Les publicitaires veulent "assécher" les revenus des sites pirates

01 juin 2018 à 15h36
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Dans le but d'éviter que les acteurs de la publicité en ligne diffusent des annonces sur les sites de téléchargement illicite, ses représentants ont rédigé une charte réunissant les bonnes pratiques.

L'une des principales sources de revenu des sites de téléchargement illicite est la publicité. C'est en réponse à cette pratique que le ministère de la Culture et de la Communication a publié ce lundi la « Charte des bonnes pratiques dans la publicité pour le respect des droits d'auteur et des droits voisins ». Dans ce débat, sont aussi en jeu l'image et la réputation des prestataires techniques utilisés pour diffuser la publicité sur Internet.


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La charte réunit les représentants des annonceurs et les ayants droit - Crédit : Fotolia.


Le risque est qu'une marque voie par exemple ses bannières affichées sur un site contrevenant malgré elle - parce que ce site figurerait dans la liste du prestataire. En d'autres termes, cela revient à rendre l'annonceur complice du financement du partage illicite d'œuvres. De leur côté, les ayants droit signataires de la charte affirment s'engager à poursuivre les démarches de sensibilisation et d'éducation contre les activités illicites.

Pour tenter d'endiguer le phénomène, les professionnels (signataires de la charte) de la publicité vont surtout agir sur la communication de bonnes pratiques auprès de leurs pairs. Par exemple, en fournissant une liste d'URL de sites contrevenants récupérée auprès des autorités compétentes ou des ayants droit. Liste que les annonceurs, régies et agences médias sont invités à insérer dans les contrats les liant à leurs prestataires.

Quid des « façades légales » ?

Pour veiller au respect des bonnes pratiques, un Comité de suivi va être créé. Celui-ci aura également à sa charge de publier les informations utiles sur les sites illicites. Deux fois par an, ce Comité fournira un rapport au ministère de la Culture et de la Communication rendant compte de son activité, et le rendra public.

Cette tentative de nettoyage du marché publicitaire des sites contrevenants risque de se heurter à une ruse employée par certains, que nous expliquait en 2014 le directeur de Rocket Fuel en France. Afin de se rémunérer, un site de streaming vidéo illicite va par exemple créer un second site, légal lui, dédié au cinéma et comportant de la publicité. Comment cette vitrine attire-t-elle assez de trafic pour générer des revenus ? Eh bien en renvoyant chaque visiteur du site de streaming vers le site « légal », créant un trafic artificiel.


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