Avis Parallels Desktop (2021) : le roi de la virtualisation sur Mac M1

10 décembre 2021 à 11h29
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Parallels Desktop M1 © © Parallels

Sans aucun doute la solution de virtualisation la plus populaire sur Mac, Parallels Desktop a également été la première de son genre à travailler sur la compatibilité totale avec la nouvelle architecture processeur d'Apple. Est-elle la meilleure pour autant ? C'est ce que nous allons voir.

Les connaisseurs de l'écosystème logiciel ne sont pas étranger à Parallels Desktop. L'hyperviseur de Parallels, Inc. est à la virtualisation ce qu'Intego est à la sécurité. Autrement dit, ses développeurs ont choisi de complètement se dédier au Mac, délaissant d'autres plateformes comme Windows. Arrivé premier dans la course à une solution native sur les processeurs M1, il semblerait que le pari soit gagnant.

Parallels Desktop
  • Compatibilité native avec Apple Silicon
  • Configuration simplifiée de la machine virtuelle
  • Perméabilité entre Windows et macOS
  • Demande une version ARM de Windows
  • Quelques saccades lors de séances de jeu

Compatibilité et performances

Même si dans sa dernière mouture, Parallels Desktop n'est qu'anecdotique sur les Mac équipés d'un processeur Intel, il en est tout autrement pour les modèles M1. Il s'agit en effet de la première et seule solution de virtualisation à tourner nativement sur l'architecture Apple Silicon, en tout cas pour le moment. De ce fait, Parallels Desktop fait tourner Windows comme un charme sur le M1. Tout comme pour VMWare Fusion, le soft demandera un fichier ISO de Windows 10 ou 11 compilé pour les processeurs ARM. Il le fait d'ailleurs explicitement savoir dès le lancement.

Parallels Desktop

Pour autant, les utilisateurs ne se trouvent pas démunis. Les développeurs savent que les chemins menant à une build ARM de Windows sont sinueux. C'est pourquoi ils offrent des explications sur comment s'en procurer une, plus précisément au travers du dispositif Windows Insider. Ce programme de bêta-testeur signé Microsoft est relativement simple à rejoindre et il ne sera pas difficile de se procurer un ISO par ce moyen. Contrairement à la version Intel, Parallels Desktop pour Apple Silicon ne demande aucune installation de pilote, une étape habituellement nécessaire pour assurer une bonne compatibilité entre macOS et le système d'exploitation virtualisé.

Parallels Desktop Windows

Une fois la machine virtuelle configurée (nous reviendrons sur ce processus dans partie suivante), les performances sont bonnes. Difficile de juger objectivement en l'absence de concurrent direct, mais force est d'avouer que Windows tourne comme un charme sur notre Macbook Air M1 doté de 16Go de RAM. La machine virtuelle avec la moitié de la puissance de calcul du SoC et 6Go de RAM tourne de manière fluide et sans bug. Comparée à la version Intel sur un Mac au budget similaire, les gains en performance sont notables. Mais là où cette version native de Parallels brille vraiment, c'est sur le gain en autonomie. Cette version consomme jusqu'à 2x moins d'énergie sur notre Macbook que sur un modèle Intel équivalent de la même année (2020).

Parallels Desktop Windows

Toutefois, Parallels ne sera pas viable sur le jeu, tout du moins pas du jeu en ligne ou du AAA. En effet, à moins de posséder un Macbook Pro de 2021 doté d'une configuration robuste, il sera impossible d'offrir assez de ressources à la machine virtuelle qui devient assez gourmande lorsqu'on passe de la bureautique au gaming. Même avec la meilleure configuration, des saccades peuvent être observées sur de nombreux jeux comme GTA V ou Overwatch. La raison ? Une double émulation. À la virtualisation s'ajoute l'émulation x86 directement au sein de Windows 10/11 qui permet aux builds ARM de faire tourner la quasi-totalité des exécutables présents sur la plateforme de Microsoft. Les pertes de performances sont donc considérables, en particulier lors du jeu qui reste l'une des utilisations les plus exigeantes de Windows en termes de performance.

D'émulation en émulation

En plus de son passage natif à Apple Slilicon, Parallels Desktop a profité du travail titanesque d'optimisation de Microsoft sur les versions ARM de Windows, en particulier sur l'émulation des logiciels x64 (64-bit) et x86 (32-bit). Auparavant incompatible avec plus de 90% des logiciels, Windows ARM a gagné en décembre 2020 la capacité d'émuler ces programmes, au prix de performances moindres. Pour la bureautique ou la navigation web, cela ne se sent pas vraiment mais il en sera autrement dans des tâches plus lourdes.

Beaucoup utiliseront Parallels Desktop pour virtualiser Windows, les développeurs le savent. Mais mentionnons tout de même quelques autres systèmes d'exploitation ARM et x86 compatibles :

  • macOS Monterey
  • Ubuntu
  • Fedora
  • Debian
  • Kali Linux

Interface et fonctionnalités

En tant que solution de virtualisation, Parallels Desktop ne réinvente pas la roue mais propose quelques fonctionnalités originales qui visent à brouiller les frontières entre macOS et le Windows virtualisé. Ainsi, il est possible de partager des dossiers entre les deux systèmes d'exploitation mais également de faire du glisser-déposer dans les deux sens. Il en va de même pour les textes et les images en copier-coller. De plus, Parallels se dote d'un mode « Coherence ». Ce dernier permet de faire disparaitre la machine virtuelle et d'afficher les logiciels Windows ouverts directement dans le dock du Mac.

Parallels Desktop interface
Parallels Desktop interface

En plus de faciliter le téléchargement d'images disque de Windows, l'hyperviseur offre une configuration simplifiée de la machine virtuelle avec des étapes simples, même si l'utilisateur reste libre de tout faire à la main. Dès le départ, les ISO présents sur les disques sont identifiés et le choix sera donné entre un usage principalement bureautique et un autre orienté vers le gaming. Des préréglages seront alors appliqués mais ceux-ci pourront être modifiés juste après dans la suite de la configuration.

Parallels Desktop interface

Lors de la configuration, une grande liberté est laissée à l'utilisateur. Mais force est de constater que les paramètres de base sont assez bons pour la majorité des utilisateurs. Si nous devions vraiment chipoter, on reprocherait le manque de RAM attribuée sur les Mac équipés de 16GB de mémoire vive ou plus. Côté hardware, les pilotes sont très bien gérés il sera sans doute plus sage de ne rien modifier. La sauvegarde de la machine virtuelle se fait grâce à la Time Machine.

Parallels Desktop interface

Support client et tarifs

Parallels Desktop propose deux types d'offre. Il est possible d'acheter une licence classique donnant accès à la version actuelle du logiciel ou de partir sur un abonnement d'un an. Ajoutez à ça différents tiers selon les fonctionnalités et le statut juridique (entreprise ou particulier) et la lecture de la grille tarifaire en devient quelque peu difficile. Voici les prix selon les éditions et le type de licence :

  • 79,99€ pour l'édition standard (abonnement annuel).
  • 99,99€ pour l'édition standard (achat unique).
  • 49,99€ pour une mise à niveau d'une ancienne édition standard vers la version actuelle (achat unique).
  • 99,99€ pour la Pro Edition (abonnement annuel).
  • 49,99€ pour une mise à niveau d'une ancienne édition standard vers la version Pro (abonnement annuel qui repasse au tarif normal susmentionné l'année d'après).
  • 99,99€ pour la Business Edition (abonnement annuel).

Avec les abonnements annuels, vous bénéficiez d'une assistance par mail, téléphone et chat pendant toute la durée de celui-ci. Avec les licences perpétuelles, vous bénéficiez d'une assistance par mail, téléphone et chat d'une durée de 30 jours.

Conclusion

Parallels était déjà très abouti sur Mac avant la transition vers les SoC Apple Silicon, et ce n'est que plus vrai aujourd'hui. En attendant que VMWare rattrape son retard, il s'agit tout simplement de la meilleure solution de virtualisation pour Mac M1. En dehors de sa grille tarifaire incompréhensible, il y a peu de choses à lui reprocher. Les mises à jour sont régulières et les développeurs réactifs. Gare toutefois à bien choisir les versions compatibles de Windows.

Parallels Desktop

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Parallels Desktop est le meilleur, et le seul pour l'instant, choix sérieux parmi les solutions de virtualisation. Tout est fluide et stable, à tel point que le mode Coherence nous fait oublier qu'on utilise deux systèmes d'exploitation différents. Sa facilité d'utilisation en fait une solution à mettre entre les mains de tous, qu'il s'agisse d'un novice souhaitant faire du jeu sur son Mac ou d'un professionnel avec des besoins logiciel spécifiques.

Les plus

  • Compatibilité native avec Apple Silicon
  • Configuration simplifiée de la machine virtuelle
  • Perméabilité entre Windows et macOS

Les moins

  • Demande une version ARM de Windows
  • Quelques saccades lors de séances de jeu
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alsaco67
J’ai installé la version d’évaluation sur mon MacBook Pro 14 pouces car j’ai absolument besoin d’un logiciel qui n’existe que sur Windows. L’installation s’est faite sans problème avec téléchargement chainé de windows 11 (au passage, qui n’a rien à envier à MacOS, très agréablement surpris). Mon Soft fonctionne , j’ai acheté la licence. A défaut de double boot au démarrage comme avant avec les modèles avec puces Intel, c’est un excellent logiciel pour utiliser Windows.
merotic
Mais que faire de W11 quand on bosse de la photographie?<br /> On ne peut plus afficher le contenu du dossier sur les icônes des dossiers.<br /> Quand on souhaite un rapide coup d’œil, ça nous oblige à utiliser un logiciel de visionneuse.<br /> C’est mon gros reproche à Mac OS: les dossiers dans aperçu du contenu.
laurent_saguet
Pour avoir une réponse du maximum de processeurs il faut passer en version pro<br /> J’utilise MS PROJECT sur mon mac
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