Megaupload : Kim Dotcom peut accéder aux fichiers des espions néo-zélandais

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Le 06 décembre 2012
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La Haute Cour de Nouvelle-Zélande vient d'autoriser Kim Dotcom, le fondateur de feu Megaupload, à accéder aux enregistrements réalisés par le Government Communications Security Bureau (GCSB) dans le cadre d'écoutes depuis jugées illégales. Une nouvelle étape avant que Dotcom puisse éventuellement poursuivre à son tour les autorités en justice.

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En janvier 2012, la fermeture de Megaupload et l'arrestation de son fondateur Kim Dotcom ont fait couler beaucoup d'encre. Tout au long de l'année, de nombreux éléments ont révélé des vices de procédure, aussi bien du côté américain que du côté néo-zélandais. C'est d'ailleurs en Nouvelle-Zélande que Kim Dotcom a élu domicile, en attendant son éventuelle extradition début 2013.

En juin dernier, la perquisition et la saisie dans le cadre du raid, réalisé en janvier dans le manoir de Dotcom, ont été jugés illégales par la Haute Cour de Nouvelle-Zélande : Kim Dotcom souhaite depuis poursuivre en justice les autorités ayant participé à l'opération. Jeudi, le tribunal a donné au magnat du Web une nouvelle corde à son arc, en l'autorisant, lui et ses avocats, à accéder aux enregistrements du GCSB, réalisés dans le cadre d'une mise sur écoute elle-même qualifiée d'illégale en août dernier.

Il s'agit, selon TorrentFreak, d'une décision « historique », qui inclut également les accords de partage des informations réalisés entre le GCSB, la police locale et les autorités américaines, dont le FBI, à l'origine du raid.

Pour Kim Dotcom, cette décision est d'importance, puisque ce dernier compte bien poursuivre les Etats-Unis pour récupérer ses biens saisis, ainsi que son argent : car Dotcom a entre autres pour projet de financer sa nouvelle plateforme, Mega, ainsi que la fibre optique de Nouvelle-Zélande, avec l'argent des USA. Néanmoins, si la procédure semble bien engagée, elle pourrait malgré tout durer des années.

Une perspective qui n'empêche pas Kim Dotcom d'être fidèle à lui-même, et de proclamer sur Twitter que « La vérité finira par éclater au tribunal ». On tient peut-être la nouvelle saga judiciaire de 2013.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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