Pour Yom Kippour, Zuckerberg demande pardon

Alexandre PAULSON
08 octobre 2017 à 15h44
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Attaqué de toute part y compris personnellement, le fondateur et CEO de Facebook a posté un message sur son profil après Yom Kippour, demandant pardon pour l'utilisation abusive, principalement politique, de Facebook durant l'année qui vient de s'écouler.

Message tout en allusions, mais relativement transparent au regard des reproches adressés au réseau social sur son rôle pendant la présidentielle américaine et dans la propagation de contenus haineux.

Accusations de toutes parts

Bien que valorisé comme jamais en Bourse (en octobre 2017, le groupe pèse 489 milliards de dollars), Facebook a connu des jours moins agités. Accusé de laxisme pour n'avoir pas remarqué que des trolls russes avaient acheté des publicités cherchant à influencer le cours de l'élection présidentielle américaine à la défaveur de Hillary Clinton l'an dernier, Facebook s'est récemment vu reprocher les errements de son algorithme mettant en avant des appels au viol, sans parler des accusations de surveillance des utilisateurs.

Il y a là un peu de la rançon de la gloire, mais l'accumulation de bad buzz justifiait sans doute une réaction du patron de Facebook Mark Zuckerberg. Dans un court statut posté le 30 septembre au soir, le jeune CEO multimilliardaire profite de Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon, pour délivrer un message de mea culpa pour l'année écoulée.

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Style biblique

Obstiné jusque-là dans son refus de laisser dire que Facebook pouvait avoir joué un rôle dans l'élection de Donald Trump l'an dernier, Mark Zuckerberg semble avoir un peu révisé son analyse et mesuré les dégâts. Dans un style presque biblique, il écrit : « A ceux que j'ai fait souffrir cette année, je demande pardon, et essaierai de faire mieux. Pour les manières dont mon travail a été utilisé pour diviser les gens plutôt que de les rassembler, je demande pardon et vais travailler à m'améliorer. »

Difficile de remettre en cause la sincérité de ce message. Toujours est-il qu'il ne suffira pas au législateur américain pour classer les charges (certes pas encore judiciaires, mais clairement politiques) qui pèsent sur Facebook. Sommé de s'expliquer sur la forte activité russe pendant la campagne sur son réseau social, Mark Zuckerberg doit prochainement témoigner devant une commission d'enquête parlementaire au Congrès à Washington.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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