Près de cinq mois après la commercialisation d’une mouture M5, le MacBook Pro s’équipe enfin de puces M5 Pro et M5 Max, nettement plus véloces, pour combler les attentes des utilisateurs les plus exigeants.

Le nouveau MacBook Pro de 16 pouces. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Le nouveau MacBook Pro de 16 pouces. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Les plus
  • Le rapport performances/consommation monstrueux de la puce M5 Pro
  • Le SSD aux vitesses démoniaques
  • Un châssis éprouvé, toujours aussi efficace
  • La qualité phénoménale des haut-parleurs
  • Batterie increvable (jusqu'à 20 heures)
Les moins
  • Le Wi-Fi 7 castré
  • L’écran nano-texturé en option… sur une machine à 5000 euros
  • Évolutivité toujours impossible (RAM et SSD soudés)
  • Chargeur vendu séparément

Nous testions il y a quelques jours la petite frégate qu’est le MacBook Neo dans l’écosystème de produits Apple, nous voici désormais face au gros cuirassé qu’est le MacBook Pro 16. Exact opposé de son petit frère le Neo, l’appareil mise sur une avalanche de superlatifs pour gagner les cœurs et les esprits des utilisateurs qui ne plaisantent pas. Toujours aussi sérieux, mais toujours inchangé, l’appareil se décline enfin en version M5 Pro et M5 Max.

Apple France nous a aimablement fait parvenir la nouvelle mouture M5 Pro de son grand MacBook. Nous allons voir ce qu’elle vaut, mais avant toute chose, voici la fiche technique du modèle que nous avons reçu en prêt :

Fiche technique Apple MacBook Pro M5 Pro

Résumé
ProcesseurApple M5 Pro
Taille de la mémoire16Go
Carte graphiqueApple GPU
Taille de l'écran16 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
OS
Système d'exploitationMacOS
Processeur
ProcesseurApple M5 Pro
Type de processeurCPU 18 cœurs avec 6 super cœurs et 12 cœurs de performances ; GPU 20 cœurs ; Neural Accelerators ; Ray tracing à accélération matérielle ; Neural Engine à 16 cœurs ; 307 Go/s de bande passante mémoire totale
Finesse de gravure3nm
Mémoire vive
Taille de la mémoire16Go
Graphismes
Carte graphiqueApple GPU
Écran
Taille de l'écran16 pouces
Taux de rafraîchissement120Hz
Type de dalleDalle IPS
Type d'écranLED
Format de l'écran16/10
Dalle mate / antirefletOui
Écran tactileNon
Stockage
Configuration disque(s)SSD
Disque principal4 To
Disque secondaireSans disque secondaire
Lecteur optiqueAucun
Lecteur de carte mémoireCarte SD
Connectique
Connectiques disponiblesThunderbolt 5/USB-C, Jack 3,5mm Femelle Stéréo, HDMI 2.1
Réseau sans-fil
Wi-FiOui
Version Wi-Fi7
BluetoothOui
Version Bluetooth6
Équipement
WebcamOui
Haut-parleursIntégrés
ClavierAzerty
Clavier rétroéclairéOui - Couleur unique
Pavé numériqueNon
Lecteur d'empreinte digitaleOui
Caractéristiques physiques
Longueur35.57cm
Largeur24.81cm
Épaisseur1.68cm
Poids2.14kg

Le MacBook Pro M5 Pro de 16 pouces testé dans cet article est affiché en France à un tarif de 5179 euros. En version de base, le MacBook Pro 16 débute néanmoins à partir de 2999 euros, contre 2499 euros pour le MacBook Pro M5 Pro de 14 pouces.

Le MacBook Pro de dos. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Design : here we go again ! On vous fera grâce d’une énième présentation détaillée du design de ce MacBook Pro de 16 pouces que l’on connaît maintenant par cœur. Disponible sous cette forme depuis l’automne 2021, l’appareil conserve la même enveloppe charnelle que ses quatre prédécesseurs directs. On retrouve donc un grand châssis de 35,57 x 24,81 x 1,68 cm (au point le moins épais) pour 2,14 kg. Ces dernières années, les concurrents du MacBook Pro 16 ont eu tendance à fleurir. On pense notamment aux deux dernières générations du très bon ASUS ProArt P16, au nouveau Samsung Galaxy Book 6 Ultra, ou encore au Razer Blade 16. Le MacBook Pro 16 a donc désormais des rivaux redoutablement convaincants dotés de châssis à peu près aussi fins et légers, sinon plus. Malgré tout, il faut bien reconnaître que le design du MacBook Pro 16 vieillit admirablement bien. Signe qu’Apple avait eu le nez creux lors de sa conception. Nous verrons plus loin si ce châssis de 2021, et le système de dissipation qu’il embarque, font toujours aussi bien le job en termes de dissipation thermique avec leur nouvelle colocataire (la puce M5 Pro), mais en matière d’ergonomie et d’expérience d’utilisation, force est d’admettre que l’appareil est toujours aussi convaincant

L'appareil, de face. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

On y retrouve un clavier qui tutoie sincèrement la perfection. Certains pourront pester sur l’absence de pavé numérique, mais pas nous. Parfaitement centré, redoutablement bien proportionné, il est logé pile au bon endroit et de la bonne manière. Quant à ses touches, elles procurent une frappe toujours aussi onctueuse, rapide et précise. Le seul reproche que nous formulerons ici est le même que nous exprimons depuis des années : le bruit. Ce clavier est légèrement bruyant, la faute à un effet « caisse de résonance » suscité par les soubassements métalliques du clavier et la conception même du châssis.

© Clubic
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Le clavier du MacBook Pro 16 ne change pas d'un iota lui non plus. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous passerons vite sur le trackpad haptique, qui est tout bonnement l’un des meilleurs du marché. Sur ce plan, Apple se fait graduellement rattraper par les constructeurs de PC Windows, mais nous nous réjouissons de voir cette technologie s’étendre à plus de machines au fil du temps.

Quant au système audio, il est une nouvelle fois exceptionnel. Ce dernier n’évolue pas par rapport à l’année dernière et c’est tant mieux, car il n’en a pas besoin. Les six haut-parleurs installés sur le MacBook Pro 16 délivrent un son précis, puissant et diablement efficace. Vous ne trouverez tout simplement pas mieux sur un ordinateur portable à l’heure actuelle.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

La webcam, quant à elle, offre une image 1080p convenable à travers un gros capteur de 12 Mpx logé dans l’encoche. Comme l’an passé, le rendu est correct en définitive, sans être phénoménal. C’est toutefois la fonctionnalité de cadrage dynamique Center Stage qui sauve Apple. À défaut d’être nouvelle, cette fonction est toujours aussi utile pour rester toujours bien en vue… Sans rien avoir à toucher.

La connectique reste essentiellement la même. Du moins à un joli détail près : le passage au Thunderbolt 5. Au total, nous voici donc pourvus d’un port MagSafe, de deux ports USB-C Thunderbolt 5 (jusqu’à 120 Gbps) et d’une prise Jack 3,5 mm sur le flanc gauche, mais aussi d’une sortie HDMI, d’un lecteur de cartes SDXC, et d’un dernier port USB-C Thunderbolt 5 sur le côté droit. C’est suffisant pour la vaste majorité des usages (y compris créatifs), même si l’arbitrage d’Apple en défaveur de l’USB-A restera encore et toujours sujet à controverses. Cette année, le MacBook Pro 16 passe toutefois à une connectivité Wi-Fi 7 et Bluetooth 6… avec une astérisque concernant le Wi-Fi.

Les haut-parleurs du MacBook Pro 16 sont excellents. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Contrairement au MacBook Pro M5 « classique », qui s’appuie toujours sur un modem tiers Wi-Fi 6E, les MacBook Pro M5 Pro et M5 Max s’équipent pour leur part d’une puce « maison » Apple C1 qui régit effectivement le Wi-Fi 7, mais pas dans son incarnation la plus rayonnante. Comme le soulignaient il y a quelques mois les spécialistes d’Ookla (éditeur du logiciel Speedtest), le modem d’Apple est en effet limité à des canaux de 160 MHz. Comprenez par là que la puce ne gère pas le spectre 320 MHz qui lui aurait pourtant permis d’atteindre les débits maximaux du standard Wi-Fi 7. Pour le formuler différemment, le Wi-Fi 7 de notre MacBook Pro 16 M5 Pro est donc en partie castré.

© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Terminons enfin en rappelant que, comme le MacBook Pro de 14 pouces, le MacBook Air ou même le MacBook Neo, notre MacBook Pro de 16 pouces ne peut pas évoluer sur le plan matériel. Sa mémoire vive est solidaire du SoC, tandis que son SSD est soudé à la carte mère, au même titre que le modem Apple C1. Acheter un MacBook Pro, c’est donc devoir se contenter pour toujours de la configuration matérielle choisie au moment de passer commande. Rien de nouveau ici non plus, mais il est important de le rappeler.

Écran : le meilleur du LCD… Mais toujours pas d’OLED

En cette année 2026 et pour la 5ème fois consécutive, Apple fait le choix d’un LCD à rétroéclairage Mini-LED pour l’écran de son nouveau MacBook Pro 16. Ce panneau « Liquid Retina XDR » pour reprendre la terminologie marketing d’Apple offre une diagonale et des spécifications inchangées que nous listerons donc rapidement : 16,2 pouces ; définition 3,4 K (3456 par 2234 pixels pour 254 pixels par pouce), 1 000 000: 1 de taux de contraste ; technologie ProMotion permettant d’osciller dynamiquement entre 24 et 120 Hz en fonction des cas d’usage ; et revêtement anti-reflets nano-texturé.

Sensiblement meilleur qu’un écran LCD IPS classique, légèrement moins bon qu’une dalle OLED, ce panneau Mini-LED se distingue une nouvelle fois par sa forte luminosité (un peu plus de 600 cd/m2 en SDR) et par la justesse de ses couleurs (DeltaE légèrement supérieur à 1, donc parfait).

L'écran Mini-LED est lumineux et parfaitement calibré. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Nous sommes par ailleurs conquis, cette année encore, par le traitement nano-texturé proposé en option par Apple (à 180 euros tout de même). S’il est regrettable que cette finition mate ne soit pas disponible de série sur un MacBook à près de 5000 euros, force est d’admettre qu’elle apporte un confort considérable à l’usage. Couplée à la forte luminosité de l’écran, cette option fait du MacBook Pro 16 l’un des meilleurs modèles que vous pourrez trouver pour travailler en extérieur ou dans des environnements très éclairés.

Pour le reste, le MacBook Pro 16 M5 Pro peut prendre en charge jusqu’à trois écrans externes 6K / 60 Hz ou 4K / 144 Hz, via n’importe quelle combinaison de ses sorties vidéo Thunderbolt et / ou HDMI. Ou alors deux écrans seulement, mais cette fois en allant jusqu’à la 8K. Voici alors les combinaisons possibles :

  • Un écran 8K / 60 Hz, 5K / 120 Hz ou 4K / 240 Hz, et un second écran 5K / 120 Hz ou 4K / 200 Hz
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Il est par ailleurs possible de connecter jusqu’à trois écrans externes sur un seul et même port Thunderbolt. Une configuration que nous avons en partie pu mettre à l’épreuve en connectant avec succès deux Studio Display (5K / 60 Hz) montés en série sur un seul et unique port USB-C de notre MacBook Pro 16 de prêt. Simple et efficace : 10K du bout des doigts grâce aux nouvelles connectiques Thunderbolt 5.

Performances : que vaut la nouvelle puce M5 Pro ?

Venons-en au cœur de la machine, à la puce M5 Pro. Voici un bref récapitulatif de la configuration que nous avons reçue en test :

  • Processeur Apple M5 Pro (CPU 18 cœurs avec 6 super cœurs et 12 cœurs de performances ; GPU 20 cœurs ; Neural Accelerators ; ray tracing à accélération matérielle ; Neural Engine à 16 cœurs ; 307 Go/s de bande passante mémoire totale), gravé selon le protocole 3 nm « N3P » de TSMC
  • 64 Go de mémoire vive unifiée
  • 4 To de SSD

La première question que nous nous sommes posée pendant nos essais est celle de la capacité du système de dissipation à limiter la chauffe, alors que les puces Apple Silicon sont d’année en année plus puissantes, montent régulièrement en fréquence… Sans pour autant changer de finesse de gravure. Faute de mieux, Apple se contente en effet depuis 2023 de la gravure en 3 nm de TSMC, au travers de trois protocoles successifs il est vrai, mais sans rupture technique. De quoi s’interroger.

Le MacBook Pro sur Lightroom, où il est (évidemment) très à l'aise. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

En théorie, la puce M5 Pro qui nous intéresse présentement ne devrait toutefois pas trop se sentir à l’étroit dans un châssis de 16 pouces, mais qu’en est-il vraiment en l’absence de chambre à vapeur — une technologie adoptée par plusieurs modèles concurrents qu’Apple pourrait employer à son tour l’année prochaine avec ses MacBook Pro M6 — ?

Pour le savoir, nous avons dégainé notre caméra thermique pour mesurer la température du châssis dans le cadre d’une longue session de tests intensifs et de benchmarks CPU / GPU.

Bilan de l’opération : un point chaud à près de 54 degrés au-dessus du clavier. Rien de gênant à l’usage, d’autant que notre MacBook parvenait à maintenir ses performances sans baisse de régime lors de nos essais. Quant au sifflement des deux ventilateurs embarqués, il atteignait pour sa part les 52 dB au maximum. En d’autres termes, un souffle audible sans être pénible, facilement couvert par les bruits environnants, qui plus est.

© Clubic
© Clubic

Cette configuration M5 Pro s’illustre donc par son efficacité énergétique. À ce petit jeu, Apple conserve une longueur d’avance sur les PC portables Windows équipés d’un tandem CPU + GPU dédié. Ces modèles restent confrontés à un échauffement souvent plus marqué que le MacBook Pro 16, même si l’écart a tendance à se réduire au fil des ans.

Mais venons-en aux performances, car en la matière, la puce M5 Pro assure le spectacle là aussi. Commençons par les résultats que nous avons pu obtenir sur le plan CPU. Sur Cinebench R24, que nous utilisons pour tous nos tests d’ordinateurs portables, la nouvelle puce d’Apple vole au-dessus de la mêlée… Du moins dans l’immédiat. Car à ce stade, nous n’avons toujours pas été en mesure de tester les nouvelles solutions « Gorgon Point » d’AMD, ni même la nouvelle puce Snapdragon X2 Elite Extreme de Qualcomm.

Résultats sur R24. © Clubic
Résultats sur R26. © Clubic
Tableau des performances sur Cinebench R24. © Clubic
Les résultats sur Geekbench AI. © Clubic
Les résultats CPU sur Geekbench 6. © Clubic
Les résultats GPU sur Geekbench 6. © Clubic

En attendant, les processeurs Intel Panther Lake (2026) et AMD Strix Point (2024) intégrés aux principaux concurrents du MacBook Pro (le Galaxy Book 6 Ultra de Samsung, l’ASUS ProArt P16 et le Razer Blade 16) sont écrasés, particulièrement en single-core. Sur ce terrain, Apple n’a tout simplement pas d’égal à l’heure où nous rédigeons ces lignes. Quant aux calculs multi-Core, la force de frappe offerte par les 18 cœurs du M5 Pro permet de voir venir. Pour l’instant, seul l’Intel Core Ultra 9 285HX (Arrow Lake) fait mieux en la matière, mais au prix d’une consommation énergétique bien plus marquée… Et sur une machine plus volumineuse (le MSI Raider 18 HX AI millésime 2025 en l’occurrence).

Quid des performances graphiques ? Ce que l’on retient ici, c’est que la nouvelle puce d’Apple souffle le chaud et le froid. Ses performances sur les logiciels de création, pour la modélisation 3D, la retouche photo, ou encore le montage vidéo lourd, sont exceptionnelles. Surtout si l’on considère sa sobriété énergétique. Avec une consommation limitée à 60 watts en charge, dans la plupart des cas, le GPU 20 cœurs de notre Apple M5 Pro fait par exemple mieux que la RTX 5070 du Galaxy Book 6 Ultra, qui monte pourtant à 90 W de TGP sur le nouveau « MacBook Pro like » de Samsung.

Tableau des performances GPU sur Blender Benchmark. © Clubic

Pour autant, en jeu, les performances nous évoquent plus celles d’une RTX 4060… avec les technologies graphiques de NVIDIA en moins. Sur Cyberpunk 2077, en définition QHD+ et avec les réglages en Ultra (en rastérisation, et donc sans ray-tracing, FSR ou échelle de résolution dynamique) nous avions par exemple du mal à tenir les 30 FPS. Dans ce contexte précis, il faut donc se tourner vers la génération d’images AMD FSR 3.1 et / ou vers l’échelle de résolution dynamique MetalFX pour jouer avec un niveau de fluidité adéquat. Plus ancien et moins exigeant, Shadow of the Tomb Raider montait pour sa part à 69 FPS en moyenne en QHD+ / Ultra.

Les résultats sur Shadow of the Tomb Raider. © Clubic

En clair, et nous sommes bien conscients d’enfoncer une porte ouverte ici, le MacBook Pro 16 est un créateur, pas réellement un joueur. Il n’a ainsi fait qu’une bouchée de notre longue session de développement de fichiers RAW sur Lightroom, ou de nos exports de vidéos 4K sur Handbrake, sans jamais surchauffer qui plus est, mais il ne satisfera que les joueurs les plus occasionnels.

La puce M5 Pro est bien plus à l'aise en utilisation créative qu'en jeu. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

On n’attendait pas de lui qu’il soit ambidextre, c’est vrai, mais ce relatif manque de polyvalence pourrait décevoir — marginalement — certains utilisateurs. A fortiori quand les modèles concurrents savent être à la fois au « four créatif » et au « moulin vidéoludique ».

Terminons en ajoutant que les performances dans les logiciels de création sont d’autant plus impressionnantes que l’appareil s’équipe d’un nouveau SSD bien plus rapide que ce que l’on trouvait chez Apple il y a encore quelques mois. Avec 12 723 Mo/s en lecture et 10 032 Mo/s en écriture, les 4 To de stockage de notre MacBook Pro M5 Pro réagissaient au quart de tour. Pour vous donner une idée, ces valeurs sont presque deux fois plus importantes que ce que permettait l’année dernière le SSD du Mac Studio M4 Max. Rien que ça.

Les vitesses ébouriffantes du SSD. © Clubic

Autonomie : Apple rattrapé par la concurrence ?

Le MacBook Pro M5 Pro est équipé d’une batterie de 100 Wh censée lui conférer jusqu’à 22 heures d’autonomie en lecture vidéo. Apple nous a habitués à être grosso modo dans les clous avec ses estimations d’autonomie.

C’est encore le cas pour le modèle qui nous intéresse ici puisque notre test d’autonomie habituel nous a effectivement permis d’observer l’appareil rester actif pendant un peu plus de 20 heures sur batterie. Notre MacBook Pro enchaînait alors les vidéos YouTube en 1080p sur Safari, avec les réglages d’alimentation automatiques, un casque branché et la luminosité de l’écran poussée à 100 %.

Le MacBook Pro peut passer le cap des 20 heures sur batterie. © Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Ce score flatteur est toutefois à mettre en perspective. Cette autonomie record n’est pas d’actualité dans tous les cas de figure. De l’aveu même d’Apple, on tombe à 14 heures d’endurance en navigation web. Pour notre part, nous irions même jusqu’à parler de 12 à 13 heures dans un contexte bureautique et multimédia courant. Enfin, notre grosse session d’export vidéo sur Handbrake a eu raison de la batterie en près de 3 heures d’utilisation. Logique, le mode performance était alors actif et la puce M5 Pro palpitait à plein régime.

Le bloc secteur est vendu séparément. © Clubic

Il nous paraît également important de stipuler que la concurrence rattrape petit à petit Apple sur l’autonomie. À titre d’exemple, le Samsung Galaxy Book 6 Ultra tenait entre 15 et 17 heures sur batterie en fonction des usages… Même si lui aussi voyait son autonomie fondre comme neige au soleil en usage intensif. En passant le cap des 20 heures sous certaines conditions, Apple garde donc la main, mais certains de ses rivaux gagnent du terrain.

Apple MacBook Pro 16 M5 Pro : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
9 / 10

Confort, performances et sobriété sont les maîtres mots pour cette nouvelle mouture du vénérable MacBook Pro 16, qui n’a plus grand-chose à prouver après 5 ans d’existence (et de succès) sous cette forme. L’appareil évolue néanmoins par petites touches, toujours bienvenues (comme le passage au standard Thunderbolt 5 ou l’adoption au moins partielle du Wi-Fi 7), tout en s’équipant de ce qui fait finalement tout son sel : une puce M5 Pro redoutablement efficace, doublée d’un SSD qui décoiffe. Nous aurions certes voulu y trouver un écran OLED et un nouveau châssis, mais ce sera pour plus tard… le temps de nous laisser profiter encore un peu de ce qui reste, au fond, une indéboulonnable valeur sûre pour les utilisateurs les plus exigeants.

Les plus
  • Le rapport performances/consommation monstrueux de la puce M5 Pro
  • Le SSD aux vitesses démoniaques
  • Un châssis éprouvé, toujours aussi efficace
  • La qualité phénoménale des haut-parleurs
  • Batterie increvable (jusqu'à 20 heures)
Les moins
  • Le Wi-Fi 7 castré
  • L’écran nano-texturé en option… sur une machine à 5000 euros
  • Évolutivité toujours impossible (RAM et SSD soudés)
  • Chargeur vendu séparément
Sous-notes
Design
8
Écran
9
Performances
9
Autonomie
9

Concurrence : quelles alternatives au MacBook Pro M5 Pro ?

  • Un 16 pouces compact et épuré
  • Chauffe et bruit maîtrisés, confort assuré
  • Panther Lake et Blackwell à la manœuvre
8 / 10
  • Design quasi inattaquable
  • L’écran OLED et la beauté de son image
  • Ratio performances/encombrement très avantageux
8 / 10
  • Une RTX 5090 surpuissante dans un châssis hyper fin
  • Design revu et corrigé
  • Le Blade 16 a (enfin !) un excellent clavier
8 / 10