Test Netgear Nighthawk RAX80 : de très hauts débits sur le Wi-Fi 6

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
09 septembre 2020 à 17h40
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Soucieux de proposer des équipements en adéquation avec les normes les plus récents, Netgear a comme la plupart de ses concurrents fait migrer une bonne partie de son offre réseau vers le Wi-Fi 6. Le routeur Nighthawk RAX80 fait partie de cette nouvelle gamme. Quoique « seulement » bi-bande, il promet des débits de haut niveau.

Le Wi-Fi 6 est clairement un sujet à la mode. De plus en plus d’appareils de notre quotidien sont capables d’exploiter cette nouvelle norme, ce n’est encore que rarement le cas des box Internet des principaux opérateurs. Pour profiter du Wi-Fi 6 à la maison, il faut bien souvent opter pour un appareil supplémentaire. Après avoir évoqué plusieurs cas de solutions mesh, nous revenons vers un routeur plus « classique » garant d’une moindre couverture, mais capable de débits soutenus. Que vaut réellement ce Nighthawk RAX80 ?

Fiche technique du Netgear Nighthawk RAX80

Rappelons d’emblée que le Nighthawk RAX80 n’est qu’un des modèles de routeur au catalogue de Netgear. Il ne s’agit pas du premier prix du fabricant, mais ce n’est pas non plus le modèle le plus haut de gamme. Comme leur numérotation le laisse entendre, il est à mi-chemin entre le Nighthawk RAX40 et le Nighthawk RAX120. Trois modèles qui autorisent une montée en puissance des débits avec 3 Gb/s pour le plus petit de la gamme, 6 Gb/s pour notre cobaye du jour et 10,8 Gb/s pour le « costaud ».

Le Netgear Nighthawk RAX80, c’est :

  • Processeur : Quadruple-cœur @ 1,8 GHz
  • Norme : Wi-Fi 6 AX
  • Wi-Fi mesh : Non
  • Bi/Tri-bande : Bi-bande
  • Ports Ethernet : 6x1 GbE (1 port WAN et 5 ports LAN)
  • Autre connectique : 2xUSB-A 3.0
  • Dimensions : 305 x 202 x 161 mm
  • Poids : 1,28 kg
  • Alimentation : 60 W, externe
  • Ventilation : Oui
  • Garantie : 3 ans
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à 369,95 €

Nous l’avons rapidement évoqué en introduction, le Nighthawk RAX80 n’est qu’un modèle bi-bande. Entendez par là qu’il autorisera la connexion de périphériques sur les 2,4 GHz et les 5 Ghz, mais qu’il aura moins d’amplitude sur cette seconde bande de fréquences que les modèles tri-bande. Notez également que ses six ports LAN lui ouvrent des fonctionnalités switch complètes, même si nous aurions aimé que le port WAN vise un peu plus que le simple Gigabit.

Vous aussi, il vous fait penser à un chasseur T.I.E. ? © Nerces pour Clubic

Un routeur prêt à… s’envoler

Souvenez-vous de notre test du TP-Link Archer AX11000. Bien sûr, le Nighthawk RAX80 ne boxe pas dans la même catégorie, mais nous reconnaissons avoir un faible pour son design moins agressif… presque poétique. Plutôt que de surgir de manière agressive aux quatre coins du routeur, les antennes ont été intégrées de manière presque délicate à ce que l’on pourrait appeler les ailes du routeur. Netgear est évidemment aidé par le fait que son produit – AX6000 seulement – n’en a besoin que de quatre, mais c’est surtout une question de choix techniques puisque le Nighthawk RAX120 reprend un design très similaire. Au milieu du salon le routeur ne passera pas inaperçu, mais il nous semble plus élégant que ces routeurs « hérissons ».

Les quatre antennes sont joliment intégrées à la structure du routeur © Netgear

Autre avantage de cette intégration des antennes aux « ailes » du routeur, le montage du Nighthawk RAX80 se fait en un claquement de doigts : il suffit de « déplier » les deux ailes et de les emboiter dans la structure de l’appareil pour qu’elles soient bien maintenues. Il suffit ensuite de brancher la brique d’alimentation externe, de connecter le routeur à votre box via le câble Ethernet fourni et d’allumer pour que le tout soit opérationnel. Avec ses 30 centimètres de long pour 20 de large, le Nighthawk RAX80 est relativement encombrant, mais notre surprise est venue de la brique d’alimentation externe. Imposante, elle se présente comme un très gros chargeur de téléphone. Un choix étonnant.

La connectique en face arrière est complète © Nerces pour Clubic

Pour le reste, rien que de très classique. Les côtés du Nighthawk RAX80 sont entièrement dégagés et tous les connecteurs se retrouvent sur l’arrière. On retrouve les six connecteurs Gigabit Ethernet dont un est dédié au WAN. Deux des ports peuvent être agrégés pour profiter de débits plus importants, mais on regrette que contrairement à certains de ses concurrents, Netgear n’ait pas opté pour un WAN 2,5 GbE au moins. Nous apprécions en revanche la présence de deux USB-A 3.0 ainsi que d’un interrupteur pour couper les LED d’activité. Bien vu. Enfin, on retrouve logiquement le bouton de mise sous tension et la prise d’alimentation.

Une brique d'alimentation un peu imposante et peu pratique © Nerces pour Clubic

Pas de contrôle parental intégré d'office

Maintenant que les présentations sont faites et que le Nighthawk RAX80 est connecté prêt à l’emploi, il nous faut passer à sa configuration logicielle. Là comme sur la plupart des modèles du marché, deux options existent : interface Web ou application smartphone. L’interface Web a été l’occasion d’une petite déception avec un bug de langues : au moment de la configuration du routeur, nous avons eu deux écrans en anglais. Rien d’insurmontable heureusement. L’interface Web a bien sûr l’avantage de ne pas nécessiter de smartphone, d’être directement opérationnelle et d’offrir davantage de réglages. Notez que deux modes de fonctionnement existent : basique et avancé.

L'inteface Web est très vieillotte, on rêve du DumaOS © Nerces pour Clubic

Parmi les options les plus utiles figure bien sûr la configuration du réseau Wi-Fi avec, notamment, la possibilité de changer les identifiants de chacune des deux bandes (2,4 GHz et 5 Ghz), mais aussi d’activer le smart connect qui ne distingue justement plus ces deux bandes et utilise le même SSID. Netgear suggère de laisser le Quality of Service réglé en automatique, nous n’avons de toute façon pas beaucoup d’options disponibles à ce niveau. De manière générale, c’est d’ailleurs le reproche que l’on peut faire à Netgear : il n’est pas généreux en fonctionnalités. Un exemple : il n’existe pas d’option de contrôle parental. Il y a bien une ligne dans le menu, mais elle est inactive.

Un peu plus d'options en mode avancé, mais pas de contrôle parental direct © Nerces pour Clubic

On retrouve en revanche heureusement une option pour le mappage des ports ou un système de filtrage des machines connectées. C’est également à ce niveau que l’on peut activer l’option d’agrégation de ports Ethernet et que l’on accède à la fonction ReadyShare. Largement mise en avant par Netgear, elle fonctionne de deux manières différentes : storage pour assurer le partage d’une unité et vault pour la sauvegarde via le réseau. Enfin, l’interface regroupe évidemment le nécessaire pour configurer / gérer le réseau Wi-Fi invité.

L'application smartphone nécessite un compte Netgear © Nerces pour Clubic

Sans surprise, l’application smartphone ne donne aucune option supplémentaire et pas plus d’accès à un quelconque contrôle parental. Dommage pour un tel appareil. Téléchargeable sur Android ou iOS, l’application est simplement baptisée Nighthawk et correspond à l’ensemble de la gamme Netgear. Particulièrement épurée, elle est agréable à manipuler. Quelques outils permettent notamment de vérifier la qualité de la connexion Internet ou l’intensité du signal Wi-Fi, pratique si on veut comprendre pourquoi on a une mauvaise réception à un endroit de la maison. En revanche, dommage que sur la liste des appareils connectés nous n’ayons pas directement accès à leur IP.

Des informations claires, parfois juste un peu limitées © Nerces pour Clubic

Revenons pour finir sur « l’absence » de contrôle parental. En réalité, Netgear a opté pour un logiciel dédié, Circle. Il est peu pratique d’avoir deux applications pour régler le routeur, mais il est surtout gênant de voir que ce second logiciel peut nécessiter de repasser à la caisse. La mise en place de profils ou le filtrage selon le type de contenu restent gratuits, mais pour accéder à des limites de temps, des options comme l’heure de coucher ou à des statistiques avancées, il faut s'abonner au service premium. Le Nigthhawk RAX80 coûte déjà plus de 350 euros, nous trouvons vraiment dommage de demander encore 5 euros mensuels pour de tels services.

Détails et fonctionnement du réseau Wi-Fi : intéressant © Nerces pour Clubic

Des performances de premier plan

Si nous sommes déçus par l’absence de contrôle parental entièrement gratuit, Netgear se rattrape du côté des performances. Pour évaluer cet aspect du Nighthawk RAX80, nous avons procédé comme lors de nos précédents tests en utilisant plusieurs machines équipées de contrôleur réseau Intel AX200 ou Intel AX201 selon le cas.

Débits enregistrés à moins d'un mètre de distance du routeur © Nerces pour Clubic

Sans qu’il soit nécessaire d’aller jouer dans les options pour tirer le meilleur du routeur, le premier test sous PassMark est impressionnant. Nos deux machines distantes chacun d’un mètre du routeur ont effectivement été capables de communiquer à plus de 800 Mb/s. Nous n’avons évidemment pas encore beaucoup d’équipements réseau pour comparer, mais c’est tout bonnement le meilleur résultat que nous ayons enregistré actuellement.

Débits enregistrés à moins d'un mètre de distance du routeur © Nerces pour Clubic

Une excellente performance que nous voulions évidemment vérifier avec un test pratique certes « basique » mais qui illustre un usage classique que l’on peut faire d’une communication réseau : la copie de fichiers entre deux machines. Aucun problème à ce niveau et si nous ne retrouvons pas exactement notre précédent résultat, nous nous en approchons : Windows 10 évoque des pointes à plus de 94 Mo/s et s’il y a quelques décrochages sur l’ensemble de la copie, rien de dramatique à signaler. Le bilan est au contraire très bon.

Débits enregistrés à environ cinq mètres du routeur © Nerces pour Clubic

L’intérêt d’un routeur Wi-Fi ne se limite cependant pas à quelques mètres et nous avions à cœur de vérifier les performances sur de plus grandes distances. Notre machine desktop restait à proximité du Nighthawk RAX80 quand notre portable s’éloignait de quelques mètres, un chouia moins de 5 pour être exact. Guère plus de problèmes que précédemment avec un résultat sous PassMark de plus de 770 Mb/s.

Débits enregistrés à environ douze mètres du routeur © Nerces pour Clubic

Enfin, pour notre dernière mesure, nous avons éloigné le portable de quelques mètres de plus. Nous étions alors à un tout petit peu moins de 12 mètres « à vol d’oiseau », mais il fallait faire avec davantage de cloisons épaisses, d’angles et de recoins. Sans surprise, les débits chutent nettement, mais nous restons à un niveau plus que satisfaisant de 426 Mpbs.

Netgear Nighthawk RAX80 : l'avis de Clubic

Pour qui souhaite doper le Wi-Fi déficient de sa box Internet et disposer de bons débits dans son appartement, le Nighthawk RAX80 est une solution à recommander. Il ne peut se comparer aux solutions mesh que nous testions dernièrement dans la mesure où il sera moins à son aise pour couvrir les différents niveaux d’une maison.

Jouant sur les deux tableaux avec une interface Web et une application smartphone, il est très simple à mettre en œuvre et intègre de nombreux port LAN / USB pour une grande polyvalence. On regrette toutefois que l’interface Web soit un peu old school, et ce, d’autant plus que l’application smartphone est moderne et élégante.

Notre plus gros regret à ce niveau concerne toutefois les choix en matière de contrôle parental : déporter la chose vers une application tierce, de surcroît à options payantes, est une mauvaise idée. Netgear perd ici au moins un point sur la note finale alors que le Nighthawk AX8 avait de quoi tutoyer les sommets.

Netgear Nighthawk RAX80

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Routeur Wi-Fi moderne, simple d'utilisation et très performant, le Nighthawk RAX80 semble avoir tout pour lui. Il est vrai que Netgear signe un bon produit, mais plusieurs défauts peuvent lourdement l'handicaper. Il est plutôt cher et nécesite un abonnement en plus pour profiter d'un contrôle parental complet. Son interface Web vieillissante n'est pas au niveau du DumaOS que Netgear déploie sur d'autres modèles.

Les plus

  • Des débits de très haut niveau
  • Une couverture Wi-Fi intéressante
  • Ventilation discrète, même par temps de canicule
  • Jolie intégration des antennes
  • Application smartphone pratique et bien pensée
  • Installation et configuration simplissimes
  • LED désactivables

Les moins

  • Contrôle parental via une application tierce, vite coûteux
  • Une solution Wi-Fi onéreuse
  • Interface Web vieillissante
  • Pas de port multi-gigabit
  • Brique d'alimentation pas très pratique
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