Antitrust : la Commission européenne pourrait se pencher sur les parts de marché d'Android

31 juillet 2014 à 15h14
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L'arrivée d'un nouveau responsable en charge des affaires antitrust au sein de la Commission européenne pourrait concorder avec l'ouverture d'une enquête concernant la position d'Android sur le marché . Google se retrouverait ainsi une nouvelle fois dans le collimateur de Bruxelles.

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L'information vient de l'agence Reuters, qui évoque deux sources proches de l'affaire : un nouveau responsable est attendu à la tête du régulateur antitrust européen, en novembre prochain, et cette situation concorderait avec des travaux préliminaires visant à enquêter sur les parts de marché d'Android en Europe, en lien direct avec l'affaire de position dominante de Google sur le secteur de la recherche en ligne.

Depuis 2011, l'Europe enquête activement sur les méthodes employées par Google pour pousser ses produits et services dans ses résultats de recherche, au détriment de la concurrence. En février dernier, la Commission européenne, sous la houlette du commissaire à la concurrence Joaquin Almunia, donnait un avis favorable aux dernière propositions émises par Google pour clôturer l'enquête. La concurrence ne s'était pas montrée aussi positive, et persiste à maintenir la pression par tous les moyens.

Déjà évoquée récemment, la perspective de voir la question de la position d'Android sur le marché soulevée à son tour semble se préciser : la Commission européenne aurait ainsi, ces dernières semaines, envoyé de nouveaux questionnaires aux entreprises qui travaillent avec Google autour de l'OS, notamment sur des terminaux mobiles. La Commission demanderait ainsi aux entreprises si Google les poussent à ne pas intégrer certaines applications qui entreraient en concurrence directe avec ses services. Une quarantaine de questions composerait cette enquête préliminaire.

Un ancien employé de Google a, sous couvert d'anonymat, expliqué à Reuters que les entreprises du secteur doivent s'acquitter d'un certain nombre de prérequis pour intégrer la dernière version d'Android à leurs terminaux. Parmi eux, la nécessité de proposer nativement un certain nombre d'applications de Google au sein de leurs surcouches logicielles. C'est sur ce type de demandes que la Commission européenne pourrait prochainement se pencher.

Joaquin Almunia quittera son poste en novembre et son remplaçant pourrait avoir fort à faire vis-à-vis du cas Google. Les plaintes à l'encontre du géant du Web s'accumulent devant la Commission européenne, tandis que les parts de marché d'Android s'envolent : selon les chiffres dévoilés mercredi par Strategy Analytics, Android serait présent sur près de 85% des smartphones vendus à travers le monde durant le second semestre de 2014.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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