L'Europe décidera ce trimestre de l'opportunité de poursuivre Google

18 janvier 2012 à 16h08
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Depuis 2010, Google est soumis à une enquête du commissaire européen chargé de la concurrence. Joaquin Almunia indique qu'il décidera à la fin du trimestre s'il y a lieu ou non de poursuivre formellement la firme américaine pour abus de position dominante sur le marché de la recherche en ligne.

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La pression pourrait bien s'accentuer à l'encontre de la firme américaine Google. Depuis novembre 2010, le géant de la recherche en ligne est le sujet d'une enquête visant à déterminer s'il a formellement abusé de sa position de leader sur ce marché. A l'époque, la Commission européenne suspectait la société d'abaisser dans ses résultats de recherche le rang de services concurrents qui se spécialisent dans la fourniture aux utilisateurs de certains types de contenu spécifiques tels que les comparateurs de prix.

Par la suite, l'Europe avait envoyé un formulaire à de nombreux éditeurs de contenus afin de déterminer si leurs services étaient minorés depuis le moteur de recherche de Google. De son côté, Eric Schmidt avait tenté de relativiser les choses en expliquant que les reproches adressés à son moteur étaient « vraisemblablement infondés ou appellent des corrections mineures ».

Un point de vue que pourrait ne pas partager le commissaire européen chargé de la concurrence, Joaquin Almunia. Ce dernier vient d'indiquer à l'agence Reuters qu'il « recevra les commentaires de l'équipe qui s'occupe de cette affaire vers la fin du premier trimestre. Je ne m'attends pas à quelque chose plus tôt ». Suite à cette nouvelle audition, la Commission devrait décider s'il y a lieu ou non d'introduire une plainte formelle à l'encontre de Google.

En effet, ce type d'enquête peut prendre de nombreuses années. Le fait qu'une telle réunion soit organisée seulement un peu plus d'un an après l'ouverture de l'enquête pourrait être le signe d'une évolution significative des investigations.

Google pourrait donc tenter d'accepter certaines critiques et ainsi modifier le fonctionnement de son moteur de recherche. A défaut et si la firme est reconnue coupable d'abus de position dominante, elle pourrait être condamnée à régler une amende pouvant aller jusqu'à 10 % de ses revenus globaux.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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