Ne pas se laisser abattre et ne pas investir des sommes folles sur des composants dont l'inflation galopante va bien s'arrêter un jour… hein, pas vrai, quand même ?!

Il n'y a encore pas si longtemps, l'une des « astuces » les plus utilisées pour doper à moindre frais un PC était de jouer sur la quantité/qualité de la mémoire vive et sur la partie stockage. Ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui, mais il reste possible, en 2026, de donner un coup de jeune à son PC.
Pas de DDR5, pas de SSD… en tout cas pour le moment !
Habitués à bidouiller votre PC et celui de vos amis depuis des décennies ou simplement quelques mois, vous avez forcément acquis ce réflexe : vérifier la nature et la quantité de RAM et/ou de stockage pour voir s'il ne serait pas possible de booster un peu ça afin de dynamiser un PC mollasson.
Forcément, ce réflexe n'est plus vraiment à l'ordre du jour depuis que l'inflation majeure enregistrée sur la DRAM – à partir de septembre 2025 – et sur les SSD – surtout depuis décembre 2025 – a fait exploser les tarifs. On parle tout de même de +300 % sur certains kits de RAM et sur certaines capacités de SSD.

Il existe heureusement d'autres manières de donner un coup de neuf à un PC, et ce, même si les résultats seront forcément différents. Voyons cela…
Booster son CPU
Alors qu'il représente le cœur de la machine, le processeur a aussi été pendant de nombreuses années l'un des postes de dépense les plus importants sur le tarif global d'une configuration. Ce n'est plus forcément le cas.
Bon, on ne va pas vous faire croire qu'un Intel Core 9 285K ou un Ryzen 9 9950 sont devenus des composants bon marché. Investir dans le nec plus ultra d'AMD ou d'Intel reste très onéreux. Il est cependant possible de troquer une puce un peu vieillissante sans forcément se ruiner. Ainsi, la sortie du Ryzen 5 7500X3D a rendu la technologie X3D presque bon marché.
Il est possible de trouver un tel processeur à moins de 240 euros : ses six cœurs seront un peu légers sur certaines tâches « production », mais il y a tout de même de quoi faire et, en jeu, c'est une belle bête. Encore un peu moins chers, les Ryzen 5 9600X (moins de 190 euros) et Core Ultra 5 245K (moins de 210 euros) ouvrent d'autres possibilités.
Faire confiance à la plateforme AM4
Hélas, dans ces trois cas de figure, il faut encore faire avec des plateformes qui ont besoin de DDR5 ce qui grève à nouveau notre budget. Peut-être est-il alors envisageable de profiter du soutien d'AMD au vieillissant socket AM4 lequel est associé à de la RAM DDR4. Cette dernière a aussi nettement augmenté, mais elle est malgré tout bien moins onéreuse que la DDR5.
À ce niveau, le souci est qu'AMD ne commercialise plus le Ryzen 5 5800X3D et qu'il faut donc se tourner vers des Ryzen 5 5600X ou Ryzen 7 5700X. Le premier sera meilleur marché, mais légèrement handicapé par ses six cœurs sur tout ce qui est « production ». Le second est à peine plus cher et se montre très à son aise sur la plupart des scénarios, jeu vidéo compris.
Vous l'aurez toutefois compris, l'heure n'est pas au changement de CPU pour atteindre les plus hautes sphères. Reste que le remplacement d'un processeur un peu ancien est possible et que le maintien de la plateforme AM4 ouvre une vraie porte de sortie. Bien vu de la part d'AMD.
Le moment de changer de carte graphique ?
Très franchement, il y a six mois, nous n'aurions jamais pensé dire que « la conjoncture actuelle se prête peut-être à un changement de carte graphique » et certains d'entre-vous vont sans doute tiquer en lisant ce paragraphe.
Cela dit, nous ne parlons pas forcément de casser sa tirelire pour une carte ultra puissante signée NVIDIA. Non, de toute façon la GeForce RTX 5090 est à peine trouvable et les rares modèles que l'on peut encore dénicher sont hors de prix. En revanche, il est tout à fait possible de remplacer une carte en génération Pascal (série 1000) ou Turing (série 2000) chez NVIDIA.
AMD Radeon RX 9070 XT à gauche et NVIDIA GeForce RTX 5070 à droite : deux des meilleurs GPU « pas trop chers » à l'heure actuelle. ©Nerces pour Clubic
De la même manière, les cartes de génération Polaris, Vega ou RDNA (Radeon 600 jusqu'aux Radeon RX 5000) chez AMD peuvent être avantageusement remplacées sans que l'on ait l'impression de payer le double de ce que ça devrait être. Par exemple, chez AMD, la Radeon RX 9070 XT est largement disponible à des prix encore corrects.
Pour investir chez NVIDIA, il faut chercher un peu plus et si tous les modèles haut de gamme se dénichent difficilement, la GeForce RTX 5070 dispose sans doute du meilleur rapport performances/prix… en tout cas bien meilleur que celui des GeForce RTX 5060 Ti aujourd'hui plus onéreuses !
Alimentation et refroidissement
Cela dit et puisque le secteur des performances est aujourd'hui lourdement handicapé par la double inflation DRAM/NAND, peut-être est-il possible de voir d'autres secteurs de progrès pour son PC en attendant des jours meilleurs.
Là, tout est bien sûr affaire de goûts, mais troquer un bloc d'alimentation un peu ancien pour se préparer à l'avenir n'est par exemple pas inepte. Il est certain que le tarif des blocs actuels a augmenté, mais dans des proportions qui restent raisonnables et les progrès sont réels : sans aller jusqu'au Ruby, peut-être votre alimentation n'est que 80Plus Bronze ? Sans doute n'est-elle pas ATX 3.1 ?
De la même manière, alors que vous aviez sans cesse repoussé votre quête de silence du sein du boîtier, le moment est peut-être venu de se pencher sur cette question avec le plus grand sérieux ? Notez aussi que sur les refroidisseurs un tout petit peu « ambitieux », les fabricants s'arrangent pour que la compatibilité soit maintenue d'une génération de processeur à l'autre.
Investir dans un AiO ou un ventirad de qualité pour socket AM5 ne devrait pas poser de problème pour l'avenir, AMD ayant clairement annoncé son intention de soutenir la plateforme pendant de nombreuses années. Chez Intel, c'est souvent plus délicat, mais tout porte à croire que le socket LGA-1954 de la gamme Nova Lake n'imposera pas de changer de refroidisseur.
Se faire plaisir avec de l'OLED
Alors, c'est vrai, nous sortons ici encore un peu plus du strict cadre de votre PC, mais après tout, on passe plus de temps à regarder son écran que le reste de la configuration et votre humble serviteur vient d'ailleurs de passer à l'OLED.
Là, nous ne parlons pas forcément d'investir dans le dernier modèle 4K avec toutes les fonctionnalités les plus délirantes. Il n'est pas non plus question de se laisser happer par les sirènes marketing des 360 ou 500 Hz de fréquence de rafraîchissement. Une dalle OLED en 1 440p capable d'une fréquence de 120 Hz (voire, souvent, 240 Hz) représente déjà quelque chose de plus que correct.
Par rapport à un écran en Full HD (1 080p) avec une dalle IPS ou TN, c'est le jour et la nuit… vos yeux vous diront merci et plus encore si vous passez au moins au 100 Hz donc. Nous n'irons pas plus loin dans les périphériques et nous ne vous suggérerons pas de remplacer votre clavier, votre souris, voire votre manette de jeu, mais vous avez compris l'idée de cet article.
À défaut de se ruiner sur certains composants et sans tomber dans « l'achat pour l'achat », on voit qu'il reste possible de faire évoluer sa machine : c'est juste que les objectifs de telles mises à jour ne seront pas les mêmes.