Zone Telechargement : deux mises en examen

le 01 décembre 2016 à 14h20
0
L'affaire Zone Telechargement continue d'avancer et les premières précisions liées à l'enquête et à la fermeture du premier site de téléchargement illégal de France commencent à tomber. L'opération, qui a été internationale, a donné lieu aux premières mises en examen.

Zone Telechargement a été fermé lundi 28 novembre 2016, à la suite d'une opération conjointe de la gendarmerie française et des autorités d'Andorre où résidait un des prévenus soupçonné être l'un des administrateurs du site.

Deux administrateurs mis en examen, trois personnes libérées



L'opération, de grande ampleur, a conduit à la garde à vue de 5 personnes, mais seulement deux ont été mises en examen, tandis que trois ont été libérées. La première a été arrêtée lundi 28 novembre 2016 à Toulouse par la gendarmerie. L'homme est accusé de « contrefaçon », « travail dissimulé » et « blanchiment ».

Le deuxième administrateur du site Zone Telechargement a été arrêté dans la principauté d'Andorre et reste en attente d'extradition vers la France, une procédure qui ne devrait pas tarder. Une fois en France, le juge d'instruction lui communiquera les charges retenues contre lui et qui ne devraient en toute logique pas diverger de beaucoup de celles retenues contre le prévenu arrêté dans l'Hexagone. Les deux prévenus, selon les informations fournies par la police, ont 24 et 26 ans.

0258000008609064-photo-zone-telechargement-site-zt.jpg

Des saisies pour des centaines de milliers d'euros



Outre la mise en examen, les autorités ont également saisi des avoirs pour près de 431 000 euros, ainsi que de l'argent liquide et deux voitures de luxe de marque Jaguar. Selon les informations du site Zataz, Zone Telechargement et la plateforme DL Protect, également mise hors service dans l'opération, auraient permis aux administrateurs de réaliser quelque 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en une dizaine d'année.

Les ayants-droit qui ont porté plainte en 2014 estiment les pertes liées au téléchargement illégal sur la plateforme à 75 millions d'euros. Mais l'affaire risque de durer des années. Les faits ont, certes, été reconnus par le prévenu arrêté à Toulouse, ce type d'enquête et de procès a tendance à durer des années comme le prouve, entre autres, l'affaire Megaupload.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Mots-clés : Cybercriminalité
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Les dernières actualités

Le Honor 20 Pro ne serait pas encore certifié par Google : sa sortie en Europe compromise
Neo Geo Mini : trois éditions collector Samourai Shodown, limitées à 5000 exemplaires
Boostés par la fibre, les opérateurs ont réalisé des investissements record en 2018 (Arcep)
Après 4 ans, AMD rejoint la liste Fortune 500
Alt-Frequencies : la voix de la révolution (🎧 article à écouter)
Google Duo permet désormais les appels de groupe (comme son nom ne l'indique pas)
Tesla : Elon Musk prévoit des livraisons record ce trimestre
Freebox Delta : notre test complet du Player
Amazon préparerait un bracelet Alexa capable de comprendre les émotions
Élections européennes : des applis veulent vous aider à faire votre choix
scroll top