Gear S2 : la montre de Samsung cultive sa différence

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
05 novembre 2015 à 15h49
0
La note de la rédac
La Samsung Gear S2 confirme l'intention du constructeur de faire cavalier seul sur les montres connectées. Après une rapide expérience sous Android Wear, la firme coréenne revient à Tizen avec une première version circulaire plutôt réussie. Samsung a su exploiter un design élégant et un système de navigation astucieux. De quoi en faire la meilleure smartwatch pour Android ? Elle a, en tous cas, quelques arguments.

Design et ergonomie : Samsung rentre dans le cercle

Il est loin, le temps de la première Galaxy Gear. Allez, pour être tout à fait honnête, le design n'était pas le plus gros défaut de la première incursion de Samsung sur le segment des montres connectées et, finalement, c'est sur ce format carré qu'un certain Apple s'est aventuré.

Reste qu'on mesure le progrès réalisé par Samsung lors de la première prise en main de la Gear S2, qu'on a pourtant testée dans sa version sport, moins bien finie que la déclinaison Classic.



La Gear S2 est composée d'un boitier 42 mm circulaire en acier, un peu plus large que celui de l'Apple Watch, et à peu près aussi épais si on prend en compte la bosse du capteur cardiaque de cette dernière. On y trouve deux boutons sur le côté, et surtout, la particularité physique de la Gear S2 : son cadran rotatif, principal moyen de navigation dans l'interface. Avant même d'avoir allumé la montre, on est séduit par la bague et son mécanisme cranté, offrant juste ce qu'il faut de résistance (peut-être en aurait-il fallu un tout petit peu plus) pour être à la fois précis et confortable.



L'écran est plus petit qu'il en a l'air lorsqu'il est éteint : il est entouré d'une épaisse bordure interne et striée. Le défaut principal de l'affichage n'est pas tant l'espace que le fait que la dalle soit assez éloignée du verre. C'est imiter un peu trop une vraie montre « analogique », pour le coup !

La partie inférieure, moins remarquable, est en plastique mat, avec une couverture en polycarbonate pour le capteur de rythme cardiaque.

Contrairement à la version Classic dotée d'attaches standard pour son bracelet en cuir, la Gear S2 de base intègre un système propriétaire, avec des bandeaux qui suivent la courbe du boitier. Ils sont tout de même amovibles, mais il faudra attendre la disponibilité de modèles spécifiques pour pouvoir changer le look de sa montre. Ils sont prévus, et seront notamment signés par le designer Alessandro Mendini, mais pas de date ni de prix pour l'instant

0258000008224244-photo-gear-s2-7.jpg


Les bracelets fournis avec la version sport sont de qualité correcte : disons que Samsung n'aurait pas pu faire moins d'effort sur leur originalité, mais ça n'était sans doute pas le but.

La Gear S2, comme la Moto 360 ou l'Apple Watch, se recharge par induction, via une petite station d'accueil rappelant la première par sa forme, et la seconde par son côté aimanté.

0258000008224224-photo-gear-s2-13.jpg


Si vous comptez la recharger sur votre table de chevet, on espère que vous n'êtes pas adeptes de l'obscurité totale : la diode éclairera toute votre chambre. D'ailleurs, on aurait préféré un mode qui affiche l'heure, quitte à exploiter le chargeur.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0
0
Partager l'article :

Les actualités récentes les plus commentées

Pour le patron de Take Two (GTA, BioShock), Stadia est une déception
Microsoft bloque la mise à jour de Windows 10 (mai 2020) sur de nombreux appareils
La Maison-Blanche s'en prend aux pays qui taxent les géants numériques américains
Microsoft licencie des dizaines de journalistes, remplacés par des robots
« Il est temps de briser Amazon » : quand Elon Musk se paie Jeff Bezos
Citroën prépare une nouvelle berline hybride haut de gamme pour 2021
L'Allemagne impose une borne de recharge pour véhicules électriques dans chaque station-service
Le plus gros avion électrique de la planète a réussi son premier vol
Gaia-X : le projet européen de cloud computing visant à concurrencer la Silicon Valley se précise
La Poste déploie l'Identité Numérique, un service pour se connecter à 700 services avec un identifiant unique
scroll top