Bruxelles fait la guerre aux cookies

le 12 janvier 2017
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La Commission européenne a ouvert un nouveau front contre l'utilisation des données des internautes : celui des cookies utilisés dans le ciblage publicitaire. Un texte présenté mardi 10 janvier 2017 à Bruxelles vise à les rendre plus inoffensifs.

Le secteur de la publicité sur Internet s'insurge contre le risque que représente la nouvelle réglementation pour les sites Internet, notamment en termes de revenus. Mais la Commission européenne ne semble pas vouloir entendre ces arguments, mettant en avant la protection des consommateurs.

Les paramètres des cookies décidés « a priori » ?



Le texte, présenté par Andrus Ansip, commissaire européen en charge du marché numérique unique, vise à changer radicalement la manière par laquelle les internautes choisissent leurs préférences pour les cookies des sites Internet. Actuellement, tout internaute doit décider pour chaque site quelles sont ses préférences et les valider en cliquant sur un bandeau qui apparaît sur la page internet correspondante.

Avec la nouvelle réglementation, ce sera plus simple : le choix d'autoriser, ou non, les cookies ainsi que le choix des paramètres, se fera dès l'ouverture du navigateur. Le niveau de protection choisi lors de la première connexion au navigateur s'appliquera par défaut à tous les sites Internet consultés par la suite. Adieu les bandeaux, donc, et bonjour une protection totale pour qui le souhaite.

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Andrus Ansip, commissaire européen chargé du Marché numérique unique


Les conversations Internet ne pourront plus être utilisées



L'autre gros changement mis en place par ce premier jet de nouvelles réglementations européennes concerne les services de messagerie instantanée, tels que Skype ou Facebook Messenger. Aujourd'hui, ils peuvent piocher dans les conversations des internautes pour améliorer leur ciblage publicitaire en fonction des centres d'intérêt des utilisateurs. Si la nouvelle réglementation passe, ce que Bruxelles souhaite à l'horizon de mai 2018, ce sera, à l'avenir, interdit. De même seront interdits les SMS et courriels commerciaux sans accord explicite de l'internaute.

Les entreprises spécialisées dans la publicité en ligne, qui profitent d'un marché qui pourrait valoir 84 milliards d'euros en 2020, s'inquiètent : pour elles, la nouvelle réglementation va rendre difficile le financement de certains sites Internet, en particulier ceux qui proposent des services gratuits.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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