Applications Freemium : 40% des utilisateurs passeraient à la caisse

24 avril 2012 à 16h02
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Les Schtroumpfs, une app qui a fait débat sur iOS
Une étude réalisée par le cabinet NPD Group met en avant que 40% des adeptes d'applications et programmes dis « freemium », c'est-à-dire disponibles gratuitement en téléchargement mais disposant d'une version étendue payante, accèdent à cette alternative. Un constat qui intervient alors que plusieurs de ces méthodes sont dans la ligne de mire des autorités.

L'étude, réalisée auprès de 6 4016 personnes, démontre également que les hommes sont plus enclins à dépenser de l'argent sur les services freemium que les femmes, qui préfèrent se focaliser sur le jeu en lui-même et sont « moins susceptibles de payer pour une mise à niveau » de l'application.

Sur les personnes ayant connaissance du modèle économique utilisé par ce type d'applications, 15% ont déclaré ne pas installer ces services lorsqu'ils savent qu'ils utilisent le modèle freemium. Néanmoins, chez les utilisateurs qui se prennent au jeu se développe souvent un côté addictif puisque 84% déclarent continuer à y jouer après la phase d'essai (souvent appelée « lite »), limitée de par son accès gratuit. Même si elles dépensent moins d'argent dans les applications, les femmes ont tendance à y jouer plus longtemps que les hommes.

Pour autant, le côté addictif ne sous-entend pas que les joueurs passent souvent à la caisse : « La plupart des joueurs freemium qui choisissent de payer pour mettre à jour leur application le font durant le premier mois d'utilisation » comment Anita Frazier, analyste chez NPD. « Lors de la conception d'un jeu, il est important de tenir compte des caractéristiques qui vont entrainer le joueur à payer rapidement » ajoute-t-elle.

Un côté addictif qui fait débat

En somme, une application freemium devrait, pour être rentable, inciter rapidement à mettre la main au porte-monnaie : c'est souvent ce qui est reproché à ce type de service, pointé du doigt par des parents mécontents aux USA. Les services d'achats in-app d'iOS et de Facebook sont actuellement poursuivis en justice, notamment pour leur trop grande facilité d'accès aux plus jeunes joueurs, et leur façon de pousser à l'achat. La méthode employée diffère cependant du modèle freemium et lorgne d'avantage du côté du free-to-play où une boutique dématérialisée permet d'acheter souvent du contenu, et donc, de dépenser plus d'argent.

40% de passage d'une version gratuite à une version complète payante, un bon chiffre ? Selon Jack Kent, un analyste d'IKS interrogé par CNET, le système freemium, combiné à l'achat in-app, pourrait bien être l'avenir des applications. « En 2012, il sera de plus en plus difficile pour les marchés d'applications et les développeurs de justifier l'imposition d'un paiement initial pour leurs produits face à la concurrence d'une pléthore d'applications gratuites » a-t-il expliqué. « Au lieu de cela, les acteurs de l'industrient doivent adopter le modèle freemium et monétiser le contenu par le biais d'achats in-app. » a-t-il conclu. Gageons que beaucoup de développeurs suivront ce conseil...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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