
Pourquoi utiliser DoomPaint ?
Jouer à Doom sur la toile de Microsoft Paint
DoomPaint ne recrée pas Doom avec des formes ou des pinceaux. Le moteur ViZDoom tourne en arrière-plan, tandis que Paint reçoit chaque image comme un collage. Pour l’application de Microsoft, chaque image ressemble donc à une vraie modification du document. Vous gardez Paint au premier plan et vous contrôlez la partie au clavier : W et S servent aux déplacements, A et D aux rotations, Q et E aux pas de côté, Ctrl ou F au tir, Espace aux portes et Shift à la course. Un crochet clavier bloque ces touches avant leur arrivée chez Paint, afin d’éviter qu’une flèche déplace la sélection ou qu’un menu interrompe les collages. Paint ne calcule aucun élément du jeu : il sert uniquement d’écran, ce qui explique le côté absurde et réussi du projet.
Remonter la partie avec Ctrl+Z
Le passage de chaque image par le presse-papiers crée un effet secondaire assez drôle : chaque image devient une étape de l’historique de Paint. Le raccourci Ctrl+Z vous fait donc remonter les dernières images et peut annuler une mort récente, sans système de sauvegarde propre au jeu. Le menu de sauvegarde de Paint produit aussi un fichier PNG valide de l’image affichée au moment choisi. DoomPaint ajoute les bruitages du moteur ainsi que la musique issue des fichiers WAD. L’épisode 1 repose sur le vrai DOOM1.WAD shareware, tandis que les cartes absentes de cette édition passent par Freedoom. Vous pouvez fournir un doom.wad ou doom2.wad que vous possédez pour récupérer d’autres morceaux, mais ce fichier commercial ne suffit pas à débloquer une campagne complète.
Choisir la carte, le niveau et la résolution
DoomPaint accepte plusieurs réglages depuis la ligne de commande. Vous choisissez la carte, le niveau de difficulté, le WAD Freedoom, le volume musical, la coupure du son ou de la musique, le zoom et quatre résolutions de rendu. Le format 320 × 200 divise par quatre le nombre de pixels face au 640 × 400 et rapproche la cadence de la limite de 35 tics par seconde de Doom. Les formats 640 × 400 ou 640 × 480 affichent plus de détails, mais Paint demande davantage de temps pour traiter chaque image. Le script run.bat crée un environnement Python local et installe ViZDoom, NumPy, Pillow, pywin32, pywinauto et pycaw au premier démarrage. Aucun installateur classique ni fichier binaire prêt à ouvrir n’est proposé, ce qui réserve surtout le projet aux utilisateurs qui savent récupérer un dépôt GitHub et diagnostiquer un souci de dépendance.
DoomPaint : toutes les réponses à vos questions
Avec quel OS est compatible DoomPaint ?
DoomPaint est réservé à Windows, car le code cherche mspaint.exe et s’appuie sur pywin32, pywinauto, le presse-papiers OLE et un script .bat. Le dépôt ne donne pas de liste précise des versions prises en charge. Microsoft Paint, Python et un accès à Internet au premier lancement restent nécessaires pour installer les dépendances. Aucune version macOS, Linux, Android, iOS ou web n’est proposée.
Faut-il créer un compte pour utiliser DoomPaint ?
Aucun compte utilisateur n’est requis pour jouer. Vous récupérez les fichiers du projet, puis le script travaille en local sur le PC. Un compte GitHub ne sert que pour suivre le dépôt, ouvrir un ticket ou contribuer au code.
DoomPaint est-il gratuit ou payant ?
DoomPaint est gratuit et son code adopte la licence MIT. Plusieurs éléments gardent leurs propres conditions : OpenAL Soft utilise la LGPL v2, Freedoom une licence BSD et le fichier DOOM1.WAD reste soumis aux règles shareware d’id Software. Le WAD shareware peut être redistribué, mais il n’est pas open source. Les fichiers commerciaux doom.wad et doom2.wad ne sont pas fournis ; vous devez déjà les posséder pour les ajouter.