Qui a osé signer la fin des véhicules diesel ? Pas Stellantis, visiblement. Le constructeur automobile, qui avait pleinement misé sur le 100 % électrique d'ici 2030 en Europe, vient d'opérer un virage à 180 degrés.

C'est ce que l'on appelle revoir ses ambitions à la baisse. Enfin, pas tout à fait du point de vue de Stellantis. Le groupe international, qui ambitionnait de ne commercialiser que des véhicules électriques d'ici les cinq prochaines années sur le marché européen, vient d'annoncer un revirement pour le moins inattendu. Pour lutter contre la montée en puissance des constructeurs chinois, Stellantis mise finalement sur un retour en bonne et due forme du diesel.
Stellantis réhabilite le diesel pour se différencier sur le marché européen
D’après les informations rapportées par nos confrères du site Automobile Propre, le diesel revient en priorité sur les versions familiales des utilitaires. Les Citroën Berlingo et Peugeot Rifter sont concernés, tout comme les Citroën SpaceTourer et Peugeot Traveller, sans oublier leurs déclinaisons chez les autres marques du groupe.
Pour rappel, certains modèles avaient pourtant été retirés en diesel pour respecter les objectifs de réduction des émissions de CO₂. En France, l’addition reste particulièrement salée : plus de 1 900 euros de malus pour un Berlingo, et jusqu’à environ 50 000 euros pour un SpaceTourer (48 901 euros pour être exact).
Le diesel comme argument concurrentiel face aux Chinois
La montée en puissance des constructeurs chinois en Europe constitue le principal argument du groupe pour justifier ce retour au diesel. Leurs parts de marché frôlent désormais les 10 % sur le Vieux Continent, et leur offensive se concentre sur les segments électrique et hybride. Les marques chinoises ne proposant aucune offre diesel, Stellantis y voit donc une ouverture qui pourrait lui conférer, selon lui, un avantage concurrentiel.
Paradoxalement, la part du diesel dans les ventes automobiles européennes s'est effondrée, passant de 50 % à moins de 10 % en l'espace d'une décennie. Elle est à présent inférieure à la part de marché cumulée des constructeurs chinois en Europe. Maintenant, seul l'avenir dira si le choix de Stellantis de relancer le diesel s'est avéré pertinent ou si cette stratégie se heurtera à l'évolution rapide du marché européen.
Source : Automobile Propre