Annoncé au CES 2026 en compagnie de nombreux autres modèles, le nouvel ASUS Zenbook Duo revient dans une meilleure version de lui-même en ce début 2026. Nettement amélioré, l’engin est aussi l’un des tout premiers du marché à s’équiper d’un processeur « Panther Lake », et pas n’importe lequel : le Core Ultra X9 388H, fleuron d’Intel attendu au tournant. Voyons ce qu’il vaut.

Comme son prédécesseur, le Zenbook Duo est un produit atypique. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Comme son prédécesseur, le Zenbook Duo est un produit atypique. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Dire que les puces Intel Core Ultra de série 3, alias « Panther Lake », sont attendues est un euphémisme. Officialisés au printemps 2025, détaillés d’un point de vue architectural fin septembre et finalement lancés en plein CES, début janvier, les nouveaux processeurs mobiles du géant américain sont censés délivrer « les performances d’Arrow Lake avec l’efficacité énergétique de Lunar Lake » tout en s’offrant une partie graphique aussi puissante que certaines petites cartes graphiques dédiées.

Testé & Approuvé
8  / 10
ASUS Zenbook Duo 2026
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Meilleurs prix

Les plus
  • Les performances graphiques et l’efficacité énergétique de Panther Lake
  • Le PC à double écran d’ASUS encore plus utile et confortable
  • Design bien plus abouti, dalles OLED améliorées
  • Autonomie respectable pour un produit de ce type
Les moins
  • Un volet CPU convaincant, mais au niveau de 2025
  • Encore quelques petits soucis d’ergonomie
  • Les reflets des deux écrans OLED, la grosse bordure de l’écran du haut

Une belle promesse que nous allons pouvoir mettre à l’épreuve des faits dans ce test du Zenbook Duo 2026. Le nouveau modèle à double écran d’ASUS est en effet l’un des représentants les plus flamboyants de la première vague de machines Panther Lake. Nous allons voir ensemble en quoi ce nouveau modèle est (nettement) meilleur que l’ancien, et ce que vaut réellement le Core Ultra X9 288H qui palpite à l’intérieur, mais avant toute chose, voici la fiche technique du modèle qu’Intel France nous a fait parvenir en prêt :

Fiche technique ASUS Zenbook Duo 2026

Résumé
ProcesseurIntel Core Ultra X9 388H
Taille de la mémoire32Go
Carte graphiqueIntel Arc B390
Taille de l'écran14 pouces
Taux de rafraîchissement144Hz
OS
Système d'exploitationWindows 11
Processeur
ProcesseurIntel Core Ultra X9 388H
Type de processeur16 coeurs / 16 threads
Fréquence du processeur5.1GHz
Finesse de gravure1.8m
Mémoire vive
Taille de la mémoire32Go
Type de mémoireDDR5
Graphismes
Carte graphiqueIntel Arc B390
Écran
Taille de l'écran14 pouces
Taux de rafraîchissement144Hz
Type de dalleDalle AMOLED
Type d'écranOLED
Définition d'écran2.8K
Format de l'écran16/10
Dalle mate / antirefletNon
NVIDIA G-SYNCNon
Écran tactileOui
Stockage
Configuration disque(s)SSD
Disque principal1 To
Lecteur optiqueAucun
Emplacement mSATA/M.2M.2 (occupé)
Lecteur de carte mémoireAucun
Connectique
Connectiques disponiblesThunderbolt 4/USB-C, USB 3.2, Jack 3,5mm Femelle Stéréo, HDMI 2.1
Réseau sans-fil
Wi-FiOui
Version Wi-Fi7
BluetoothOui
Version Bluetooth5.4
Équipement
WebcamOui
Haut-parleursIntégrés
ClavierAzerty
Clavier rétroéclairéOui - Couleur unique
Pavé numériqueNon
Lecteur d'empreinte digitaleNon
Caractéristiques physiques
Longueur31.01cm
Largeur20.86cm
Épaisseur1.96cm
Poids1.65kg

Dans cette version Core Ultra X9 / 32 Go, le nouveau Zenbook Duo est commercialisé en France à un peu plus de 2600 euros.

L'appareil, de dos, en position « classique ». © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Design : un appareil amélioré de partout !

Avec 31,01 x 20,86 x 1,96 à 2,34 cm pour 1,65 kg, le nouveau Zenbook Duo reprend peu ou prou les mêmes mensurations que son prédécesseur introduit en 2024, mais avec de gros changements que l’on remarque littéralement au premier coup d’œil.

Par rapport au modèle précédent, ce millésime 2026 tire parti d’une charnière entièrement repensée pour être à la fois plus discrète, mais aussi pour permettre de réduire considérablement l’écart visible entre les deux écrans OLED qui font tout le sel de ce PC, ainsi que le décalage qui existait autrefois entre ces deux dalles. Elles sont donc plus proches l’une de l’autre à présent, mais aussi parfaitement jointes, plutôt que légèrement en quinconce comme c’était le cas avant.

La polyvalence de ce concept, est évidemment l'un de ses plus gros atouts. © Clubic
Ce mode n'est pas le plus stable, mais il peut être intéressant pour certains usages © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
La béquille assure une bonne stabilité à l'appareil, mais semble plus fragile qu'il y a deux ans... © Clubic

Visuellement, l’ensemble est par conséquent bien plus harmonieux et plus agréable à l’usage. On a désormais sous les yeux une grande surface d’affichage presque totalement unifiée, plutôt que deux écrans grossièrement raccordés l’un à l’autre.

En termes d’ergonomie, ASUS aurait par contre gagné à peaufiner le système d’ancrage du clavier détachable. Lorsqu’on souhaite travailler avec un format PC portable « classique », ce dernier vient toujours s’aimanter par-dessus l’écran du bas, mais sans tenir suffisamment d’après nous. Il glisse trop et se déconnecte occasionnellement si vous avez un style de frappe un peu « bourrin » (comme votre serviteur). Dommage. Autre petit détail : la localisation du bouton de démarrage n’est pas idéale. Situé sur la tranche droite du PC, entre un port USB-C et un radiateur, ce dernier est trop petit et pas facile à trouver à l’aveugle. Nous aurions aimé un bouton légèrement plus gros et texturé, par exemple.

Côté assemblage et finitions, des progrès ont cependant été faits. On passe cette année sur un châssis en ceraluminum, l’alliage qu’ASUS utilise désormais sur un nombre croissant d’appareils sur sa gamme Zenbook. Le résultat, très minéral, est agréable sous les doigts, peu salissant, résistant aux rayures (du moins c’est ce que promet ASUS) et sobre visuellement. C’est une réussite.

Le bouton de démarrage est un peu petit et pas très bien situé. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Le connecteur du clavier permet la recharge en complément d'un port USB-C. © Clubic
Une fois replié, l'appareil est assez trapu. © Clubic

La béquille a elle aussi été revue pour s’intégrer plus naturellement au châssis une fois repliée. Elle nous paraît toutefois un poil moins solide que l’ancienne, et n’est pas toujours pratique à déplier du premier coup lorsqu’on veut positionner les deux écrans à la verticale. L’encoche permettant de la déployer ne se situe en effet qu’au bas du deuxième écran. Impossible, par exemple, de débloquer cette charnière en y accédant depuis les côtés. Un détail, nous sommes d’accord, d’autant que cette dernière assure dans l’absolu un bon niveau de stabilité au double écran, ainsi qu’un rayon d’inclinaison suffisant.

Revenons sur le clavier détachable. Plus fin que son homologue de 2024, mais aussi plus ergonomique (adieu la partie trackpad légèrement surélevée) et moins « bricolé », ce dernier continue de fonctionner en Bluetooth et d’embarquer sa propre batterie (rechargeable soit en USB-C, soit lorsque le clavier est connecté au châssis après avoir été positionné sur l’écran du bas). Dans cette position, l’ensemble nous parait par ailleurs moins mastoc que par le passé. Ce qui n’est pas pour nous déplaire, évidemment.

La clavier est réussi, plus confortable et ergonomique que par le passé. © Clubic

Ce clavier nous offre quoi qu’il en soit une frappe sèche et silencieuse, plus confortable que celle de bien d’autres claviers détachables. La saisie est globalement proche de ce que l’on trouve sur les PC ultraportables récents d’ASUS, avec des touches bien démarquées les unes des autres, un rétroéclairage efficace et une profondeur de course honnête… tout du moins pour un périphérique aussi plat et fin. À l’usage, nous n’avons sincèrement pas grand-chose à lui reprocher.

Le trackpad est quant à lui suffisamment grand. On est loin des pavés tactiles haptiques qui fleurissent sur plusieurs modèles de PC portables en ce début 2026, mais il nous a convaincu, lui aussi. Nous n’avons pas ressenti trop vite l’envie de connecter une souris externe à notre Zenbook Duo de prêt… ce qui est en général un bon indicateur. Il souffre néanmoins de clics appuyés imprécis, comme c’est souvent le cas sur les trackpad Windows.

Les connectiques du flanc gauche. © Clubic
Les connectiques du flanc droit. © Clubic
De petits haut-parleurs sont logés sous l'écran du bas. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

En parlant de connexion, un mot sur la sélection de ports proposée par ASUS sur ce modèle. Elle correspond à celle de l’ancien modèle, avec une sortie HDMI 2.1, deux ports USB-C Thunderbolt 4, une prise USB-A 3.2 Gen 2 et une prise casque. Ces différentes connectiques sont par contre mieux réparties qu’il y a deux ans. Et sur un produit de ce type, difficile d’attendre beaucoup mieux. Au quotidien, il est rare d’avoir besoin d’un dock USB ou d’un adaptateur. Tant mieux. La connectivité de l’appareil est par ailleurs assurée par un modem Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4. C’est parfait.

La Webcam, centrée sur la grosse bordure supérieure de l'écran du haut. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Compatible avec l’identification faciale via Windows Hello, la webcam 1080p logée au-dessus de l’écran du haut délivre pour sa part une qualité d’image juste convenable. Le rendu est bruité, mais néanmoins suffisant pour une utilisation ponctuelle en visio. Les haut-parleurs installés sous le châssis délivrent enfin un son plutôt équilibré, surtout pensés pour faire ressortir les voix. Ils manquent un peu de graves, et le volume maximal est limité, mais là encore, ça fait le job.

Un mot enfin sur l’accès aux composants, qui est à la fois pénible et (partiellement) facilité. Vous avez bien lu. ASUS mise en effet, d’un côté, sur une petite trappe logée sous la béquille pour nous laisser accéder facilement au SSD. De l’autre, plusieurs tailles de vis Torx T5 sont employées sur l’appareil, et l’accès aux batteries (elles sont deux, réparties derrière chacun des deux écrans) ainsi qu’à la carte mère est globalement pénible. D’autant qu’il faut faire attention à ne pas trop forcer : l’une des deux dalles OLED est proche de l’endroit où vous serrez / desserrez des vis.

L'accès au SSD est possible en retirant une petite plaque d'aluminium amovible. © Clubic

Écran : la beauté de l’OLED (x2), un gros front… et des reflets

Puisque nous évoquions les dalles OLED de ce nouveau Zenbook Duo, abordons plus en détail la question de la qualité d’affichage proposée par ASUS avec ce nouveau PC. En la matière, le constructeur nous gâte, avec une nette montée en gamme.

On passe en effet de deux dalles OLED tactiles Full HD+ / 60 Hz de 14 pouces, à deux dalles OLED tactiles 2,8K (2880 par 1800 pixels) et 144 Hz de 14 pouces. Ces dernières offrent par contre la même luminance théorique (500 nits) et la même couverture des principaux espaces colorimétriques (100% DCI-P3, notamment) qu’auparavant, avec tout de même une certification VESA Display HDR True Black 1000 en prime grâce aux 1000 cd/m2 que l’on peut obtenir en passant sur le mode HDR.

Ces deux écrans OLED ne sont attaquables que sur leur réflectance, encore marquée. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Le fait que ces deux dalles OLED soient identiques nous permet d’avoir un rendu visuel parfaitement homogène d’un écran à l’autre. Aucune différence n’est donc à déplorer. Comme toutes les dalles OLED, ces deux panneaux organiques affichent des couleurs chatoyantes et des noirs particulièrement profonds qui permettent de magnifier n’importe quel contenu affiché… et de satisfaire autant les amateurs de belles images que les utilisateurs créatifs (en retouche photo par exemple).

On profite également d’une meilleure luminance générale que sur la première génération de Zenbook Duo, d’une finesse d’affichage bien supérieure, et d’une fréquence de rafraîchissement digne de 2026… même si cela a forcément un impact sur l’autonomie de l’appareil (nous y reviendrons plus bas).

Ces deux écrans organiques ne souffrent globalement que d’un gros défaut : leur réflectance. Sur ce point, force est d’admettre que l’on râle encore un peu trop souvent face à ce problème. ASUS utilise sur son nouvel ExpertBook Ultra, et sur certains modèles ProArt, un traitement antireflets / mat pour l’OLED. Nous aurions clairement aimé le trouver ici aussi. Autre défaut, plus marginal cette fois : la grosse bordure visible au sommet de l’écran du haut. On sait qu’il est possible de faire mieux en 2026.

La charnière, revue par ASUS, permet aux deux écrans d'être très proches l'un de l'autre. © Clubic

Performances : Panther Lake = Lunar Lake² ?

Venons-en au « gros morceau » de ce test du Zenbook Duo : les performances de sa puce Intel Core Ultra de série 3 « Panther Lake ». Il s’agit en effet du tout premier PC portable testé sur Clubic à embarquer l’un des nouveaux processeurs mobiles d’Intel. Voici un bref récapitulatif de ce que nous avons sous la main avec notre machine de prêt :

  • Processeur Intel Core Ultra X9 288H (16 cœurs — dont 4 P-Cores « Cougar Cove », 8 E-Cores « Darkmont », 4 coeurs LPE-cores « Darkmont » — et 16 threads cadencés à un maximum de 5,1 GHz, 25-55 W de TDP, 18 Mo de cache)
  • Partie graphique intégrée Intel Arc B390 (12 cœurs Xe3 cadencés à un maximum de 2,5 GHz, avec accès à 18 Go de mémoire partagée avec le CPU)
  • NPU 50 TOPS
  • 32 Go de mémoire vive (LDDR5X)
  • 1 To de SSD M2 NVMe PCIe Gen 4

On ne vous refera pas ici tout le topo sur Panther Lake, ses enjeux, ses promesses et ce que cette nouvelle génération de processeurs mobiles — gravés en partie à l’aide du procédé 18A (1,8 nm) — représente pour Intel. Tout ça, nous vous en avons déjà parlé longuement dans un dossier dédié il y a quelques mois. Attaquons nous donc directement à ce que vaut vraiment le plus puissant des Core Ultra de série 3 dans les faits.

Ce nouveau Zenbook Duo est le premier modèle Panther Lake testé sur Clubic. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Commençons par la maîtrise énergétique. Sur ce plan, Intel nous paraît tenir ses promesses. Sur notre Zenbook Duo, l’échauffement du Intel Core Ultra X9 388H est globalement bien maîtrisé. L’appareil en lui-même n’est jamais tellement chaud, tout juste tiède aux endroits les plus couramment exposés à la chauffe.

Quant au bruit émis par le système de dissipation, il est évidemment très dépendant de l’usage et du mode de dissipation choisi. Au quotidien, en bureautique et multimédia léger, les deux ventilateurs du Zenbook sont coupés, ou tournent à très faible régime, suffisamment pour ne pas être entendus.

Lors de nos tests plus poussés, avec le « Mode Performance » activé depuis l’utilitaire MyASUS, la soufflerie se faisait cette fois audible, avec un sifflement tutoyant les 47 dB en moyenne. C’est beaucoup moins qu’un modèle Gaming, mais c’est plus qu’un ultraportable classique. Rien de choquant toutefois compte tenu du niveau de performances délivré dans ce cas de figure. Et encore une fois, cette gêne n’est d’actualité que lorsqu’on pousse l’appareil et son SoC dans leurs derniers retranchements. 80 % du temps, l’expérience est paisible.

Résultats sur Cinebench R24. © Clubic
Résultats sur Cinebench R26. © Clubic

Abordons pour de bon la question des performances à proprement parler, tout d’abord sur le volet CPU. En l’occurrence, Intel n’a pas menti sur la marchandise là non plus. On retrouve effectivement « les performances d’Arrow Lake », mais dans une enveloppe moins gourmande en énergie, et donc proche de Lunar Lake, c’est vrai.

Il faut cependant tempérer un peu nos ardeurs, pour au moins deux raisons : tout d’abord, les performances observées sur notre Core Ultra X9 388H sont plus proches de celles des puces Arrow Lake-H qu’Arrow Lake-HX — surtout en multi-core. Ensuite, le bilan côté CPU donne tout de même un peu l’impression qu’Intel accouche en 2026 de performances, certes satisfaisantes, mais qui étaient déjà connues en 2025. Cela étant, l’équilibre trouvé par le géant californien reste très intéressant.

Sur Cinebench R24, on obtient en effet 1 122 points en multi-core et 130 points en calcul single-core. À titre de comparaison, l’Intel Core Ultra 9 275HX d’un Acer Predator Helios Neo 16S AI marquait 1 702 points en multi-core et 129 points en single-core, tandis que l’Intel Core Ultra 7 258V d’un ASUS Zenbook S14 2024 obtenait 597 points en multi-core et 119 points en single-core. La montée en puissance est donc bien visible.

Les résultats du CPU sous Geekbench 6. © Clubic
Les résultats du NPU sous Geekbench AI. © Clubic
Les résultats du GPU sous Geekbench AI. © Clubic

Chez la concurrence, l’AMD Ryzen AI MAX+ 395 est battu en single-core mais conserve une longueur d’avance en multi-core, tandis que l’AMD Ryzen AI 9 HX 370 est globalement battu sur les deux tableaux. Qualcomm et son ancien Snapdragon X Elite X1E-84-100 sont également dépassés, mais toutes ces puces sont des pointures de 2024-2025.

Il nous tarde de pouvoir tester les nouvelles solutions d’AMD et Qualcomm pour nous faire une meilleure opinion. Cela ne devrait pas tarder. Sur le terrain CPU, nous nous attendons à ce que Panther Lake soit compétitif, bien que légèrement distancé en single-core par les processeurs Snapdragon X2 Elite Extreme de Qualcomm, et potentiellement aussi par les processeurs Gorgon Point d’AMD.

Chez Apple enfin, la puce M5 « classique » du dernier MacBook Pro 14 maintient d’ailleurs, sur notre Core Ultra X9, un net avantage en calcul single-core, doublé d’une courte avance en multi-core. Selon toute logique, les processeurs M5 Pro et M5 Max attendus très prochainement devraient donc ne faire qu’une bouchée de la meilleure des solutions Panther Lake. Tout du moins sur le terrain CPU.

Battlefield 6 en haut... deux fenêtres en bas, le concept du Zenbook Duo est tout de même plaisant. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Mais alors quid des performances graphiques ? Selon nous, c’est surtout ici que Panther Lake fait fort. Comme nous l’avions pressenti lors de nos premiers tests de la plateforme au CES, l’iGPU Arc B390 prend presque des airs de petit GPU dédié en termes de puissance de feu, tout en se contentant d’un TGP contenu (maximum 25 W pour le seul iGPU d’après nos observations sur le Zenbook Duo). En benchmark sous 3D Mark Speed Way, Port Royal et Time Spy Extreme, l’Arc B390 délivre ainsi des performances proches de celles d’une RTX 4050 bridée (nous avons pris pour comparaison celle du Dell 14 Premium testée récemment).

De quoi offrir une marge de manoeuvre confortable en utilisation créative (montage vidéo, retouche photo, graphisme…). Du moins pour une solution intégrée visant avant tout l’efficacité énergétique. L’une des grandes forces d’Intel sur cette génération est d’ailleurs la faible perte de performances graphiques lorsqu’on passe sur batterie. En effet, si l’essentiel de nos tests a été effectué sur secteur, nous avons également joué à Battlefield 6 et Cyberpunk 2077 sans l’alimentation branchée.

Dans ce contexte, en Full HD+ / Élevé, le shooter de DICE ne subissait qu’une perte de fluidité marginale et restait parfaitement jouable sans rien toucher aux réglages. Sur Cyberpunk 2077, que nous avons pour le coup utilisé plus longtemps sur batterie, il nous a été possible de jouer en 2,8K, avec des détails moyens / élevés, à une grosse quarantaine de FPS pendant près de 2 heures.

Les résultats sur 3D Mark. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Speed Way
Port Royale
Time Spy Extreme
Steel Nomad Light

Notre Zenbook Duo basculait ensuite en mode économie d’énergie… avec cette fois un net impact sur les performances, logique. De ce point de vue, le bilan est en tout cas très enthousiasmant. Il nous tarde déjà de tester ce que les premières consoles de jeu Panther Lake pourront proposer.

Sur secteur et avec 3D Mark, l’Arc B390 de notre Core Ultra X9 388H est par contre battu assez nettement par l’iGPU Radeon 8060S d’un AMD Ryzen AI MAX+ 395 — comme vous pouvez le constater dans notre tableau comparatif. Cela dit, les deux puces ne jouent pas tout à fait dans la même catégorie et ne profitaient pas du même TGP (en mode Turbo et sur secteur dans les deux cas) lors de nos essais. Par ailleurs, Le Core Ultra X9 388H pourrait détenir un avantage important sur le Ryzen AI MAX+ 395 : sa diffusion, qui devrait se faire à grande échelle. Lancée début 2025, la puce d’AMD, elle, n’a été aperçue que sur une toute petite poignée d’appareils au cours de l’année qui s’est écoulée.

Quoi qu’il en soit, les résultats obtenus en jeu par l’Arc B390, toujours sur secteur, sont probants.

Vous remarquerez la sobriété absolue du véhicule de votre serviteur dans Cyberpunk 2077. © Clubic
Les résultats en Full HD+ sur Cyberpunk 2077. © Clubic
Les résultats en Full HD+ sur Shadow of the Tomb Raider. © Clubic

En Full HD+, avec le préréglage ray-tracing bas, l’option XeSS 2.0 laissée en mode Auto et sans Frame Generation, Cyberpunk 2077 était animé sans broncher à une moyenne de 52 FPS sur le Zenbook Duo. Toujours en Full HD+, avec les réglages Ultra et cette fois sans XeSS ou Frame Generation, Shadow of the Tomb Raider montait pour sa part à 59 FPS en moyenne. Enfin, sur Battlefield 6, avec la même définition Full HD+ et les préréglages élevés, le XeSS 2 actif mais sans Frame Generation, on tenait facilement le cap des 35 à 45 FPS en multijoueur (mode Conquête sur diverses maps).

Un nombre d’images à la seconde que l’on peut doubler, tripler voire quadrupler à l’aide de la génération d’images XeSS, qu’il est possible d’activer manuellement depuis le nouveau logiciel graphique d’Intel (sorte de Nvidia App).

Jouer sur batterie est possible grâce à Panther Lake, dans de bonnes conditions qui plus est. © Clubic

Notre expérience en la matière est cependant contrastée. D’un côté la Frame Generation x2 nous a permis d’obtenir une meilleure fluidité sur Cyberpunk 2077 lorsque nous poussions plus haut les réglages graphiques ou la définition, de l’autre la Multi Frame Generation x4 d’Intel nous un peu déçus. La présence d’artefacts visuels encore trop nombreux à l’écran limite son intérêt d’après nous. Un problème que l’on a toutefois bon espoir de voir se résorber avec le temps. Affaire à suivre, donc.

Notons par contre, dans le cas très spécifique du Zenbook Duo, que jouer avec les deux écrans allumés simultanément (en utilisant par exemple un jeu sur l’écran du haut et une ou deux fenêtres de monitoring sur celui du bas) a un impact non négligeable sur les performances. Nous avons alors remarqué une baisse, logique, d’environ 5 à 10 % des performances en fonction des cas lorsque les deux dalles OLED de l’appareils étaient employées. Toutes nos mesures ont donc été réalisées avec un seul écran allumé. Gardez le en tête.

Pour ne rien gâcher SSD du Zenbook Duo est performant ! © Clubic

Autonomie : deux batteries pour sauver les meubles ?

Évaluer l’autonomie d’un PC portable à double écran comme l’ASUS Zenbook Duo 2026 n’est pas forcément chose aisée. De par son concept, l’appareil peut être utilisé de différentes manières, avec un seul écran ou deux, en 60 Hz ou en 144 Hz, avec ou sans rafraîchissement dynamique, suivant les envies et les besoins de l’utilisateur.

L'autonomie a nettement progressé par rapport au Zenbook Duo 2024. © Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Voici donc nos estimations d’endurance, dans différents cas de figure rencontrés durant nos six jours de test :

  • 2 heures d’autonomie (voire un peu plus) en utilisation 100% gaming (Cyberpunk en 2,8K avec des réglages moyens / élevés, le XeSS 2 actif et la génération d’images x2), avec les deux écrans à 144 Hz et le rafraîchissement dynamique activé
  • 6 à 7 heures en utilisation polyvalente (navigation web, lecture vidéo, bureautique, agrémentés d’un peu de gaming) sur deux écrans à 144 Hz avec le rafraîchissement dynamique activé
  • 12 à 13 heures en utilisation essentiellement bureautique sur un seul écran à 144 Hz avec le rafraîchissement dynamique activé
  • 15 à 16 heures en lecture vidéo, sur un seul écran à 60 Hz cette fois, selon notre protocole habituel (lecture vidéo 1080p sur Edge, via YouTube, avec la luminosité de l’écran poussée à 100%, le rétroéclairage du clavier coupé et un casque branché).
Le chargeur USB-C 100 W, à rallonge. © Clubic
© Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Dans l’ensemble, et malgré la très grande gourmandise énergétique de ses deux écrans OLED 2,8K / 144 Hz, le Zenbook Duo s’en sort donc plutôt bien. Mieux que nous ne l’aurions cru pour être sincères. Il faut dire qu’il peut compter sur deux batteries, réparties de part et d’autre de sa charnière centrale, lui offrant une capacité totale de 99 Wh… soit autant que ce que l’on trouverait, par exemple, sur un gros modèle gaming.

Son chargeur 100 W USB-C permet enfin de faire le plein d’énergie en un peu plus de deux heures sur secteur.

ASUS Zenbook Duo 2026, l’avis de Clubic :

Conclusion
Note générale
8 / 10
Testé & Approuvé

Le Zenbook Duo 2026 est indiscutablement l’un des modèles les plus atypiques d’ASUS… et c’est aussi l’un des meilleurs. Avec ce nouveau produit, ASUS propose d’ailleurs bien plus qu’une simple évolution de son PC à double écran : il nous livre en ce début d'année une belle démonstration du potentiel de Panther Lake.

L’Intel Core Ultra X9 388H tient pour sa part ses promesses, en grande partie, avec des performances CPU solides, d'importantes capacités graphiques et une enveloppe thermique maîtrisée. Suffisamment puissante pour la création, crédible en jeu et frugale sur batterie, la nouvelle puce d’Intel prend des airs de couteau suisse, de SoC tout-terrain.

Reste maintenant à savoir si le reste de la famille des Core Ultra de série 3 sera aussi convaincant que cette chouette référence haut de gamme, peut-être un peu trop seule au sommet de l'offre mobile d'Intel en ce début 2026.

Les plus
  • Les performances graphiques et l’efficacité énergétique de Panther Lake
  • Le PC à double écran d’ASUS encore plus utile et confortable
  • Design bien plus abouti, dalles OLED améliorées
  • Autonomie respectable pour un produit de ce type
Les moins
  • Un volet CPU convaincant, mais au niveau de 2025
  • Encore quelques petits soucis d’ergonomie
  • Les reflets des deux écrans OLED, la grosse bordure de l’écran du haut
Sous-notes
Design
8
Écran
9
Performances
8
Autonomie
8