Louise Millon

Rédactrice web. Intéressée par les réseaux sociaux et la question des données personnelles. J'aime écrire et surfer.

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De la création de PayPal en 1998 est née la « Mafia PayPal », un surnom donné aux co-fondateurs du service de paiement, dont la majorité ont fondé ou participé à la création d’entreprises technologiques particulièrement puissantes dans la Silicon Valley. Mais qui se cache derrière ce mythe, et que font réellement les co-fondateurs de la plateforme qui rassemblait plus de 203 millions de comptes d’utilisateurs actifs dans le monde début 2017 ? Peter Thiel, Reid Hoffman, Jeremy Stoppelman, Chad Hurley... Leur nom ne vous dit peut-être rien. Pourtant, plus de 6 des 19 personnes ayant participé à la création de PayPal sont devenues milliardaires, et tous ont participé à la création d’entreprises de fonds d’investissement. Aujourd’hui, ils sont à l’origine de sociétés technologiques comme Tesla, Yelp, LinkedIn, YouTube ou encore Palantir Technologies. La création de PayPal L’influence des universités de Stanford et de l’Illinois La Mafia Paypal a pris racine alors que les co-fondateurs du service de paiement n’étaient encore qu’à l’université. La majorité d’entre eux ont suivi des études à l’université Stanford (San Francisco, Californie) et à l'université de l’Illinois à Urbana-Champaign (Chicago, Illinois), où la plupart se sont rencontrés. Leurs parcours n’avaient pourtant pas grand chose en commun : Elon Musk a choisi la physique là où Peter Thiel lui a préféré la philosophie et le droit, et Reid Hoffman les neurosciences, par exemple. Sur les 19 co-fondateurs de Paypal, 16 viennent de ces deux établissements. Max Levchin, Jeremy Stoppelman et Russel Simmons se sont rencontrés durant leurs études, puis ont conçu Yelp après s’être attelés à la fondation de PayPal. Peter Thiel et Reid Hoffman se sont tous deux rencontrés à Stanford, période durant laquelle ils ont été élus au conseil étudiant. De la même façon, Jawed Karim, Chad Hurley et Steve Chen sont rapidement devenus amis avant de créer YouTube et de vendre le service à Google. Lire aussi : Silicon Valley, épisode 1 : les débuts de la Vallée du Silicium Il est intéressant de constater que la grande majorité des co-fondateurs de PayPal a fréquenté seulement deux universités différentes, des années durant lesquelles ils ont pu créer des liens et partager des visions qui ont mené à la création du service. Quelques années plus tard, Peter Thiel confiera : « Tout a commencé par l'embauche de tous ces gens dans des cercles concentriques J'ai engagé des amis de Stanford, et Max a fait venir des gens de l'Université de l’Illinois ». Roelof Botha expliquera également quelques années plus tard : « La différence, c'est que Google voulait embaucher des doctorants PayPal voulait embaucher des gens qui sont entrés dans des programmes de doctorat et qui ont abandonné ». Création et fusion des startups Confinity et X.com En décembre 1998, Max Levchin, Peter Thiel et Luke Nosek confondent Confinity, une startup spécialisée dans les paiements et la cryptographie via PalmPilot. Un an plus tard, au mois de mars, Elon Musk créé X.com, une plateforme qui s’apparente celle d’une banque en ligne. Par la suite, les deux entreprises fusionnent et deviennent PayPal. Pour l’anecdote, Elon Musk a racheté le nom de domaine X.com en juillet 2017 alors que celui-ci affichait une redirection vers le site web de PayPal depuis 2001. Lors de cette acquisition, il a déclaré qu’il n’avait pas de projet précis, mais que l’achat avait une « valeur sentimentale ». Aujourd’hui, le site web n’affiche toujours rien lorsque l’on se rend à l’URL indiquée. Lorsque les deux entreprises fusionnent, Peter Thiel et Max Levchin y voient l’opportunité de proposer un système de paiement qui ne serait pas dépendant des autorités nationales. PayPal constitue ainsi l’un des ancêtres des fintechs qui se développent depuis quelques années pour, entre autres, apporter des alternatives aux systèmes financiers traditionnels. Que ce soient les néobanques telles que Revolut et N26, ou les services de paiements entre amis comme Lydia et Pumpkin, elles sont de plus en plus nombreuses à émerger. Quand PayPal rencontre eBay eBay rachète le service de paiement en 2002 Alors presque seul sur le marché, PayPal s’impose rapidement comme le leader du paiement en ligne. En 2002, eBay s’intéresse de près au service avant de prendre la décision de le racheter alors que celui-ci prévoyait de faire son introduction en Bourse. En effet, eBay cherche alors un système de paiement et flaire la bonne affaire. Si la plateforme dispose déjà d’un service baptisé Billpoint, les internautes lui préfèrent PayPal et l’utilisent pour plus de la moitié des transactions du site. Au mois d’octobre, eBay met la main à la poche et rachète PayPal pour 1,5 milliard de dollars. Racheté en mai 1999, Billpoint ferme ses portes. La majorité des fondateurs quittent l'entreprise La majorité des employés d’origine de PayPal ont du mal à s’adapter à la culture d’entreprise, si bien qu’une grande partie d’entre eux décident de quitter l’entreprise, tout en conservant de forts liens amicaux et professionnels. En 2007, le magazine Fortune est le premier à mentionner le terme « Mafia Paypal » dans un article pour évoquer le groupe de co-fondateurs du service. Une photo du groupe en tenue de gangsters apparaît également en haut du papier, ce qui contribue à la démocratisation du terme. Auteur de l’ouvrage Once You're Lucky, Twice You're Good, la journaliste américaine Sarah Lacy suggère que ce succès est né grâce à la jeunesse des co-fondateurs, mais également leur volonté d’encourager les employés. Ce lien fort aurait alors permis à l’entreprise de perdurer dans le temps. De fait, l’arrivée d’une nouvelle structure aura certainement perturbé cet équilibre et cette volonté initiale, poussant une partie des fondateurs à se lancer dans d’autres projets. Fortune ajoute à cela que tous ceux qui sont partis au moment du rachat ont été contaminés par la pensée anti-establishment de Peter Thiel, si bien que la pensée globale de l’entreprise était anti-gouvernementale, mais aussi anti-mainstream. Pour exprimer plus concrètement la pensée de l’entreprise, Fortune évoque une anecdote qui illustre parfaitement le rôle de David Oliver Sacks. Chef de l'exploitation et chef de produit de PayPal, ce dernier agit comme un « flic de la réunion ». Dès qu’une réunion se tient, il vient y participer pendant quelques instants. En 3 minutes, il détermine si la réunion est utile ou non. Si ce n’est pas le cas, il l’ajourne et chacun retourne à ses occupations. Une autre anecdote est également révélatrice des raisons expliquant le départ de certains fondateurs. Lorsque PayPal a été racheté, Peter Thiel a quitté son poste peu après, laissant la place à Elon Musk. Ce dernier a décidé de lancer une refonte technologique, encourageant la compagnie à abandonner Unix au profit de Microsoft. Seulement, la majorité des fondateurs, dont Max Levchin, est partisane de l’autre système d’exploitation. Une guerre débute, si bien que lorsqu’Elon Musk prend enfin des vacances, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des années, il est licencié au profit du retour de Thiel. Ce jour, les conflits semblent finalement être enterrés. Lire aussi : Silicon Valley, épisode 2 : Microsoft et l'avènement du personal computer PayPal, entre introduction en Bourse et scission avec eBay En 2015, l’homme d’affaires et actionnaire Carl Icahn obtient finalement gain de cause : PayPal et Ebay opèrent une scission. Présent au capital d’eBay, l’homme appelle à cette séparation depuis plusieurs mois, arguant du fait que PayPal doit devenir indépendant pour favoriser la revalorisation du cours de l’autre entité. Le service de paiement finit donc par quitter la coupe de celui qui l’avait acquis quelques années plus tôt et prépare son introduction en Bourse pour le second trimestre de cette même année. Les deux sociétés ont également signé un accord opérationnel ainsi qu’une clause de concurrence. Selon le document, eBay a pour interdiction de créer son propre service de paiement, tandis que PayPal ne peut pas lancer une plateforme de commerce. En février 2018, soit 5 ans après cette décision, eBay annoncé qu’il supprimerait PayPal de ses services de paiements d’ici l’année 2020. Compte tenu du fait qu’elle ne peut pas concevoir son propre service, l’entreprise s’est tournée vers un nouvel acteur du nom d’Adyen. Conçu par une société basée à Amsterdam, ce dernier prend en charge plus de 200 moyens de paiements à travers le monde - un avantage clé pour eBay. Ayden compte également plusieurs clients importants, à l’exemple de Spotify, Uber ou encore Netflix. Selon les estimations, cette opération pourrait rapporter deux milliards de chiffre d’affaires en plus à la plateforme de commerce, puisqu’elle va pouvoir facturer directement les vendeurs à la place de PayPal. Lors de l’annonce, ce dernier a plongé en Bourse de 12%. Enfin, il est intéressant de constater que PayPal est désormais valorisé 102 milliards de dollars… contre 42 milliards pour eBay.
25/11/2018 | Paypal
Alors que San Francisco se doit de trouver une solution pour les nombreux sans-abri présents dans ses rues, le PDG de Salesforce Marc Benioff a suggéré la mise en place d’une taxe des milliardaires. À ce jour, la ville de San Francisco compte près de 7 500 personnes sans domicile fixe, pour environ 1 300 enfants. De fait, le sujet est au cœur de la campagne politique menée actuellement pour les prochaines élections municipales. Par conséquent, plusieurs personnages publics ont exprimé leur avis sur la question, dont le patron du CRM Salesforce. Désaccord entre PDG milliardaires Par conséquent, le PDG de Salesforce s'est directement confronté au positionnement de Jack Dorsey, PDG de Twitter également milliardaire. En effet, Marc Benioff a déclaré qu’il serait de bon aloi que les entreprises les plus riches soient taxées. Pour se faire, il soutient le projet « Proposition C », une taxe visant les entreprises générant plus de 50 millions de dollars de recettes brutes. Si cette initiative venait à être mise en place, elle pourrait rapporter jusqu’à 300 millions de dollars par an, un budget qui pourrait être particulièrement utile pour résoudre la crise des sans domicile fixe. Comme l’explique Marc Benioff, résoudre ce problème en trouvant une solution à long terme apparaît comme une obligation à laquelle se doivent de répondre les plus riche. De fait, celui-ci estime que la philanthropie n’est pas suffisante pour répondre à ce besoin, si bien qu’il est nécessaire de se tourner vers la taxation. Pour sa part, le PDG de Twitter Jack Dorsey semble avoir un autre avis sur la question, si bien qu’il a expliqué sur son propre réseau social : « Je veux aider à résoudre le problème des sans-abris à San Francisco et en Californie. Je ne crois pas que la Proposition C soit la meilleure façon de le faire. J’appuie l’engagement du maire à régler ce problème de la bonne façon. Le maire Breed a été élu pour régler ce problème. Je lui fais confiance ». Suite à ce message, le patron de Salesforce s’est empressé de lui répondre, réaffirmant son engagement et précisant, entre autres : « Combien avez-vous consacré à notre initiative de 37 millions de dollars pour aider les enfants sans-abri à sortir de la rue ? ». Benioff a également confié qu'il était logique pour lui que Dorsey et d'autres redonnent à la ville qui leur a permis de gagner de l'argent. I want to help fix the homeless problem in SF and California. I don’t believe this (Prop C) is the best way to do it. I support Mayor @LondonBreed and @Scott_Wiener’s commitment to address this the right way. Mayor Breed was elected to fix this. I trust her. https://t.co/EsxapfDvtI— jack (@jack) 12 octobre 2018 Source
22/10/2018 | Salesforce
La Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), entité de l’armée américaine dédiée à la recherche, souhaite munir l’intelligence artificielle de sens commun pour la perfectionner. Si l’intelligence artificielle est capable de répondre à de nombreuses problématiques, il lui manque tout de même une compétence essentielle à la compréhension du monde : le sens commun, c’est-à-dire le bon sens qui lui permettra par exemple de se comporter de manière >. Elle pourrait ainsi éviter certaines erreurs qu’un humain ne ferait pas (enfin... normalement). Simple pour l’humain, difficile pour l'IA Dans un communiqué, Dave Gunning, de la DARPA, explique : « L'absence de bon sens empêche un système intelligent de comprendre son monde, de communiquer naturellement avec les gens, de se comporter raisonnablement dans des situations imprévues et d'apprendre de nouvelles expériences. Cette absence est peut-être la barrière la plus importante entre les applications d'intelligence artificielle étroitement ciblées que nous avons aujourd'hui et les applications d'intelligence artificielle plus générales que nous aimerions créer à l’avenir ». De fait, la DARPA souhaite que l’IA soit en mesure de posséder cette compétence. Pour se faire, elle s’est associée à l'Allen Institute for Artificial Intelligence de Seattle afin de lancer le concours baptisé Machine Common Sense (ou MCS). Ainsi, des algorithmes seront chargés de réagir à des questions dont la réponse ne peut pas être un simple ensemble de faits, mais plutôt une analyse se basant sur l’observation d’autres situations similaires. En somme, un raisonnement basé sur le sens commun. Une des questions pourrait par exemple être : Sur scène, une femme prend place au piano. Elle : a. est assise sur un banc pendant que sa sœur joue avec la poupée, b. sourit avec quelqu'un pendant que la musique joue, c. est dans la foule, regardant les danseursd. pose nerveusement ses doigts sur les touches. Pour l’instant, les algorithmes se préparent à répondre à environ 113 000 questions de ce type. Récemment, la DARPA a investi plus de deux milliards de dollars dans l’intelligence artificielle. Rappelons également que Google puis Microsoft ont refusé de répondre à l’appel d’offres lancé par l’armée américaine. Malgré le contrat de 10 milliards à la clef, les deux entreprises ont indiqué que la collaboration n’était pas en accord avec leurs principes sur l’intelligence artificielle. Pour sa part, la Défense n’a pas nié que l’objectif du partenariat était de travailler à « augmenter la létalité de leur département ». Un objectif qui ne laisse aucun doute sur les projets de l'armée.
Après Google, c’est au tour des employés de Microsoft de s’élever pour protester contre le contrat JEDI, qui lierait l’entreprise au Pentagone. Il y a quelques jours à peine, Google annonçait qu’il renonçait à un potentiel contrat de 10 milliards de dollars avec le ministère américain de la Défense. En effet, le contrat JEDI, « Joint Enterprise Defense Infrastructure » débute par un appel d’offres dont l’objectif est de collaborer avec une entreprise autour des données devant être mirées vers le cloud. Ainsi, la firme avait déclaré : « Nous ne soumettons pas de propositions pour l’accord JEDI parce que nous ne pouvions pas être assurés qu’il serait conforme à nos principes dans l’intelligence artificielle ». La compagnie s’étant retirée, le champ libre était alors libre pour ses concurrents Microsoft et Amazon. Microsoft défend ses principes sur l’intelligence artificielle Néanmoins, il semblerait que les employés de Microsoft soient du même avis que Google et ses salariés. De fait, une publication Medium indique que ce projet avec le Pentagone n’est pas encore avec ses principes sur l’intelligence artificielle, qu’elle juge comme se devant d’être « juste, fiable, sûre, privée et inoffensive, inclusive, transparente et responsable ». Alors que les entreprises avaient jusqu’au 12 octobre pour déposer leur dossier de candidature, le contrat devrait durer une dizaine d’années. Pour sa part, le ministère de la Défense a admis que le programme avait été créé pour « augmenter la létalité de leur département ». De fait, l’entreprise qui remporte l’appel d’offres travaillera directement à ce projet et à cet objectif qui a le mérite d'être clair. Pour rappel, Google avait accepté de collaborer avec le Pentagone sur un projet concernant une technologie de reconnaissance d’images par drone. Lorsque ce partenariat a été publiquement révélé, les employés de la firme se sont opposés au point de faire reculer Sundar Pichai, président-directeur général de Google. Il y a quelques semaines, il a également été révélé que Google songeait à faire son grand retour en Chine grâce à un nouveau moteur de recherche. Sous le nom de code de Dragonfly, ce dernier serait parfaitement capable de se plier à la puissante censure en vigueur dans le pays. Une fois de plus, une partie des employés n’a pas hésité à désaccord. Sundar Pichai a précisé que le projet n’était pas pour tout de suite. Reste à voir si Amazon, reconnu pour ses compétences dans le secteur du cloud, s’est également opposé au projet. [actu:846278][actu:846200][actu:846096]
15/10/2018 | Microsoft
Le navigateur Internet Brave a adressé une lettre à la Commission de l’Union européenne, accusant Google et Facebook de violer le RGPD (Règlement général de la protection des données). Dans un document daté du 28 septembre, le navigateur Internet Brave accuse Google d’agir contre les mesures détaillées dans le RGPD. Brave-r les grandes firmes Ainsi, la compagnie américaine (par l'intermédiaire de Johnny Ryan) s'adresse à la responsable en charge de l'anti-trust à la Commission européenne Margrethe Vestager. Dans sa lettre, le directeur de la politique et des relations de Brave, explique que le RGPD peut être utilisé comme une arme contre la politique anticoncurrentielle mise en place par Google et Facebook. En effet, il juge que le principe de « limitation de la finalité » doit être mieux exploité afin de lutter contre la mise en place de ce type de pratiques. La finalité décrit la raison pour laquelle une entreprise collecte des données, ainsi que ce qu’elle va en faire. Celle-ci se doit d’être encadrée, communiquée à l'utilisateur et avoir une durée de conservation définie (et minimum). Pour rappel, Brave avait déjà accusé Google, indiquant que ce dernier continuerait de se servir des bid request, soit appels d’offres afin de recueillir les données personnelles des utilisateurs. Cette pratique serait toujours d’actualité malgré l’entrée en vigueur du RPGD. Plus concrètement, les appels d’offres définissent des demandes d’enchères en temps réel. Lorsque l’utilisateur visite une catégorie de publicités spéciales, baptisée « annonces comportementales », Google utiliserait ces emplacements publicitaires pour recueillir des données personnelles sur ses utilisateurs, explique Zdnet. Ces dernières concerneraient l’adresse IP, la localisation, le type d’appareil de l’utilisateur, mais aussi ce qu’il lit ou regarde. Pour Brave, cette pratique est illégale depuis l’entrée en vigueur du RGPD, qui impose une protection des données personnelles. De plus, il se pourrait que les informations récoltées par Google révèlent des éléments portant sur la sexualité, l’origine ethnique ou l’orientation politique d’un utilisateur. Brave ajoute : « Chaque fois qu’une personne visite un site Web et qu’une publicité 'comportementale' est diffusée sur le site Web, des données personnelles intimes décrivant chaque visiteur et ce qu’il regarde en ligne sont diffusées à des dizaines ou à des centaines d’entreprises ». Brave s’associe à Qwant Pour rappel, le moteur de recherche Qwant s’est associé à Brave, si bien que ce dernier fait désormais de français son moteur de recherche par défaut. En effet, les deux entreprises souhaitent collaborer autour de leur objectif commun, soit la protection des données personnelles et de la vie privée des internautes. À télécharger : | | | [actu:845909][actu:845817][actu:845655]
12/10/2018 | Brave
La compagnie de ecommerce se serait débarrassée d’un outil de recrutement basé sur l’intelligence artificielle, après avoir découvert que celui-ci pénalisait largement les femmes à l'embauche. Selon un rapport réalisé par l’agence de presse Reuters, Amazon aurait abandonné ce projet interne après avoir jugé que les candidatures féminines étaient mises de côté au profit de celle des hommes. En effet, l’outil basé sur l’intelligence artificielle exploité pour analyser les demandes excluait l'essentiel des documents contenant le mot « femme ». La tentation de l'automatisation poussée à l'extrême Comme le précise Reuters, l’objectif initial de l’outil était d’accélérer le processus d’embauche. En effet, une source a déclaré à ce sujet : « Tout le monde voulait ce Saint Graal Ils voulaient littéralement qu'il s'agisse d’une machine qui, en analysant 100 CV, en cracherait les 5 meilleurs ». Si l’équipe en charge du projet a tenté de modifier ce biais sexiste dès qu’elle s’est aperçue de son existence, d’autres préjugés ont pu se glisser à sa place. Amazon travaillerait sur l’outil depuis 2014 avant de se rendre compte, un an plus tard, de la discrimination faite à l’égard des femmes. La prise en compte de cette vision biaisée n’est pas sans représenter un aspect réel des conditions de travail au sein de la firme, à savoir que la présence des hommes est prédominante. Finalement, le projet a été dissous au début de l’année dernière car les cadres d’Amazon ont perdu l’espoir d’arriver à en tirer de bons résultats. Pour sa part, la compagnie n’a pas souhaité commenter, mais elle a indiqué qu’elle était engagée pour la diversité et l’égalité au travail. Un outil d'Amazon déjà visé pour discrimination Une fois de plus, ces révélations ne font qu’attester d’un élément qui constitue l’un des dangers inhérents à l’intelligence artificielle. Si l’on parle de machine, il ne faut pas oublier que l’origine de tels outils reste l’homme, ses imperfections et ses préjugés pouvant être transmis à la machine. Pour rappel, l’ACLU, une association américaine militant en faveur des libertés civiles, avait déjà épinglé Amazon et son outil de reconnaissance faciale. Pour ce faire, elle avait comparé les photos des membres du Congrès avec celles de criminels américains. En plus d’établir 28 correspondances fallacieuses, l’outil a particulièrement accusé les membres afro-américains, alors que ceux-ci ne sont pas très nombreux au Congrès. De fait, 39% des soi-disant criminels étaient afro-américains là où ces derniers constituent moins de 20% de l’institution.
11/10/2018 | Amazon
Une récente étude portant sur les défenseurs de la vie privée montre que ces utilisateurs sont toujours perçus comme étant des paranoïaques ayant quelque chose à cacher. Force est de constater que ces derniers sont toujours la cible de stéréotypes péjoratifs. Selon l’étude réalisée par le VPN HydeMyAss, près d’un quart (24%) des personnes interrogées pensent que les utilisateurs souhaitant défendre leur vie privée ont quelque chose à cacher. De la même façon, 21% jugent que les internautes qui ne sont pas prêts à dévoiler ce qu’ils font en ligne ne sont pas dignes de confiance, et 19% affirment que ces derniers seraient plus susceptibles que les autres d’avoir un casier judiciaire. Portrait-robot : un homme paranoïaque et solitaire Mais l’étude ne s’arrête pas là, puisque HydeMyAss a questionné les sondés sur les traits de caractère des défenseurs de la vie privée. Les personnes interrogées sont plus de la moitié (56%) à croire que ceux-ci visionnent des contenus pour adultes, 49% à les définir comme étant paranoïaques et 35% comme solitaires. Élément également intéressant, le fait que 63% pensent que les personnes intéressées par la défense de leur vie privée sur le net sont des hommes. À télécharger : HydeMyAss pour Windows Les clichés ont la vie dure ? Malgré ces résultats, près de la moitié (47%) des sondés indiquent que la protection de la vie privée est un droit de la personne indispensable. De la même façon, ils sont 84% à penser que les institutions (gouvernement, police…) peuvent accéder à leur historique en ligne sans qu’ils n’en soient informés. 50% des personnes interrogées déclarent également qu’elles ne partagent pas leur mot de passe, là où 31% ne sauvegardent pas leur mot de passe dans leur terminal ou leur navigateur. Brad Poole, porte-parole de HideMyAss déclare : « Pourquoi exigeons-nous le respect de la vie privée hors ligne, mais nous méfions-nous de ceux qui la pratiquent en ligne ? Ce stéréotype inutile pourrait empêcher les internautes de protéger leur droit à la vie privée de façon uniforme et efficace En n’appliquant pas les conseils de protection de la vie privée, nous troquons inconsciemment nos identités numériques et nos moments de vie contre une expérience plus pratique. Nous devons éliminer la stigmatisation associée à la protection de la vie privée en ligne, sinon nous renforçons la perception selon laquelle toute personne qui se soucie de sa vie privée mérite d’être mise en doute ».
07/10/2018 | Internet
Selon le classement 2018 d’Interbrand, Apple conserve le titre de marque la plus puissante au monde pour la sixième fois consécutive. Google et Amazon obtiennent respectivement la deuxième et troisième place. Pour la 19e édition consécutive, l’entreprise de conseil en stratégie et design de marques Interbrand publie son classement des 100 marques les plus puissantes au monde. Pour la sixième fois, Apple est sur la première marche du podium, volant la vedette à Google et Amazon. Les marques technologiques à l’honneur Aux côtés des entreprises les plus puissantes du monde, Interbrand note également la valeur de la marque ainsi que son pourcentage de progression par rapport à l’année précédente. De fait, la valeur d’Apple est de 214 480 millions de dollars, soit une augmentation de 16% par rapport à l’année précédente. A titre de comparaison, en seconde position, Google présente une valeur de 155,506 millions de dollars pour une hausse de 10%, là où Amazon obtient un résultat de 100,764 millions et une augmentation record de 56%. Charles Trevail, PDG d’Interbrand, déclare au sujet du classement : « Les marques qui connaissent la croissance la plus rapide sont celles qui savent comprendre leurs clients intuitivement et qui prennent des mesures emblématiques et audacieuses qui font le bonheur de leurs clients et leur offrent de nouvelles méthodes ». Force est de constater que les marques issues du secteur de la technologie ont compris ce raisonnement, car 5 des 6 premières marques de ce top 100 viennent de ce secteur, hormis l'indétrônable américain Coca-Cola. Une hausse sans fin pour les GAFA Pour rappel, Apple est également la première entreprise à avoir dépassé le cap hautement symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière en août dernier. Quelques mois plus tard, elle a été rejointe par Amazon. D’ailleurs, la hausse de la valeur de ce dernier par rapport à l’année précédente est impressionnante. Il s'agit de la seule à obtenir un pourcentage aussi haut - 56% -, bien que l’augmentation de 45% de Netflix soit également à noter. Là où Tesla a disparu du classement, Facebook a perdu quelques rangs et 6%, si bien qu'il se retrouve à la 9e place. Un résultat qui montre l'impact des derniers scandales dans lesquels le réseau social s'est embourbé. Plusieurs entreprises font également leur entrée dans ce classement pour la première fois, à l’exemple de Chanel (23e), Spotify (92e), Hennessy (98e), Nintendo (99e) et Subaru (100e).
05/10/2018 | Apple
Selon la commission d’enquête missionnée par l'agence spatiale russe Roscosmos, le trou dans la carlingue du vaisseau Soyouz serait bien le fruit d’un sabotage. Au mois d’août, une fuite dans la Station Spatiale Internationale a été rapportée par les astronautes à son bord après qu’ils aient été informés d’une légère dépressurisation du complexe orbital. Une enquête de l'agence spatiale russe Si celle-ci ne présentait aucune mise en danger directe pour la vie des 6 astronautes à son bord, la fuite a tout de même été rapidement identifiée puis réparée. Elle était due à un trou de deux millimètres présent dans le module orbital. Si l’agence russe a rapidement pensé à une micrométéorite, cette hypothèse a rapidement été écartée. Par la suite, c’est un trou à la perceuse effectué durant la construction du Soyouz qui a été évoqué, en raison du fait que la photo montre des traces qui pourraient être celles d’un mandrin ayant dérapé. À la tête de Roscosmos, Dmitri Rogozine avait déjà évoqué un potentiel sabotage à bord, indiquant : « Il y a aussi une autre version que nous n’excluons pas : une interférence délibérée dans l’espace ». Néanmoins cette piste semblait avoir été mise de côté au profit du lancement d’une enquête chargée de trouver l’origine de ce fameux trou. L'enquête privilégie la piste du sabotage Seulement, les conclusions de l’enquête semblent revenir vers l’hypothèse d’un sabotage. La piste d’une erreur durant la construction ou avant le lancement n’est plus d’actualité. Au début de l’enquête, certains médias avaient indiqué que ce trou aurait pu être percé par l’un des astronautes américains afin que son collègue malade puisse être renvoyé sur Terre. Néanmoins, cette hypothèse a été rapidement démentie par l’agence spatiale russe. Plusieurs pistes corroborant le sabotage évoquent une dégradation des relations politiques entre les États-Unis et la Russie. Seulement, la relation entre deux agences spatiales que sont la NASA et Roscosmos semble plutôt bonne, si ce n’est quelques désaccords mineurs. Pour rappel, six astronautes sont actuellement à bord du vaisseau, dont les trois américains Andrew Feustel (commandant), Richard Arnold et Serena Auñón, tous deux ingénieurs. Deux autres ingénieurs russes sont également présents, Oleg Artemyev et Sergey Prokopyev. Le dernier membre est un ingénieur allemand du nom d'Alexander Gerst. Astronomie & Conquête Spatiale Retrouvez tous nos actus, dossiers et diaporamas sur l'astronomie et la conquête spatiale ! Voir les articles
04/10/2018 | Espace
Hyperloop Transportation Technologies a dévoilé la première capsule qui pourrait être en mesure de transporter des passagers. Construite en Espagne, elle ne va pas tarder à arriver dans la ville de Toulouse pour être assemblée. L’entreprise américaine Hyperloop Transportation Technologies (HTT) a présenté le premier pod grandeur nature de son train à grande vitesse alors que celui-ci était à Puerto de Santa Maria, en Espagne. Par la suite, ce dernier sera conduit au siège français pour « un assemblage et une intégration supplémentaires » précise la compagnie. Baptisé Quintero One, il sera également installé sur les pistes d’essai prévues à cet effet, et reçu par le centre de tests de Toulouse au mois d’avril. Il devrait être en mesure d’embarquer des passagers à son bord dès l’an prochain, mais il n’est pas certain que la compagnie américaine soit en mesure de respecter ce délai. Hyperloop, l’un des moyens de transport du futur Pour l’instant, Hyperloop TT n’a pas apporté plus de précisions techniques sur le fonctionnement du moyen de transports, si ce n’est celles que l’on connait déjà. Néanmoins, l’on sait que le pod mesure 32 mètres, la cabine passager faisant 15 mètres et un poids de 5 tonnes. Le nombre de personnes pouvant être transporté dans une telle capsule est également inconnue, mais Engadget suppose qu’elle pourrait transporter environ 80 passagers assis. Évoqué par Elon Musk il y a près de cinq ans, l’Hyperloop fait partie de ces moyens de transports qui façonneront l’avenir dès leur mise en service. Pour rappel, ces trains à grande vitesse devraient être en mesure de circuler à plus de 1 000 kilomètres par heure, un résultat qui n’a pas encore été atteint mais qui progresse constamment. Avec une telle vitesse, l’Hyperloop pourrait relier les villes de Los Angeles et San Francisco en moins de 30 minutes, pour plus de 550 kilomètres et un trajet de 5 heures en voiture. De fait, plusieurs entreprises telles que Hyperloop TT et Virgin Hyperloop One se concentrent sur ce projet afin qu’il devienne un jour réalité. [actu:845919][actu:845863][actu:845821]