Et IBM breveta... les e-mails de réponse automatique

le 02 mars 2017 à 12h02
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Si vous êtes salarié avec une boîte e-mail professionnelle et que vous partez en vacances il y a de fortes chances pour que vous ayez paramétré une réponse automatique disant, « je ne suis pas au bureau, je vous répondrai à mon retour ». C'est une pratique courante, si ce n'est généralisée... et ce, depuis des décennies. Mais, semble-t-il, personne n'avait breveté la chose jusqu'à ce qu'IBM s'y colle.

Validé le 17 janvier 2017 après un processus qui aura duré 6 ans, il existe désormais un brevet pour cette technologie que tout le monde utilise plusieurs fois dans l'année.

IBM dépose un brevet pour une technologie vieille de plusieurs décennies



Repéré, entre autres, par le blog de l'EFF (Electronic Frontier Foundation) qui ne s'est pas privée d'écrire un post intitulé « Le brevet idiot du mois », ce dernier est totalement valide. Il s'agit du brevet numéro 9 547 842 validé par l'office américain des brevets et il porte sur la capacité d'envoyer un mail automatique à ses contacts en guise de réponse. Bien évidemment, l'utilisation première de cette fonctionnalité est de prévenir en cas d'absence.

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La seule différence que l'EFF a pu trouver entre les systèmes actuels et celui déposé par IBM est que le système s'enclenche quelques jours avant le début effectif de la période d'absence, permettant aux interlocuteurs de s'organiser. Une différence minime puisqu'il suffirait, en fait, de créer une autre réponse automatique qui serait envoyée durant la période précédant l'absence pour avoir la même fonctionnalité.


IBM rendra le brevet public



La micro-polémique liée à ce brevet un peu particulier et, semble-t-il, inutile a fait réagir IBM. Le groupe, contacté par le site Ars Technica, a déclaré qu'il rendra le brevet public et qu'il va notifier à l'office américain des brevets son intention de renoncer à tout droit sur l'utilisation de cette technologie. IBM n'a donc pas l'intention de devenir un patent troll ("chasseur de brevets" dans un but principalement économique).

Et heureusement : la technologie remonte aux années 80, au moment où Microsoft a lancé son système Xenix, l'ancêtre d'Exchange. Le système permettait déjà une réponse automatique et, depuis, tous les services mails intègrent cette fonctionnalité. Si un patent troll avait obtenu le brevet, il aurait pu faire pas mal de dégâts...

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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