Bing et Google vont déréférencer les sites pirates au Royaume-Uni

20 février 2017 à 13h38
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La lutte des géants de l'industrie audiovisuelle et de leurs ayants-droit contre le piratage illégal vient de prendre un nouveau tournant ce mois de février 2017. Alors que Google a passé le cap du million de noms de domaines frappés par une demande de déréférencement pour violation de droits d'auteurs, voilà que le géant de Mountain View et Microsoft vont donner un nouveau tour de vis contre les sites accusés de piratage.

La décision a été prise entre Microsoft, Google et le gendarme des droits d'auteurs britannique, l'IPO (Intellectual Property Office).

Déréférencer les sites accusés de piratage

Aujourd'hui, lorsqu'un ayant-droit signale à Google une URL pour piratage, via le formulaire dédié, ce dernier va déréférencer l'URL en question, qui n'est donc plus disponible dans les résultats de recherche. C'est une solution assez légère : l'URL est encore accessible sur Internet et le site qui héberge la page incriminée reste, lui, aussi bien référencé qu'auparavant. Ainsi, les internautes n'ont en réalité aucun problème à retrouver la page déréférencée.

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Pour lutter contre ce phénomène, Google et Microsoft, ce dernier en tant que propriétaire du moteur de recherche Bing, ont trouvé un accord avec les autorités britanniques. Les deux moteurs de recherche vont devoir frapper fort contre les sites accusés d'héberger des contenus piratés ou des liens vers ces derniers en les déréférençant. Il sera donc plus compliqué pour les internautes d'y parvenir, bien que les favoris et l'historique puissent être utilisés dans ce sens.

Une décision qui ne concerne que le Royaume-Uni mais qui pourrait faire des émules

Google et Bing devront donc limiter le référencement des sites accusés de piratage. Pour ce faire, ils vont leur empêcher d'arriver en tête des résultats de recherche et les supprimer des suggestions de recherche fonctionnant avec l'autocomplétion. La mise en place de ce changement et l'analyse de son efficacité seront confiées aux géants de la recherche web, sous contrôle de l'IPO.

Naturellement, la décision ne va frapper que les moteurs de recherche britanniques : il ne s'agit pas d'une décision européenne, d'autant plus que le Royaume-Uni va bientôt sortir de l'UE. Mais l'idée pourrait faire des émules : la Commission européenne, ou les pays de manière individuelle, pourraient mettre la pression sur les moteurs de recherche pour qu'ils réduisent la visibilité des sites pirates.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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