendamment de la partie supérieure du châssis.
Écran : le gros point fort du MacBook Neo ?
Pour répondre à la question de l’intertitre : oui. Le MacBook Neo dispose d’un très bel écran pour son prix. On est certes un chouia moins bien loti qu’avec le MacBook Air, mais les deux appareils embarquent un écran de qualité globalement comparable.
Le MacBook Neo se dote en effet d’une dalle Liquid Retina IPS de 13 pouces, au ratio 16:10. Ce panneau LCD affiche une définition 2,4K (2 408 points par 1 506) et une importante finesse d’affichage (donnée à 219 pixels par pouce). Dans les faits, cet écran grimpe également à un peu plus de 500 cd/m2 de luminance et couvre intégralement le spectre de couleurs sRGB, mais se limite à 60 Hz.
Au-delà de sa forte luminosité (qui compense la plupart du temps la réflectance assez prononcée de l’écran) et de son importante densité de pixels, la dalle de 13 pouces que nous avons sous les yeux profite du sérieux habituel d’Apple en matière de calibration, avec un DeltaE inférieur à 2 et une température des couleurs proche des 6500 kelvins idéalement attendus. Elle peut donc convenir à certains usages créatifs, comme la retouche photo.
Cela dit, tout n’est pas parfait sur l’écran du MacBook Neo. Le contraste est juste correct et l’absence de prise en charge du spectre DCI-P3 (comme c’est pourtant le cas sur le MacBook Air) pourrait en décevoir certains. Par ailleurs, les bordures qui cernent la dalle auraient gagné à être rognées… Mais on échappe au moins à l’encoche. C’est toujours ça.
Dans l’ensemble, l’écran du MacBook Neo fait toutefois très bonne impression. Il convient à la majorité des usages, se montre agréable aussi bien pour regarder un film que pour travailler sur Lightroom, et fait mieux que ce que les modèles de la concurrence peuvent le plus souvent aligner (si l’on fait exception des quelques modèles à écrans OLED Full HD qui traînent çà et là en promotion). Il apportera donc une pleine satisfaction à la plupart des utilisateurs.
Performances : un iPhone 16 Pro… réincarné en ordinateur portable
Le MacBook Neo est un petit ordi performant et réactif, capable d’encaisser des charges de travail relativement importantes avec une agilité parfois surprenante compte tenu de ses limitations techniques… Mais cela n’en fait pas pour autant une machine adaptée à tous les usages. Histoire que vous ayez bien en tête ce dont on parle, voici un bref récapitulatif de la fiche technique de l’engin :
- Processeur Apple A18 Pro (6 cœurs CPU dont 2 cœurs hautes performances et 4 cœurs haute efficacité énergétique, 5 cœurs GPU et Neural Engine à 16 cœurs) offrant 60 Go/s de bande passante mémoire
- 8 Go de mémoire vive LPDDR5X unifiée
- 256 Go de stockage
Comme nous l’expliquions dans un article dédié, publié il y a quelques jours, l’appareil brille surtout par la capacité spectaculaire qu’a macOS d’exploiter, jusqu’à la dernière goutte, toute la puissance développée par cette configuration matérielle somme toute modeste. En termes d’optimisation, la maestria d’Apple est totale sur ce nouveau produit. La firme met d’ailleurs à profit l’expérience acquise sur le MacBook Air (longtemps astreint à 8 Go de RAM seulement dans sa version de base), pour limiter au maximum la gourmandise de son système d’exploitation pour ce qui est de l’utilisation de la mémoire vive.
Résultat des courses, le MacBook Neo ne sature que rarement sa petite portion de mémoire vive unifiée. Et heureusement d’ailleurs, car lorsque ça arrive, l’expérience devient instantanément moins plaisante. Nous l’avons notamment vécu lorsque nous avons, à quelques occasions, connecté l’appareil à un écran externe. En l’occurrence un Studio Display.
Bien que bloqué à 4K/60Hz (le maximum pris en charge par le port USB-C 3.1 du Neo) au lieu des 5K/60Hz natifs de l’écran d’Apple, le MacBook Neo avait parfois tendance à tousser un peu dans ce contexte d’utilisation précis. Chrome avec une dizaine d’onglets, Apple Music et plusieurs outils de bureautique étaient alors ouverts. Il y a toutefois fort à parier que l’utilisateur « lambda » d’un MacBook Neo ne connectera pas souvent l’appareil à un écran 4K… encore moins à un Studio Display.
Pour bien cerner les capacités du MacBook Neo, gardez en tête qu’il s’agit, très prosaïquement, d’un iPhone 16 Pro, auquel Apple a ajouté une grande batterie, un clavier et un écran de 13 pouces. Ce que vous pouviez faire en 2024 avec un iPhone haut de gamme, vous pouvez donc le faire aujourd’hui avec un MacBook Neo.
La bureautique la plus poussée, le multimédia et même les activités créatives occasionnelles ne lui poseront aucun problème. En revanche, il ne s’agit pas de l’appareil avec lequel vous voudrez faire du montage vidéo lourd, de la retouche photo avancée sur des fichiers RAW nombreux et volumineux, ou de la modélisation 3D. Pour ces activités, c’est évidemment le MacBook Pro qu’il faut viser, et dans une moindre mesure, le MacBook Air.
Dans le détail, nos résultats sur Cinebench R24, qui permettent d’avoir une idée générale des performances de la puce A18 Pro sur ce petit MacBook Neo, mettent en exergue des performances single-Core sensiblement plus élevées que celles des puces Intel, AMD et Qualcomm les plus courantes sur les PC portables Windows milieu de gamme du moment, ceux vendus peu ou prou sur la même tranche de prix que le Neo. Les six cœurs CPU de ce SoC sont par contre à la peine face aux 8 cœurs (voire plus) des autres processeurs de notre tableau, avec un indice de performances multi-core assez peu flatteur à la clé, fatalement. Rien d’anormal ici, nous étions prévenus.
Sur le plan énergétique par contre, l’A18 Pro rafle la mise. De loin. Et sans la moindre difficulté. Son statut de puce de smartphone lui permet, sur ce terrain, de prendre l’ascendant sur n’importe quel autre processeur à vrai dire. Dépourvu de ventilateur, et donc de système de dissipation actif, le MacBook Neo tire pleinement profit de l’immense frugalité de son SoC pour fonctionner dans le silence le plus total… Sans jamais chauffer. Notre caméra thermique peut en témoigner : le MacBook Neo affichait un point chaud d’à peine 41 degrés lors d’une charge CPU prolongée et intensive. Une authentique broutille. Aucun autre ordinateur portable ne peut se targuer de faire aussi bien à ce stade avec un refroidissement passif.
Sans surprise, les performances graphiques sont néanmoins très restreintes sur le MacBook Neo. Sa puce A18 Pro fait d’autant moins de miracles ici qu’elle a été légèrement castrée par Apple. Elle perd en effet un cœur GPU par rapport à ce qu’elle proposait il y a deux ans sur l’iPhone 16 Pro. Les conséquences sont très concrètes sur Shadow of the Tomb Raider, que nous utilisons pour tester l’iGPU de chacune des puces qui passent sur notre bureau. En Full HD+, avec les réglages graphiques moyens et un filtrage anisotropique x2, le benchmark intégré au titre affiche une moyenne cruelle de 18 images par seconde (fps) seulement.
Pour jouer à autre chose sur le MacBook Neo que des jeux minimalistes, ou issus du catalogue Apple Arcade, il faut se contenter de peu, privilégier une plus faible définition et utiliser au maximum les technologies de supersampling.
Pour la science, nous avons tenté l’opération sur Cyberpunk 2077. En définition 1637 x 1024 pixels, avec les préréglages « Ce Mac », l’échelle de résolution dynamique MetalFX activée, et les réglages faibles, nous nous limitions à 29 FPS en moyenne. En passant sur la génération d’image AMD FSR 3.1, avec les réglages faibles et la même définition, nous arrivions cette fois à 42 fps moyens. Le titre de CD Projekt RED était donc jouable, mais dans des conditions spartiates.
D’après nous, jouer sur le MacBook Neo revient quand même à essayer de faire rentrer des ronds dans des carrés. L’expérience n’est jamais gratifiante, et c’est normal. Ses concurrents directs sont d’ailleurs, eux aussi, assez patauds dans ce domaine… À quelques exceptions près. On pense par exemple à l’Acer Aspire 14 AI (800 euros) et son Intel Core Ultra 5 226V. Une puce Lunar Lake capable de belles choses en gaming occasionnel.
Mais si l’on pardonne à Apple le manque de peps graphique de son petit MacBook, il nous est en revanche bien plus difficile d’excuser les vitesses de transfert de son SSD. Elles sont en effet les plus lentes jamais relevées par votre serviteur sur un PC portable récent. Sur ce point précis, le MacBook Neo est un cancre : n’importe quelle machine rivale équipée d’un SSD PCIe Gen4 fera mieux. Nettement mieux.
Autonomie : un arrière-goût de « pas assez »
Petit MacBook, petite batterie. Ici, Apple se contente d’une capacité de 36,5 Wh (contre 53,8 Wh sur le MacBook Air M5, à titre de comparaison). Cette capacité restreinte assure malgré tout une autonomie honnête au MacBook Neo. En utilisation polyvalente mêlant bureautique, lecture multimédia et navigation Web soutenue sur Google Chrome, nous tenions la plupart du temps une petite dizaine d’heures sur batterie.
Notre test d’autonomie habituel (lecture de vidéos YouTube 1080p en boucle, sur Safari, avec la luminosité de l’écran poussée à 100 %, les paramètres les plus favorables à l’économie d’énergie et un casque branché) nous a même permis d’aller un peu plus loin, tutoyant cette fois le cap des 11 heures avant l’extinction des feux.
C’est tout à fait honnête, encore une fois, mais l’on reste en deçà de ce que permettent le MacBook Air M5 (13 à 14 heures d’après nos premiers tests sur l’appareil), ou même l’Acer Aspire 14 AI (15 heures) dont nous vous parlions plus haut.
Cela dit, le MacBook Neo souffre d’un désavantage côté recharge. Comme ses grands frères, ce dernier est livré sans chargeur (il faut donc se tourner vers un chargeur tiers ou se rabattre sur le chargeur 20 watts vendu séparément par Apple) et se limite à une vitesse de recharge d’environ 24 W au maximum. Faire le plein d’énergie sur le MacBook Neo prend donc du temps, beaucoup de temps : comptez un peu moins de 3 heures pour les 0 à 100 %.
Apple MacBook Neo, l’avis de Clubic :
L’existence du MacBook Neo résonne comme un aveu de faiblesse d’iPadOS, voire comme une preuve de suprématie de macOS lorsqu’il s’agit de travailler… et d’être productif.
Cheval de Troie auprès des plus jeunes et des étudiants, ce petit MacBook frappe fort sur l’entrée / milieu de gamme. Ses nombreuses qualités et son prix parfaitement cadré en font un produit d’appel redoutable, une porte d’entrée toute trouvée vers l’écosystème de produits Apple.
Bien construit, suffisamment endurant, doté d’un bel écran, d’un excellent clavier et d’un look réellement adorable, ce nouveau modèle accessible ne se moque jamais de l’utilisateur. Il fait mieux que bien des modèles concurrents, sans toutefois parvenir à tous les balayer.
Notre principale réserve sur ce produit vient de sa durabilité sur le plan matériel. Combien de temps un tel appareil, limité à une puce d’iPhone vieille de deux ans et cantonné à une faible quantité de mémoire vive, réussira-t-il à tenir la route avant d’être techniquement trop limité pour être utilisable ? Tout dépendra des optimisations logicielles à venir, de la capacité de macOS à rester frugal… et probablement aussi de la bonne volonté d’Apple.
- L’expérience macOS pleine et entière, à petit prix
- L’écran IPS « Liquid Retina », lumineux et bien calibré
- Un excellent clavier, pas trop petit, proche de celui du MacBook Air
- Le silence et l’absence de chauffe
- Des haut-parleurs surprenants !
- Les performances, honorables pour le tout venant, mais limitées
- Le trackpad non haptique (mais quand même honnête)
- L’USB 2.0 en 2026, le SSD mou comme une chiffe
- Recharge trop lente
Concurrence : quelles alternatives au MacBook Neo ?
- Un écran OLED dès 800 euros
- Le Core Ultra 5 225V moderne et polyvalent
- Connectiques nombreuses, bon clavier
- 980 grammes seulement, un régal en mobilité
- Le toucher agréable du Ceraluminum
- L'écran OLED sur un produit "pas trop cher"…
