Skullcandy Crusher : le casque à vibra-son

26 novembre 2013 à 18h45
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La note de la rédac

Skullcandy Crusher

Voici un constructeur dont nous n'avons jamais trop parlé dans nos colonnes. Et pour cause, Skullcandy sort beaucoup de casques, mais qui jusqu'ici se limitaient à incarner des accessoires de mode. Sans grand intérêt. Cependant avec le Crusher, Skullcandy opère un tournant technologique qui mérite notre et votre attention : pour faire du basseux, le fabricant a décidé d'intégrer deux transducteurs par oreillette. Avec un rendu... vibrant !

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Présentation et ergonomie

En apparence, le Crusher reste un casque Skullcandy. Disons que la sobriété n'est pas vraiment le modjo de la société. Skullcandy nous épargne tout de même les assortiments colorés douteux, les flocages de graphismes typés et la tête de mort, emblème de la marque, se fait plus discrète que sur un Lowrider ou un Icon 3. Mais le casque est massif, façon extraterrestre de la Soupe Aux Choux, en plus anguleux. Cela dit, le design reste élaboré, toute considération volumique mise à part, et la finition bien que plastique demeure sérieuse. Le casque se plie (les écouteurs de rabattent dans l'arceau) et se contorsionne sans faillir.

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Sur la tête, les 248 g (avec câble) du Crusher se font quelque peu sentir, en dépit des écouteurs circum confortables (9,6 x 7,7 cm, en simili-cuir surpiqué avec mousse à mémoire de forme) et du rembourrage de l'arceau. Heureusement la pression sur les tempes reste modérée, ne condamnant ainsi pas une écoute prolongée. Sous réserve que le plaquage des écouteurs se fasse bien (ca ne sera pas forcément le cas avec toutes les morphologies de crâne), l'isolation phonique avec l'extérieur est bonne, sans atteindre pour autant le calfeutrage d'un Sennheiser HD-25.

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Pourquoi donc un tel poids, plus celui d'un casque gamer que celui d'un modèle nomade ? Parce que le Crusher est un peu plus complexe qu'un casque lambda. Il intègre deux transducteurs par écouteur, une amplification dédiée, une pile AA et un peu d'électronique. Mais pas de réduction active du bruit comme on pourrait le croire. On retrouve également une classique télécommande avec micro sur le câble (détachable), et Skullcandy fournit une housse souple de transport.

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Quid de l'audio ?

Voilà venu le moment de détailler plus précisément le fonctionnement spécifique du Crusher. Skullcandy l'a doté de quatre transducteurs maison, deux par oreillette. Le principal, appelé REX40, assure la restitution de l'ensemble des fréquences du spectre. C'est un transducteur néodyme de 40 mm, comme ceux qu'on trouve dans la plupart des casques. Le second en revanche, Sensation 55 (qui ne mesure pas 55 mm de diamètre comme on pourrait le croire), vient renforcer les basses de façon assez spectaculaire, au point de faire vibrer le casque quand on le pousse à fond. Ce transducteur breveté est réglable, fort heureusement, via un potentiomètre qui va tout simplement doser l'amplification dédiée en amont. C'est cet amplificateur que la pile alimente. Comptez 40 h d'autonomie, au-delà de laquelle le casque fonctionne toujours, mais que sur deux transducteurs. Skullcandy a eu l'intelligence d'implémenter un circuit électronique de coupure automatique de l'amplification : dès qu'on met l'écoute en pause ou qu'on débranche le casque, elle s'arrête toute seule au bout de 10 secondes. L'écueil de l'interrupteur qu'on oublie d'éteindre et qui vide la pile sans qu'on utilise le casque est ainsi évité.

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Le transducteur Sensation 55, responsable de l'accentuation des basses et des vibrations


Verdict ? Ou verdicts plutôt. Car il faut bien distinguer le Crusher énervé qui vibre du Crusher calme qui ne vibre pas. Sur deux jambes, le Crusher sonne un peu terne. Ses transducteurs principaux se focalisent essentiellement sur les médiums, qu'ils restituent avec un peu trop de hauteur, notamment dans le registre des voix. Les aigus passent mais sans la belle brillance qu'on retrouve sur des casques précis à souhait comme les Kotori 201, KEF M500, Sennheiser Momentum ou Audio-technica ES10. L'avantage, c'est que ce rendu rond est moins fatigant, l'inconvénient c'est que la précision et l'aération demeurent quelconques. Et côté basses, les REX40 officient à minima.

Maintenant sur quatre jambes, les Sensation 55 vont apporter la consistance, et c'est peu dire, qu'il manque au Crusher dans le bas du spectre par défaut. En écoute subjective, ce renfort musclé de basses va creuser l'écart avec les aigus, qui paraîtront en niveau relatif plus présents (mais pas plus précis dans l'absolu). Autrement dit, les deux transducteurs dédiés aux basses vont déséquilibrer la restitution pour faire passer le Crusher d'un rendu fadasse à un casque de caractère. Alors c'est particulier comme approche. Clairement ça ne conviendra ni à tous les styles musicaux ni à toutes les oreilles. Et il va falloir bien positionner le curseur, parce que trop près du maximum, le Crusher ressemble plus à une solution d'éradication du cérumen qu'à un casque audio riche en basses. Un évent spécifique a été ajouté, histoire que les membranes des REX40 parviennent malgré tout à bouger.

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Quand on trouve le bon dosage, les transducteurs Sensation 55 semblent parfois partir trop tard, laissant sonner les premières notes d'une ligne de basse sans eux pour s'ajouter en cours de route. Le mieux, c'est d'écouter des musiques bien tranchées, où la voix ne joue pas un rôle central, et là, le Crusher percute efficacement.

Conclusion

Skullcandy n'a pas créé le casque de l'année, mais en dépit de ses nombreux excès, nous ne pouvons nous empêcher d'éprouver de la sympathie pour le Crusher. Il a le mérite d'être original, pas trop onéreux et surtout il tient sa promesse : vous secouer les osselets. Si vous recherchez un casque qui procure des sensations, vous venez de le trouver !

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Skullcandy Crusher

Les plus
+ Concept quad-transducteurs
+ Basses surpuissantes / vibrations
+ Câble détachable / pliable
+ Isolant / coupure auto ampli
Les moins
- Son de base assez fade
- Attention dosage des basses
- Poids du casque / 1 pile
- Design et vibration = spécial
Qualité audio
Confort
Isolation
Finition
3


Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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