Numericable, Bouygues, fonds étrangers : qui pense racheter SFR ?

04 mars 2014 à 12h19
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Vivendi ne cache désormais plus son ambition de céder SFR, pour un montant encore inconnu. Pour acquérir l'opérateur, plusieurs concurrents seraient en lice tel que Bouygues, Numericable mais également des fonds étrangers.

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Le marché des Télécoms en France devrait changer de visage dans les prochains mois. La mise en vente de SFR par son propriétaire Vivendi a aiguisé les appétits de la concurrence et des rencontres ont eu lieu entre les dirigeants de plusieurs opérateurs. Pour l'instant, SFR confirme uniquement la tenue de réunions mais les candidats potentiels au rachat sont désormais connus et la date butoir de remise des candidatures est imminente, le mercredi 5 mars à 20 heures, précise Le Monde.

Numericable s'est ainsi positionné sur le sujet. L'opérateur prépare le terrain depuis plusieurs années déjà et tente de devenir un acteur à part entière sur le marché de la téléphonie mobile. Son intention est également de disposer d'une offre complète (ADSL, câble) dans le secteur de l'Internet résidentiel.

Numericable cherche à convaincre les autorités du bien-fondé de sa démarche. Patrick Drahi, propriétaire d'Altice, la maison mère du câblo-opérateur, joue la carte de la séduction en expliquant que les emplois seraient conservés dans les deux sociétés. Il s'engage ainsi auprès du Figaro « à ne pas licencier, à conserver les 8 500 emplois chez SFR et les 2 400 emplois chez Numericable, et même recruter des commerciaux pour le marché des entreprises ».

L'idée générale est donc de transformer SFR en limitant les coûts sur le marché de la téléphonie mobile tout en tablant sur une croissance du secteur du câble. Sur ce dernier terrain, la fidélité de la clientèle est en effet plus forte, et les tarifs pratiqués plus élevés que dans la téléphonie mobile.

Bouygues Telecom ou des sociétés étrangères

Courant le risque d'être esseulé sur le marché des Télécoms, Bouygues aurait également réagi à l'offensive portée par Numericable. L'opérateur tente de faire entendre ses arguments auprès des pouvoirs publics et met en avant la conservation de l'emploi comme un moyen de faire pencher la balance en sa faveur.

Un rachat de cette ampleur devra en effet passer devant l'Autorité de la concurrence et le gouvernement. Néanmoins, l'idée de vendre à des investisseurs étrangers des sociétés à capitaux français n'étant pas en odeur de sainteté, la piste devrait, comme par le passé, être écartée.

Des rumeurs font état d'une volonté de rachat de SFR par le fonds d'investissement CVC Capital Partners, propriétaire du deuxième opérateur mobile suisse. Néanmoins, d'autres groupes étrangers avaient déjà tenté de mettre la main sur l'opérateur. Fin 2012, des informations faisaient état d'une tentative d'acquisition de la société par le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, le patron d'OTMT/Orascom. L'opération n'avait toutefois pas abouti.
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